La Lady Dior S’envole sous L’objectif de Jean-Baptiste Mondino

Le roman continue ; depuis six ans, Marion Cotillard incarne à merveille cet idéal de la femme Dior. A la romance dramatique de la campagne de 2013 succède cette année une campagne fraîche de romantisme. Pour l’iconique sac Lady Dior, la belle se glace sur papier en lévitant avec charme et élégance. Devant l’objectif de Jean-Baptiste Mondino, Marion Cotillard se fait libre et insouciante ; toute en grâce aérienne, la voilà sublimée, pleine de sensualité naturelle et pondérée. A son bras, le Lady Dior se pare de nouvelles traductions. En cuir fuchsia, en crocodile brun ou habillé d’imprimés floraux et graphiques, l’icône n’a jamais cessé de se métamorphoser : « Élégant et intemporel, il est toujours question de le renouveler de manière surprenante et créative ». Et cette année, l’accent est mis sur la féminité. Une féminité qui s’incarne pour se refléter à la fois en terme de couleurs et d’imprimés. Et ainsi, les nouvelles interprétations du sac iconique lèguent une représentation de la féminité moderne. A l’instar de son égérie, le Lady Dior se fait le fer de lance d’une élégance en dehors des modes ; libre de se réinventer avec une créativité toujours exagérée à se régénérer. Pour cette année, la maison Dior imagine une belle éthérée : Marion Cotillard se fait angélique dans des robes délicates. Glissée dans les pièces issues de la collection Pre-Fall 2014 dessinée par Raf Simons, l’actrice figure cette distinction, ce chic diorific, mais, comme ça, l’air de rien.

Une campagne rétro, sensuelle et sourdement sexy, en noir et blanc – la signature Mondino. Pour composer la réclame, le photographe est allé puiser son inspiration dans les sauts de Philippe Halsman. En 1952, ce dernier, alors qu’il photographiait la famille Ford pour le 50e anniversaire de la marque, eut l’idée de demander à Madame de sauter devant l’appareil. Ainsi il s’aperçut que le fait de sauter obligeait ses sujets à ne plus se concentrer sur l’apparence qu’ils voulaient se donner. En 2014, les sauts Mondino capturent la saisissante grâce d’une Marion imagée en danseuse de ballet. Comme une ballerine jetée dans les airs, Cotillard rebondit en réalité sur un trampoline. Dans les créations délicatement féminines de Raf Simons, sur la pointe des pieds, l’égérie est capturée à diverses phases d’une danse. Le fond gris, lui, assure de laisser l’attention centrée exactement sur l’essentiel : les nouvelles versions du sac iconique sublimées de l’aura affriolante de simplicité de l’actrice. Ultra féminine, Marion Cotillard donne la réplique aux versions cuir lisse à motifs floraux ou au cannage traditionnel du Lady Di. Jean-Baptiste Mondino met donc pour Dior en image le chic indéniablement Français, tellement imité, mais jamais égalé. Un chic qui, à l’image des clichés, renvoie le sac à son élégance atemporelle.

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