On a Vu l’Exposition n°5 Culture Chanel au Palais de Tokyo !

Cette semaine, nous sommes allés au Palais de Tokyo où l’exposition la plus Haute Couture du moment a lieu du  5 mai au 5 juin 2013 autour du  célèbrissime parfum n°5 de Chanel. L’occasion de ravir notre odorat du raffinement même qu’est le premier parfum de Gabrielle Chanel et de connaître sa véritable histoire.

Un véritable appel au sens au palais de Tokyo, on s’en prend plein la  vue dès notre arrivée par le jardin du danois Piet Oudolf , horticulteur  de la nouvelle vague Naturaliste, qui exprime une véritable évocation poétique. L’âme de Gabrielle Chanel se ressent en ce lieu plein d’histoires. L’épopée  de ce parfum démarre dès la mort d’ Arthur « Boy » Capel ,  le plus grand chagrin d’amour de Gabrielle Chanel. Boy est sans aucun doute, celui qui a fait d’elle une femme moderne et curieuse de tout. Il lui transmet une véritable passion pour la littérature et l’ésotérisme. Ce parfum, il est pour lui. L’amour dont Gabrielle ne se remettra jamais, va la plonger dans un mutisme certain et va transformer son chagrin en véritable volonté d’ « hommage ». Elle va chercher à l’honorer et se concentrer sur la création de l’odeur exacte qui représentera son amour pour lui. Voilà comment le n°5, tout premier parfum de la maison, nait.

Une fois le jardin traversé, l’impression d’entrer dans la sphère intime de celle qui est le symbole de l’élégance française nous envahit. De la mort de Boy aux différentes représentations d’elle, par ses amis surréalistes, l’envers du décor nous est dévoilé. En effet, on découvre le lien privé qu’avait Gabrielle Chanel avec certains artistes du mouvement Dada et du  surréalisme qui l’ont, de nombreuses fois, représentée par des calligrammes ou autres créations artistiques. L’Art a eu un impact dans ses créations, notamment dans la présentation du flacon : l’étiquette tend a rappeler les papillons Dada, très courts textes imprimés sur un papier blanc. La sobriété même qui deviendra bien des années plus tard, le chic du minimalisme. Ce tout premier parfum qui n’est autre qu’une réminiscence d’un amour perdu porte le chiffre 5. Chiffre qui inspire les artistes, chiffre porte bonheur qui marquera la vie de Gabrielle car il apparaitra même sur sa tombe. Poursuivons notre visite a l’étage où nos sens sont mis en éveil. Un immense flacon gouverne au milieu de la pièce entouré de petites boites en plexiglas laissant l’odeur inimitable du n°5 régner dans toute la pièce. 

A ne surtout pas manquer : une quantité de livres sont disposés afin d’en apprendre plus sur cette grande dame de la mode ainsi que ce parfum devenu emblème de la maison Chanel. Un livre retient néanmoins notre attention. La graphiste Irma Boom sa vision moderne de l’univers de Gabrielle Chanel par la technique d’embossage, sembable a du braille, propre a la graphiste. Tout au long de cette exposition, on en apprend plus sur la façon artistique dont le parfum a été porté au nu que sur  l’intention première. En effet, personne ne l’avait  prédestiné   à  devenir une véritable oeuvre d’art. Il est devenu ce qu’il est par les rencontres et affinités de Gabrielle Chanel avec le monde artistique des surréalistes et ce qu’ils en ont fait par la suite. « Le temps travaille pour moi. » Par cette phrase, Gabrielle  Chanel démontre la pérénité du sacre n°5. D’un souvenir amoureux, n°5 n’est pas qu’un simple parfum, c’est une œuvre d’art qui a marqué l’histoire Chanel et qui continue, aujourd’hui encore a faire parler de lui et déplacer la foule « Pour être irremplaçable, il faut être différente. ». Belle leçon de vie et de mode que Coco nous donne. 

 Exposition à voir de toute urgence ! 

N°5 Culture Chanel

Du 5 mai au 5 juin 2013

 PALAIS DE TOKYO 
 

13, avenue du Président Wilson 

75 116 Paris

 

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