Le Sac Pauline de Moynat par David Hamilton

Admirateur de la beauté sous les formes de la pureté féminine, David Hamilton s’assure que dans la mode, pour qu’une photo soit éternelle, dans cet univers où tout n’est fait que pour un temps, il faut l’épurer de tout ce qui peut dater la photo. Et avec la silhouette atemporelle du Pauline, la chose est aisée. 

De la danse, un de ses sujets de prédilection, il emprunte à Degas l’innocence et l’onirisme d’une lumière nimbée d’un effet vaporeux qui vient se réfléchir, doucement, sur l’ensemble blanc aspect tulle porté par le modèle. Entre l’élégance sereine et la modernité délicate qui se dégagent du  sac Pauline, David Hamilton appose sa patte onirique et aérienne sur un modèle vénusté. Dans une ambiance vaporeuse, l’innocence et le charme d’un temps révolu sont rappelés par son appareil,le temps d’une photo. Cet instinctif fait ici une part belle au romantisme, sublimant ses inspirations impressionnistes, préraphaélites, de la même manière que le Pauline réintègre le passé de Moynat. Fondée en 1849, loin du style baroque de l’époque, la fondatrice Pauline Moynat forge son allure dans le discret. Dans la même dynamique, David Hamilton fait de ses photos l’atmosphère début de siècle, 1900 ou peut être 1920. Une chose est certaine : il s’ancre par-delà l’élégance contemporaine. 

Par une douce lumière, par le blanc immaculé de la tenue, par le blond nordique du modèle, c’est au Pauline couleur rose que le photographe laisse le soin de mettre l’oeil en émoi…

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