Collection Privée Christian Dior

Majestueuse, authentique, raffinée, difficile de ne pas être élogieux au sujet d’une collection renouant avec la tradition artisanale et l’art du parfum.

Miss Dior, Dior Homme, Dior Addict, Eau Sauvage, autant de noms dont la réputation n’est plus à faire, étoiles de la constellation du parfum Dior attirant tous les regards. Méconnue du grand public existe pourtant une gamme de parfums hautement exclusive, ambitionnant d’offrir le meilleur du parfum. Initialement nommée « Collection Couturier-Parfumeur » et trouvant son inspiration dans la biographie de Christian Dior, la Collection Privée regroupe aujourd’hui la première série des colognes masculines composées par Francis Kurkdjian et Annick Menardo auxquelles s’ajoutent de nouvelles fragrances, masculines ou féminines, mixtes pour certaines, toutes créées par François Demachy.

Directeur du développement olfactif pour LVMH depuis 2006 après vingt-neuf années passées chez Chanel, l’intéressé se plaît à rappeler le mot de Dior : « On n’imagine pas à quel point créer un parfum demande du savoir-faire et de la précision. Le processus créatif est si prenant, si exigeant, que je me sens autant Parfumeur que Couturier ». C’est ainsi que François Demachy exprime à partir de matières premières nobles venues des quatre coins du monde comme autant d’étoffes rares, son instinct de parfumeur émérite l’assurant de l’excellence de ses parti-pris olfactifs osés. Le luxe est ainsi bien présent dès les fondements de l’élaboration de la fragance, dans la totale liberté offerte à son nez par la Maison Dior.

Mais il ne pouvait s’agir seulement d’une récréation de parfumeur, et toute audacieuse qu’elle soit, sa recherche s’inspire avant tout du patrimoine unique de la maison. Chaque flacon donne le ton : de forme ronde, coiffé d’un bouchon épais de laque noire, couché dans un élégant coffret et simplement paré d’une étiquette blanche, il annonce une volonté sans concessions de renouer avec une digne tradition artisanale. Aussi, chaque parfum raconte Dior à sa manière, comme le fait par exemple le dernier-né de la collection, Gris Montaigne. Cette fragrance chyprée se veut être une réponse de la parfumerie à la couture, interprétation audacieuse du gris, qu’il s’agisse du gris perle du 30 Avenue Montaigne, du gris émotion des murs la maison familiale de Christian Dior à Granville, du gris des collections couture depuis 1947 … Sans qu’elles ne soient ici contées, ce sont autant d’histoires différentes que vous raconteront Grand Bal, Patchouli Impérial, Oud Ispahan, Cologne Royale, Milly-la-Forêt, Granville, New Look 1947, Bois d’Argent, Vetiver, Ambre Nuit, Eau Noire, Leather Oud, Mitzah. En attendant, la meilleure préface à ces récits consiste assurément à se rendre dans l’un des très exclusifs points de vente où la Collection Privée est proposée.

Le Gris Montaigne de Dior en Quelques Dates

1946 : Christian Dior demande à Victor Grandpierre de recourir aux couleurs blanc et gris-perle – dorénavant “Gris Montaigne” – pour le plafond, les murs, et les decorations de la nouvelle boutique au 30, Avenue Montaigne.

1947 : Le Gris Montaigne est né. Depuis sa première collection “New Look”, en 1947, la couleur gris, et en particulier la nuance gris-perle, devient un élément clé pour Dior.

1948 : Dior mélange genres, lignes, materiaux afin d’imposer sa nouvelle idée de la femme en même temps moderne, chic et romantique. Le gris-perle acquiert des nouvelles nuances allant du gris fumé au gris opaque.

1957 : Dans le collections de la transition entre Dior et Saint Laurent, cette nouvelle vision de la femme se réalise aussi grâce à l’adjonction au Gris Montaigne de nouvelles nuances comme le gris-poudre, le rose ou le gris argent.

1960 : Marc Bohan est capable de préserver l’identité de la maison pour trois décennies. Le gris est encore protagoniste à travers de nouveaux materiaux, coupures, dessins ou nuances comme le gris clair, gris clair brillant et gris étincelant.

1989 : Dans le rôle de nouveau directeur artistique de Dior, Gianfranco Ferrè mène les femmes dans les années 1990: vestes droites et forme droites ou formes vaporeuses. Le gris est surtout gris-perle ou gris fumé.

1995 : Le légendaire sac à main Lady Dior est né. Et bientôt apparaissent des versions en gris fumé, gris colombe ou nacre.

1997 : L’architecte Peter Marino commence un intense travail de rénovation des résidences privées, biens, boutiques et boutiques amirales: le gris, dans une version modernisée, “glacé”, satiné, réfléchissant et plus froid est partout.

1997 : Pendant la révolution de John Galliano, les codes de Dior sont révisés. Le gris, encore une fois, est un trait distinctif. Avec une préférence pour le gris fumé et le nacre.

Années 2000 : Dior ne manque pas l’opportunité de proposer sa vision dans tous les domaines: le gris est présent dans les cosmétiques, parfums, décoration de maison, montures de lunettes, etc.

2013 : Avec Gris Montaigne la couleur se transforme en parfum, en une composition gris poudre où un mélange de bergamote, rose, musc de chêne et patchouli évoque merveilleusement le gris du 30, Avenue Montaigne.

2014 : Rose et gris, sont au numéro 30 de l’Avenue Montaigne. La collection des montres Dior VIII Montaigne célèbre le lieu de naissance de la maison parisienne. Les différentes montres sont embellies grâce au gris Dior.

2016 : Avec Maria Grazia Chiuri, le gris est combiné avec des tissus légers et impalpables, de nouveaux materiaux, une fluidité des genres, un streetwear style millennials.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *