Les Nouvelles Breitling Navitimer 8

La nouvelle collection de Breitling célèbre en réalité l’une des montres les plus révolutionnaires de l’histoire — la Navitimer, premier garde-temps à deux poussoirs. Willy Breitling n’a pourtant que 19 ans lorsqu’il reprend les rênes de l’entreprise familiale. Bercé depuis son enfance dans l’univers perfectionniste et novateur de Breitling, pour Willy, une caractéristique fait figure de défaut : les montres n’ont qu’un seul poussoir. Ainsi, en 1934, il dépose le brevet du premier chronographe à deux poussoirs — deux ans plus tard, il pense une montre de poignet. La Navitimer est née. Un cadran noir orné d’aiguilles et de chiffres luminescents : le jalon est posé dans l’histoire de l’horlogerie. 

Porté par le succès de son garde-temps, Willy Breitling poursuit sa petite révolution et, en 1938, il fonde le département Huit Aviation. Répondant aux exigences strictes de l’aviation civile et militaire, ce département propose des montres innovantes avec leur réserve de marche de huit jours. Mieux, ces pièces se distinguent aussi de celles de l’époque à travers des boîtiers très légers et une installation très facile. Les chronographes de poignet Breitling destinés à l’aviation entrent définitivement dans la légende. Et la semaine passée à Zurich, le nouveau patron de Breitling, Georges Kern annonçait la nouvelle collection Navitimer 8. Une ligne qui « rend à la fois hommage aux innovations de la marque et à ses prouesses pionnières aux premiers jours de l’aviation, mais [qui] laisse aussi entrevoir l’avenir. » 

La collection est en effet un condensé plus contemporain et graphique — simple et efficace. Les montres Navitimer 8 présentent ici un cadran dépouillé et taillé pour convaincre la nouvelle génération Breitling. Ses lignes, la dernière collection les emprunte toutefois à la Référence 768, avec sa lunette tournante et son repère triangulaire iconique… Les aiguilles légèrement redessinées, les cornes raccourcies : les Nativimer 8 revoient et corrigent ces éléments historiques des années 40. Des éléments qui, s’ils répondent à l’esthétique d’aujourd’hui, ne se substituent pas à l’icône qu’est la Navitimer 1.  Cela, Georges Kern tient à le préciser devant ses invités triés sur le volet lors de ce dîner somptueux qui s’est tenu au Hallenstadion de Zurich. « La Navitimer 8 ne remplace pas la 1. Comme porte-drapeau, nous avions besoin de quelque chose avec un design plus simple et un cadran plus clair. Tout ce que vous voyez sur la montre fait partie de l’histoire de la marque. Tout vient des instruments de bord des années 40 produits au sein du département 8 de Breitling. »

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