L’Escarpin Pigalle, Un Objet Insolent De Simplicité

Courbes folles, lignes simples et cambrure gracieuse — l’escarpin Pigalle, objet icône signé Christian Louboutin, est un concentré des codes de la maison.

L’Histoire Du Pigalle…

Automne/Hiver 2004. Si l’escarpin Pigalle apparaît pour la première fois dans boutique Louboutin nichée dans le passage Vero Dodat, son histoire est à filer dans les souvenirs de Christian Louboutin. Une forme, une cambrure empruntée à une signalétique de musée. Dans les années 1970…

En 1975, l’enfant qu’est Christian Louboutin est alors un habitué du Musée des Arts Africains et Océaniens de la Porte Dorée. Là, il aperçoit un panneau de signalétique interdisant les souliers à talon haut — « Mon premier soulier, je l’ai vu ici. C’est là que j’ai découvert que tout partait du trait. Je l’ai vraiment compris à travers ce dessin » relate Christian Louboutin.

On trouve là une première trace de l’objet du désir. La seconde inspiration est à lier aux danseuses des mythiques cabarets Parisiens. Et Christian Louboutin n’a jamais caché sa fascination pour les cabarets et l’aplomb et la puissance de leur danseuse. Les Folies Bergères. Le Moulin Rouge. Le Crazy Horse. Autant de collaborations à venir.

Et c’est avec, en tête, cette attitude triomphante que Christian Louboutin dessine l’escarpin Pigalle, en 2004.

Un Escarpin Ultra-Glamour

Pièce phare de la maison Louboutin, devenue pièce culte des vestiaires féminins, l’escarpin donne une posture et une cambrure incomparable. Ou peut-être à celle des seules divas.

Cambré et planté sur un talon de 12 cm, le Pigalle procure à la femme une démarche toute en envolées de grâce. Christian Louboutin aime en effet travailler les talons hauts, plaçant la femme sur un piédestal. Des soulier magiques qui donnent tout !

Le décolleté aiguisé, le bout pointu, le noir verni et l’iconique semelle rouge achèvent d’en faire l’escarpin par excellence. Ultra-glamour, ultra-pop, ultra-reconnaissable.

« Il a une vraie durée de vie, ce n’est pas un soulier de saison ; on peut le porter en hiver, en été ; il est en peau, il est en cuir ; il est brillant, il est mat… » détaille-t-il.

Une semaine de fabrication est nécessaire à travailler l’icône, dans toutes les fantaisies Louboutin. Entre détails facétieux, plumes, cuirs exotiques et près de 30 coloris différents, le Pigalle déploie une féminité insolente car farouchement indépendante !

Une féminité plurielle et détachée des qualificatifs qui, comme s’en amuse d’ailleurs Christian Louboutin…  « Une femme sexy essaiera la Pigalle pour ajouter quelque chose de chic à sa physionomie. […] Une autre femme très chic l’essaiera pour ajouter quelque chose de sexy à son apparence. » Un souliers fait pour les milliers de façons qu’il y a d’être femme… Couronnée au pieds d’une Dita Van Teese, l’égérie non-officielle de Louboutin.