La Terre Battue de Roland Garros, Un Revêtement Iconique

« Roland-Garros est l’un des joyaux de la capitale. Nous avons la chance d’organiser à Paris l’un, si ce n’est le plus beau tournois de tennis au monde et il va l’être encore plus dans les années à venir. Dans le cadre du Nouveau Roland-Garros, le tournoi est actuellement en pleine mutation afin de répondre aux attentes des différents publics du stade. Les spectateurs pourront découvrir à l’occasion du prochain tournoi de nouveaux aménagements, qui promettent d’être magnifiques » a rappelé Guy Forget. Et il est une chose à jamais indissociable du tournoi Parisien – sa terre battue.

Dans l’atmosphère de l’orée du bois de Boulogne, le Stade Roland Garros fait figure de jardin-arène où la terre ocre fascine le monde depuis 1928. Pourtant, c’est à Cannes, en 1880, que deux frères, les Renshaw, plusieurs fois champions de Wimbledo, ont pour la première fois utilisé une poudre de terre cuite pour recouvrir les courts en gazon… Impossible avec une telle chaleur de jouer sur pelouse ! Depuis devenue la véritable signature du tennis Français, la terre battue favorise un jeu un brin plus technique, et éminemment plus chic ! Lorsqu’on l’interroge à propos de ce que signifie de jouer sur terre battue, le champion Rafael Nadal précise: « Ça te permet d’avoir plus d’options de jeu. »

Accentuant les effets, favorisant aussi le spectacle d’un tennis moins direct et plus tactique, la composition même de la terre battue relève d’un profond raisonnement. Constituée de cinq couches d’environ 80 centimètres d’épaisseur au total, la terre voit se succéder cailloux épais, graviers, une couche de mâchefer (résidus de roche volcanique), et du calcaire compacté… Au-dessus, une fine couche de brique pilée est comme saupoudrée sur une épaisseur de deux millimètres ! Un assemblage qui, depuis la finale de la coupe Davis de 1928, a servi de terrain favori à l’affrontement des plus grands champions. Un affrontement qui, au terme du premier jour de cette édition, a vu la qualification des Français Gilles Simon et Benoît Paire, de Novak Djokovic ; l’élimination de Kristina Mladenovic et Stan Wawrinka… Une édition qui s’annonce une nouvelle fois riche en rebondissements.

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