Stradivarius : L’Instrument de Musique le Plus Cher au Monde

Douce, chaude, profonde, puissante, chatoyante, les qualificatifs abondent pour décrire leur sonorité unique. Stradivari a été l’un des plus fameux luthiers de l’histoire. Il semble que la réussite de son œuvre soit le choix et le souci de perfection d’une multitude de détails. La vraie naissance d’Antonio date de 1655, année où il fabrique seul son premier violon qu’il signe « Stradivarius », sur une étiquette collée au fond de l’instrument. Il a latinisé son nom comme le faisaient alors les artistes et par métaphore désigne l’excellence dans la matière. En plus d’être un brillant luthier, c’ était un bon mathématicien. Il aurait à la suite de nombreux essais découvert la mesure pour fabriquer le violon parfait. En utilisant la géométrie issue du nombre d’or, l’auteur aurait alors adapté cette méthode à toute la famille du violon. En conséquence, il apparait dés lors une méthode unique de tracé chez le maître. Cependant d’après une autre source, la forme des instruments aurait été aussi inspirée par le fronton de la cathédrale de Crémone, sa ville natale.

C’est la densité du bois qui donne une sonorité exceptionnelle à ses œuvres d’art. Le bois d’épicéa utilisé pour la table du violon avait pour origine le Val di Fiemme, en Italie, et l’érable du fond de l’instrument venait, lui, du centre de l’Europe. Quant à la coupe des arbres, elle se faisait à la lune noire de janvier, au moment où toute la sève descend dans les racines, donnant ainsi un matériau très léger. Le bois était ensuite fendu à la main et séchait pendant cinq ans pour que l’eau s’évapore et que les résines s’oxydent. Opération réalisée dans cette ville de Lombardie où le climat était idéal pour le séchage ni trop chaud, ni trop froid, ni trop sec, ni trop humide. C’est d’ailleurs l’essence des bois utilisés que le fondateur avait baptisé « l’arbre à violons ». Avec son vernis, l’artisan ne travaillait pas un effet acoustique, mais visuel. Le maître de Crémone utilisait des extraits de plantes et d’insectes. Des colorants, dont celui appelé sang de dragon, « le rouge » si vif qui caractérise la carnation de ses violons. Ceux-ci sont les mêmes colorations qu’utilisaient Titien ou Véronèse pour faire leur glacis rouge. Stradivarius voulait très consciemment que ses créations soient de cette intensité. Il n’était pas seulement un artisan exceptionnel qui a poussé son art jusqu’à la perfection, il était aussi un pur esthète.

Tel un virtuose possédant le geste unique du luthier, ses merveilles sont de loin les pièces uniques les plus rares du monde. L’alto, son chef d’œuvre intact, est estimé de nos jours à plus de 45 millions de dollars, un record jamais égalé pour un instrument de musique.

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