La Collection Treillage de Fabergé

Chez Fabergé, la fine joaillerie flirte avec l’originalité : suivant la collection Matelassée qui déjà avait séduit, voilà que l’atour se présente sous forme de Treillage

L’émerveillement que procure l’oeuf Fabergé ne cesse de se restituer – époque après époque, les courbes et les pleins sont empruntés aux esquisses de la tsarine russe du XIXe, Maria Feodorovna, quand ce n’est pas la dynastie russe qui inspire la maison : le salon mauve du Palais des Romanov de Pouchkine, appartenant à l’impératrice Alexandra, se transposait déjà en Matelassé. 

Et, voilà que cette collection s’agrandit pour changer de nom : la silhouette, devenue Treillage, se mêle sur bagues, boucles d’oreille ou sur colliers lavallière. Sous ces formes, le plaisir optique procuré est le même que celui émanant de la poule Fabergé. Pendant le long d’une chaîne de la même teinte, gravé sur de l’or blanc ou rose-beige, poli ou brillant, l’oeuf est là, immuable, toujours paré de cristaux mais scindé en bague. Au doigt, se glisse comme un coussin glacé, mais celui-ci est travaillé avec la minutie transmise par le génie des premiers Fabergé. Les couleurs rayonnent de clarté. Diamants blancs ou précieuses pierres colorées s’ornent d’une technique sans égale. Assagi, l’oeuf n’en garde pas moins cette gracile note sonnant comme la première cadence d’un opéra russe.  

Comme l’incarnation de la quintessence d’une complexion culturelle : Paris, Saint-Pétersbourg, l’oeuf Fabergé se fait faste mais, tellement authentique. 

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