La Petite Balle Jaune à Roland Garros

Les premières balles de tennis, du XIIème siècle au XVème siècle, sont dans un premier temps, faites de poils d’animaux et d’étouffe de laine. Afin de les durcir, on décide, dans un second temps, de les fabriquer avec du cuir que l’on remplissait de sable et de chaux. Mais ce principe laissait des mains endolories après les matchs. En 1481, Louis XI interdit l’utilisation de ces esteufs. Peu à peu, vers le XVIIIème siècle, les balles sont conçues avec des draps pressés et liés avec des ficelles. On obtient ainsi la pelote. Mais elle n’a pas eu le succès attendu car les ficelles ne tiennent pas. En raison de sa popularité et de l’utilisation de la noblesse, la fabrication de balles de tennis est essentiellement faite par des artisans écossais jusqu’au XIXème siècle. Le caoutchouc fait alors son apparition, les balles en caoutchouc apparaissent en 1870 et rebondissent sur l’herbe. C’est en partie grâce à Charles Goodyear, célèbre pour son utilisation de pneus en caoutchouc et d’autres produits industriels. Le principe de ces balles est notamment développé pour le processus simultané de vulcanisation du caoutchouc.

Au même moment le tennis naît et les premières balles de tennis sont ainsi en caoutchouc. En 1877, lors du premier Wimbledon, un joueur de Paume, John Mayer Heathcothe, suggère de coller une enveloppe de drap de laine sur les balles afin d’obtenir un meilleur rebond sur le gazon. Dans les années 20, la balle de tennis sous pression en caoutchouc (balle actuelle) fait son apparition. Elle devient la balle officielle du tennis. A partir de 1978, elle abandonne sa couleur blanche pour devenir jaune. Les balles de tennis sans pression sont conçues pour résister à l’usure et garde un rebond. Bien qu’elles ne puissent pas rebondir très haut, elles sont plus efficaces que les balles sous pression. C’est un phénomène nouveau qui va très vite se populariser grâce à des sociétés comme Trenton et Penn. Les balles étaient à l’origine de couleur blanche et même parfois noire, elles étaient déterminées en fonction de la couleur des tribunes afin d’obtenir un meilleur contrôle visuel de la balle. En 1972, la Fédération internationale de tennis décide de changer la couleur standard en jaune pour permettre cette fois ci, aux téléspectateurs de mieux la voir.

Aujourd’hui, les balles de tennis ont des directives très strictes à leur création afin d’offrir aux joueurs des conditions optimales pour leur performance. Bien que la norme ait été établie et acceptée, le « vrai tennis », sport d’origine joué par la noblesse en Angleterre et en France dans une salle intérieure, utilise encore des balles cousues main qui donnent un sentiment permanent de noblesse et d’histoire. Lancée il y a 80 ans, c’est la Dunlop Fort qui reste la balle la plus vendue au monde, son agilité. Son rebond haut et sa longue durée en fait un accessoire très prisé des compétiteurs. Ses caractéristiques : une balle vive au rebond haut et d’une grande longévité, grâce à son noyau issu d’un mélange de 14 ingrédients tenus secrets et à l’utilisation de laine de mouton de Nouvelle-Zélande afin de réaliser le feutre de la balle. Mais c’est avant tout une balle dans laquelle se retrouveront les compétiteurs même, si on ne peut pas parler de produit « élitiste », puisque sa souplesse la rend contrôlable et qu’elle permet d’imprimer des effets.

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