Le Blanc Valentino

1967. Valentino Garavani est déjà l’un des couturiers très talentueux de la scène Parisienne lorsqu’il compose une collection de douze robes pour Jacqueline Kennedy. Douze pièces, coupées dans du blanc, et pour cause : parmi les propositions de Valentino, Jackie O. vient de commander sa robe de mariée. Lorsque la future première dame entre, le soir du 20 octobre 1968, dans la petite chapelle, sa robe courte en dentelle ivoire se mue en emblème mondial du style. Et c’est porté par ce succès que le couturier décide, un an plus tard, de dédier une collection entière à cette non-couleur devenue attribut de distinction.

« Pour moi le blanc est une couleur. C’est la légèreté de l’été, la pureté » exprime Valentino Garavani. L’inspiration de sa White collection, présentée à Florence, est alors toute trouvée : Jackie Onassis (Kennedy), son amie, celle qu’il considérait comme la femme idéale, élégante et extrêmement sophistiquée. « Elle m’a inspiré, m’a soutenu pendant les périodes difficiles. Grâce à son style, elle pouvait faire parler de moi dès qu’on parlait d’elle. » Mais à travers la muse, Valentino joint aussi l’adoration de sa pratique, de son artisanat, de sa passion, bref, de son travail. D’ailleurs, sa White collection, Garavani la surnomme « ma déclaration d’amour pour la couture ». Tout est dit.

Il est vrai que le blanc est une couleur exigeante. Le blanc ne laisse pas de place à l’erreur – la moindre imperfection est un désastre ! Mais le blanc, c’est aussi le songe. C’est par exemple ce souvenir, celui d’une « d’une vieille boîte de dentelles blanches qui avait été donnée par la comtesse Asti à l’une de mes tantes : ce fut le ravissement raconte t’il. Sa grande discipline se mêle ainsi à l’utilisation de matières nobles, légères et précieuses : organza, d’organdi brodé, de tulle, de crêpe Georgette brodé d’étoiles… Et Vogue, en septembre 1968 d’écrire : « Le blanc de Valentino, toute l’Europe en parle. La pureté la distinction de ses blancs si nets, ses blancs si raffinés, ses blancs doux et crémeux, montrés tous ensemble blanc sur blanc. Tout cela est un triomphe pour ce couturier âgé de trente cinq ans qui, en déversant tant de beauté, de romance et de perfection est devenu l’idole de la jeunesse, un nouveau symbole du luxe contemporain… » Cinquante ans plus tard, le blanc est définitivement l’une des signatures favorites d’une maison aux créations toujours plus raffinées.

Le style Valentino privilégie les contrastes entre le noir et le blanc, en proposant des coupes élégantes et fluides . Néanmoins pour sa collection printemps été 2017 chez Valentino , Pierpaolo Piccioli propose d’autres nuances subtiles tel que le rouge légendaire mais n’hésite pas à tirer sur un rose pâle ou plus soutenu .

 

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