L’Exposition Iris Van Herpen à Calais

iris_van_herphen.jpg

Ancienne stagiaire d’Alexander McQueen, elle retient principalement de son mentor le travail à la main ; car c’est bien libre et sans compromis qu’elle pense ses coutures. Parmi ses fidèles, on dénomme les chanteuses à la personnalité sublunaire – Bjork et Lady Gaga. A l’évidence, la rencontre entre ces univers oniriques ne peut que faire écho à la sève futuriste des créations sculptures de la jeune néerlandaise de 29 ans. Exposer dans un musée est pour elle une occasion donnée d’approcher de plus près cette fameuse mécanique du vêtement : le visiteur est ainsi invité à scruter dans le détail, la structure, mais aussi les matières utilisées et la manière dont le travail effectué à la main les conjugue. Entre l’art et la science, Iris Van herpen n’a pas voulu choisir : du haut des nouvelles technologies, elle tente d’associer, de connecter les paradoxes pour y explorer une nouvelle féminité. Ainsi elle est l’une des premières couturières à mettre la précision chirurgicale de l’impression 3D au service de sa créativité, repoussant chaque fois les frontières entre le rêve et la création ; un nouveau langage visuel fait de volume, d’énergie, de proportions et de démarches peu exploitées. Néanmoins, c’est plus en tant qu’artiste plasticienne qu’en tant que styliste que son travail lui donne sa renommée ; à chaque collection son inspiration. Justement, l’exposition lie d’un fil d’Ariane toute la poésie de ces totems d’un nouvel âge.

De ses collaborations avec scientifiques et architectes, l’exposition raconte un travail sur les matières, le cuir principalement. Traité au cuivre, tressé, sculpté ou à l’aspect porcelaine. Le résultat : des robes hors-normes. Une douzaine de collections sont présentes à Calais et près d’une trentaine de robes, dont l’élégante robe faite à partir de la gaz métallique. En entrant, la première vision est celle d’une robe fabriquée à partir de baleines de parapluie d’enfants ; s’en suit la section cuir et momies… Au final, l’exposition parcourt chronologiquement cinq ans de pure création. L’exposition partira ensuite pour Atlanta, tandis que la robe “splash“ prendra, elle, la direction de Paris pour s’afficher à Beaubourg. C’est à suivre jusqu’au 31 décembre, à la Cité internationale de la dentelle et de la mode de Calais, 135, quai du Commerce, Calais (Pas-de-Calais). Ouvert tous les jours, sauf le mardi. L’ entrée est gratuite dans le cadre du programme “Moving textile“.

Partager

Laissez une réponse

Your email address will not be published.