Le Tailleur Coco du Défilé Chanel Métiers d’Art

Karl Largerfeld a choisit l’écrin architectural de la Philharmonie de l’Elbe pour introduire la collection qui met en avant quelque chose de l’exception Française… Le travail des brodeurs Maison Lesage et Atelier Montex, le chapelier et le modiste Maison Michel, ou encore le plumassier Lemarié et le bottier Massaro – tout ces savoir-faire ancestraux font aujourd’hui partie de la maison Chanel. Et cette fois-ci, c’est vers un retour aux sources que Karl Lagerfeld mène sa barque. Le résultat : clins d’œils marins, palette navy chromatique, et effets iridescents inspirés des reflets flamboyants du soleil sur la Philharmonie.

Parmi les 87 looks ayant défilé la semaine passée, l’on retient tout particulièrement le tailleur à col marin descendant assez bas dans le dos, qui se noue d’une cravate, et, logiquement, rappelle à la mémoire les nombreux clichés d’époque sur lesquels Coco Chanel, elle-même, arborait le-dit tailleur. On raconte que ce col marin trouve son origine dans la manie qu’avait les marins de l’époque de goudronner leurs tresses. D’ailleurs, il s’agissait là de la coiffure phare du défilé – la tresse, dans tous les sens.

Ce tailleur Coco fut ainsi réalisé par les ateliers Lesage – il a nécessité près de quatre mètres de tissu… A la vue de ce défilé une fois de plus riche en références, on se dit que Karl Lagerfeld vient de viser juste, là encore en détournant l’apanage du Hambourg d’antan pour fournir aux femmes d’aujourd’hui quelque chose d’une élégance bien différente. N’est-ce-pas d’ailleurs le gimmick même de Gabrielle Chanel ? Elle qui piqua à ses hommes plus d’une pièces, de la marinière au caban en passant par la petite veste…

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