Gisele Bündchen, Egérie des Nouveaux Beiges de Chanel

« Avec un art admirable, [Pygmalion] sculpta de l’ivoire pur, lui donnant une beauté avec laquelle nulle femme ne peut naître. » Ovide illustrait déjà, dès l’Antiquité romaine, le paradigme de la beauté féminine. Il présentait Galatée, une statue à la matière pure et naturelle, rivalisant avec les atours divins de Vénus. L’ivoire, une matière opaline, entre le blanc et le brun. Une matière d’un beige sculptural et naturel. Une couleur de prédilection qui devint le paraphe de Gabrielle Chanel : ses premiers chapeaux, ses escarpins bicolores, ses fabuleux tailleurs, tous sont caractérisés par une note ou une nuance de beige. Une quête de l’essentiel, atemporel et délicat.

Un goût et une esthétique qui se retrouvent évidemment dans le maquillage, une gamme incontournable lancée dès 1924 par Gabrielle Chanel, en même temps que son fameux parfum, le n°5. La palette cosmétique propose alors des poudres ciselant un teint de crème, socle d’une beauté pure et immaculée. La peau se présente alors telle la toile d’un tableau, à la composition faite de lèvres rouges, d’yeux de chat et d’ongles très couture. La campagne Les Beiges, que la maison Chanel s’apprête à lancer le 15 mars prochain, se place dans l’héritage direct de cette recherche de l’invisible sophistication. Elle proposera des produits sublimateurs de teint, aux accents naturels et opalescents. L’égérie choisie, Gisele Bündchen, mannequin à la beauté sans artifice et de renommée mondiale, incarnera parfaitement cet esprit de perfection et de simplicité.

Cette femme aux allures de chat s’allie ainsi à l’oiseau de Paradis aux lèvres Rouge Coco et à l’accent sublime du parfum Beige, pour une campagne à la ligne hybride et universelle. L’écrin est tout aussi exceptionnel, vêtu d’un beige charnel soulignant le célèbre logo de la maison. Un voile opalin pour le visage, une seconde peau sable pour le corps et une brume de lait pour le sillage : la maison Chanel présente l’ivoire créé pour sa Galatée. Il est élégant, naturel et très couture, piédestal de l’essence même d’une femme. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *