La 46e Collection Lacoste et Roland-Garros

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Roland Garros et Lacoste, c’est d’abord la rencontre d’un joueur et d’un stade – un champion qui donna à la France son tournoi du Grand Chelem… René Lacoste est alors l’un des meilleurs joueurs de tennis ; aux côtés de Jean Borotra, Jacques Brugnon et Henri Cochet, René Lacoste concourt à la finale de la Coupe Davis en 1928. Pour accueillir les Etats-Unis, la France agrandit son stade – Roland Garros est ainsi né pour accueillir ce match très disputé ! Une rencontre qui solde la première victoire de la France en Coupe Davis.

Suite à un pari fait avec le capitaine de l’équipe – lui promettant une valise en crocodile en cas de victoire – René Lacoste gagne son surnom : la presse Américaine le renomme ‘The Alligator’. Sur le terrain, Lacoste ne laisse rien au hasard. Puissance, style et précision, le joueur aime à dire que « l’élégance tient d’abord à une bonne adaptation des vêtements à la situation, aux circonstances. » Il imagine ainsi un polo confortable et raffiné; constitué de fines mailles alvéolées, un petit piqué comme une maille. Aujourd’hui, la 46e collection Lacoste et Roland Garros revient sur ses haut-faits – une nouvelle ligne baptisée “Set gagnant“.

Dans la mode, dans la rue, dans les dressing – les polos Lacoste font partout figure de pièce universelle. Cette année sur les polos L.12.12, des couleurs solaires viennent raviver le chic silencieux du marine, tandis que l’intemporalité du blanc donne du cachet aux imprimés. L’esthétique graphique des rebonds d’une balle ; la géométrie de carreaux réguliers inspirée par le tissage d’un filet de tennis… Partout, le style Lacoste distille la force du champion ! Et, un champion en appelant souvent un autre, c’est une nouvelle fois Novak Djokovic que la maison Lacoste habille de la fougue discrète du Crocodile. Un jeu magnétique à apprécier le Mercredi 30 Mai à 11heures lors des 32e de finale !

 

La Terre Battue de Roland Garros, Un Revêtement Iconique

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« Roland-Garros est l’un des joyaux de la capitale. Nous avons la chance d’organiser à Paris l’un, si ce n’est le plus beau tournois de tennis au monde et il va l’être encore plus dans les années à venir. Dans le cadre du Nouveau Roland-Garros, le tournoi est actuellement en pleine mutation afin de répondre aux attentes des différents publics du stade. Les spectateurs pourront découvrir à l’occasion du prochain tournoi de nouveaux aménagements, qui promettent d’être magnifiques » a rappelé Guy Forget. Et il est une chose à jamais indissociable du tournoi Parisien – sa terre battue.

Dans l’atmosphère de l’orée du bois de Boulogne, le Stade Roland Garros fait figure de jardin-arène où la terre ocre fascine le monde depuis 1928. Pourtant, c’est à Cannes, en 1880, que deux frères, les Renshaw, plusieurs fois champions de Wimbledo, ont pour la première fois utilisé une poudre de terre cuite pour recouvrir les courts en gazon… Impossible avec une telle chaleur de jouer sur pelouse ! Depuis devenue la véritable signature du tennis Français, la terre battue favorise un jeu un brin plus technique, et éminemment plus chic ! Lorsqu’on l’interroge à propos de ce que signifie de jouer sur terre battue, le champion Rafael Nadal précise: « Ça te permet d’avoir plus d’options de jeu. »

Accentuant les effets, favorisant aussi le spectacle d’un tennis moins direct et plus tactique, la composition même de la terre battue relève d’un profond raisonnement. Constituée de cinq couches d’environ 80 centimètres d’épaisseur au total, la terre voit se succéder cailloux épais, graviers, une couche de mâchefer (résidus de roche volcanique), et du calcaire compacté… Au-dessus, une fine couche de brique pilée est comme saupoudrée sur une épaisseur de deux millimètres ! Un assemblage qui, depuis la finale de la coupe Davis de 1928, a servi de terrain favori à l’affrontement des plus grands champions. Un affrontement qui, au terme du premier jour de cette édition, a vu la qualification des Français Gilles Simon et Benoît Paire, de Novak Djokovic ; l’élimination de Kristina Mladenovic et Stan Wawrinka… Une édition qui s’annonce une nouvelle fois riche en rebondissements.

Le Court Philippe Chatrier, L’Arène des Héros

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Un nom, un emplacement, des tribunes devenus en moins d’un siècle les symboles, les icônes d’un sport pratiqué à la Française. Construit en 1928, après que les Quatre Mousquetaires aient arraché la Coupe Davis aux Etats-Unis, le court Philippe Chatrier est le terrain d’affrontement des meilleurs joueurs au monde ! Justement, le court central de Roland Garros prend, en 2001, le nom d’un joueur légendaire du tennis hexagonal. Membre de l’équipe de France lors de la Coupe Davis dans les années 50, capitaine en 1969, puis président de la Fédération Française de Tennis – Philippe Chatrier donne son nom au court le plus célèbre du tournoi de Roland Garros, le 25 mai 2001. Il faut dire que le joueur, autant que l’homme, a beaucoup apporté à la pratique ; déjà, en 1968, il est l’un des acteurs majeurs de l’unification qui ouvrit la voie au tennis moderne. L’ère Open.

L’arène sportive fut ainsi le théâtre des rencontres les plus iconiques du tennis ! Les plus grands champions du siècle, de l’Américaine Chris Evert au Suédois Björn Borg, recordman des victoires en simple à Paris, en passant par John McEnroe, Pete Sampras ou encore Steffi Graf – tous ont ici livré des combats, des matchs cruciaux devant un public hypnotisé.

Le « bullring » comme l’appellent les anglo-saxons accueille au sein de son théâtre 15 995  places – mais voilà, l’ennemi juré de Roland Garros a souvent raison de l’actuel agencement du mythique court Philippe Chatrier. La pluie est en effet depuis quelques années la seule raison qui pousse les organisateurs à suspendre les matchs. Pour répondre à ces nouvelles exigences, le stade Roland Garros fait peau neuve et, à partir de 2020, le court Philippe Chatrier bénéficiera ainsi d’un toit rétractable déployable en une quinzaine de minutes ! Mieux, de nouvelles tribunes plus confortables viendront s’ajouter aux nouveaux espaces d’accueil des joueurs – une rénovation qui, assurément, apportera un charme novateur à ce site historique. Reste à savoir qui de Garbiñe Muguruza ou Caroline Wozniacki chez les femmes ; Rafael Nadal ou Novac Djokivic ou chez les hommes disputeront la finale sur cette terre ocre hautement prestigieuse !

 

La Balle Jaune Babolat, Vedette de Roland-Garros

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Si le tennis est aujourd’hui un sport international, la pratique naît en réalité sous l’impulsion de Walter Clapton Wingfield – sur les pelouses Britanniques, on parle alorsde Sphairistike. Ce Major Anglais, Capitaine du premier régiment des Dragons de la reine Victoria, fait ainsi breveter le 23 février 1874 le loisir qui, bien des années plus tard, prendra le nom de tennis. Pour le pratiquer, on se sert d’une balle proche du ‘aki’ – coupée dans une laine comprimée, entourée de cuir, la balle permet de modestes rebonds. Mais qu’importe puisque le loisir gagne rapidement l’intérêt des classes aisées et, sur les pelouses des garden parties, la mode est au Sphairistike !

Avec l’apparition du caoutchouc en Europe, le Major Wingfield intègre au cœur de la balle un caoutchouc naturel – dès lors, elle gagne en performance. D’une épaisseur comprise entre 2 et 6mm, le caoutchouc est toujours utilisé aujourd’hui ; des mots même de Sylvain Triquigneaux, responsable de l’innovation chez Babolat, fournisseur officiel du tournoi de Roland-Garros depuis 2011 : « On n’a encore trouvé aucun matériau synthétique plus performant. » Et justement, la balle de tennis doit aussi son jaune iconique à une question de performance. Jusque là coulée dans une feutrine noire puis blanche, la balle de tennis devient jaune fluorescent en même temps que le tennis s’internationalise.

1968 – L’ère Open définit le tennis moderne. Pour la première fois, tous les joueurs de tennis, professionnels ou amateurs, sont autorisés à participer aux tournois du Grand Chelem. A la même période, le tennis devient un sport populaire. L’apparition de la télévision couleur et l’intérêt grandissant du public rendent nécessaire une balle offrant une meilleure visibilité. Un jaune fluorescent appelé ‘optic yellow’ est alors compris pour être la couleur la plus visible à la TV. Il n’en faut pas plus à la balle French Open de Babolat pour s’imposer comme LA balle de Roland Garros ! D’ailleurs, cette année, l’artiste Fabienne Verdier signe l’affiche du tournoi comme un hommage aux mouvements fascinants d’un balle rebondissant à vive allure. « J’ai tenté de rendre la fulgurance des mouvements du joueur. L’énergie qu’il transmet à la balle dans une gestuelle faite de spontanéité, de vitalité, de puissance, de précision et de glissé. Et j’ai imaginé un de ces rebonds inattendus qui surprend l’adversaire et l’oblige, dans l’échange suivant, à se surpasser de nouveau pour se diriger vers la victoire à Paris. »

 

Les Archlight de Louis Vuitton

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On devine déjà l’icône en devenir – introduites au cœur d’une collection Printemps/Été 2018 éminemment pertinente, les nouvelles sneakers Louis Vuitton surfent sur la tendance ‘ugly shoes’ avec l’audacieuse élégance de Nicolas Ghesquière. L’actuel directeur artistique de la maison signe en effet une sneakers des plus attirantes ! Composées autour d’une semelle arquée, les Archlight mêlent allure futuriste et coupe ergonomique dans une équation toute Ghesquièrienne.

Pensée pour femmes et adoptée par les hommes, la pièce est chaque jour un peu plus aperçue aux pieds des trendsetters du monde entier- Jaden Smith en tête. Les sneakers les plus désirées de la saison empruntent ainsi leurs lignes aux chaussures de basketball – des lignes fortes et énergiques, exagérées et étirées jusqu’à la cheville. Et c’est le modèle estampillé de l’emblématique monogramme qui retient toutes les attentions.

Les 5 modèles de la ligne Archlight mêlent couleurs et textures dans des pièces hautement stylisées. La pièce estampillée du monogramme LV, inventé au début du XIXe siècle, en est incontestablement le modèle phare – une pièce qui associe traditions et design ultra-futuriste avec toute l’adresse de la maison du 101 Avenue des Champs Elysées. Une basket quasi-architecturale qui promet de rester longtemps dans les radars les plus pointus de la mode !

Les Atours de Meghan Markle

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Samedi dernier, et alors que le monde avait les yeux rivés sur son mariage avec le Prince Harry, Meghan Markle ravivait la foule par le raffinement de sa toilette. Une toilette complétée par des atours non moins raffinés. A l’instar du diadème de la Reine Mary. Apparu en public pour la dernière fois en 1965 sur la Princesse Margaret, le diadème Filigree est une œuvre très particulière – un atour imaginé en 1932 pour la Reine Mary qui incorpore des arcs d’entrelacs sous l’éclat de diamants de taille ovale. En son centre, la broche est détachable ! Ainsi incrustée de 9 diamants taille rose, la pièce se compose autour d’un diamant central encore plus important ; une pierre fabuleuse reçue du Comté de Lincoln, en 1893.

Les pendants d’oreilles et le bracelet arborés par Meghan Markle avait tout autant de quoi fasciner. Dessinées par la maison Cartier, les pièces distillent des diamants sur l’or blanc. Serties de diamants rond-brillant, les baguettes totalisent 5.61 carats ! Et c’est lors de la réception privée donnée par le Prince Charles que l’épouse du Prince Harry a laissé éclater toute son élégance. Avec, à son doigt, le solitaire aigue-marine ayant appartenu à Diana.

La Duchesse de Sussex confirme là un message fort – la Reine Mère adoube volontiers le nouveau membre de la famille royale. Initialement montée sur or 24K par la Maison Ashley pour Lady Diana, la bague de cocktail ornée d’une aigue-marine Santa Maria taille émeraude de 18.85 se pense épaulée de diamants. Une pièce divine dont Harry a hérité et qui, aujourd’hui, vient sceller une union des plus iconiques !

Le Château de Windsor, Théâtre du Mariage Royal

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C’est l’évènement de cette saison – voire même de l’année : le mariage très attendu entre l’actrice américaine Meghan Markle et le Prince Harry promet nombre d’images mémorables. Et c’est au coeur d’un lieu symbolique pour la couronne Britannique que se tiendra l’une des cérémonies les plus glamours au monde. Ce lieu n’est autre que la résidence favorite de la reine Elizabeth II – un château situé à l’ouest de Londres, construit au XIème siècle. Considéré à juste titre par nombre d’historiens britanniques comme « l’une des plus grandes réussites de l’architecture gothique anglaise » la bâtisse abrite entre ses hauts murs des générations de souverains, et ce depuis 900 ans !

La chapelle Saint-Georges, cœur de ce magnifique édifice gothique, accueillera ainsi le Samedi 19 Mai la cérémonie de mariage. Et la chapelle relève d’une double symbolique. Dix des souverains du royaume y sont enterrés, parmi lesquels Henri VIII et Charles Ier ; Harry, lui, y a été baptisé. Mieux, avant même que leur histoire d’amour n’éclate aux yeux du monde, c’est le château de Windsor qui vu grandir cet élan, en même temps qu’il en protégea le secret.

En Juillet 2016, dans un pub de Londres, le Prince Harry faisait en effet la rencontre de Meghan Markle par le biais d’une amie commune ; convaincue qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Elle ne s’y trompa point puisque le 27 novembre 2017, Kensington annonçait ces fiançailles ! Ce Samedi à 13H00, ils quitteront le château pour un tour en carrosse à travers la ville de Windsor. « Ils espèrent que ce court trajet donnera l’occasion aux gens de se rassembler à Windsor et de profiter de l’ambiance de ce jour particulier » indiqué le palais de Buckingham. Affaire à suivre.

La Via Monte Napoleone, Symbole du Made in Italy

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L’histoire de la Via Monte Napoleone, c’est avant tout celle de l’Italie – sur le chemin d’anciens murs romains et sur le lit de la rivière Seveso, la Via Monte Napoleone trace son sillage comme l’une des artères principales de la mode Italienne. Son nom, la rue le doit d’abord au Monte Camerale di Santa Teresa, bientôt abrégé en Monte, une banque fermée en 1786… A l’aube de la révolution bourgeoise, les aristocrates Milanais, bien qu’ils ne couvraient que 9% de l’ensemble de la population, décidèrent que Milan avait besoin de plus d’espace : détenant deux tiers de la ville, voici comment des couvents et des cloîtres furent transformés en boutique dès le XIXe siècle. Déjà, les grands noms de la joaillerie fleurissent sur la Via Monte Napoleone, et notamment Buccellati.

Mais le Quadrilatero della Moda esquisse l’envergure internationale qu’on lui connait aujourd’hui lorsque la banque Monte rouvrit en 1804 sous le nom de Monte Napoleone, donnant à la rue son nom actuel. Là, la quasi totalité des battisses de la rue est reconstruite dans le style néoclassique, sous l’impulsion des conquêtes Napoléoniennes, au cours de la première moitié du XIXe siècle. Et si durant l’entre-deux guerres, la Via Monte Napoleone se fait la rue des magasins d’antiquités, des tailleurs et des fournisseurs de cours royales, ce sont les années 50 qui l’ouvrent définitivement sur la mode et le commerce international. Là, le grand couturier Biki habille Maria Callas, la Diva absolue de l’opéra, tandis que Bettina Rossi Arts Rosa se répand en dentelles – les célébrités et la presse donnent dès lors un nouvel élan à la Monte Napoleone.

Aujourd’hui, il n’est un nom de la mode qui ne s’y trouve. Bulgari, Burberry, Cartier, Celine, Pucci… La rue est synonyme de richesse, de bon goût et d’élégance. Porte d’entrée principale de tous les grands stylistes dans le monde de la mode, les vitrines de la Via Monte Napoleone sont le reflet du goût le plus exquis, et des savoir-faire ancestraux qui ont tant fait le talent et la réputation de Milan. Emblème du style et de la beauté, Bottega Veneta, Louis Vuitton, Prada ou Dior s’y côtoient pour le plaisir des clients venus du monde entier admirer et posséder un bout d’un raffinement tout Italien.

Collection Tod’s 2018, Quand la Californie Rencontre le Made In Italy

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La semaine passée lors la Fashion Week Homme Printemps/Eté 2018, Tod’s présentait à Milan, dans la Villa Necchi Campiglio, une collection largement inspirée du surf. Conduite par le directeur artistique Andrea Incontri, la collection conjugue avec habilité inspirations de la scène de surf de Californie et la quintessence de l’élégance Made In Italy. Ce qui a su séduire Incontri, c’est l’idée d’un homme capable de spontanéité, un homme raffiné évoluant dans les paysages naturels du grand ouest Américain. Le luxe ici se fait plus intense à mesure que les tissus gagnent en légèreté, tandis que les pièces prennent le contour de l’utilité indispensable aux voyages.

Ainsi, la collection Tod’s Printemps/Eté 2018 est la garde-robe d’un homme prêt à parcourir le monde à son rythme, avec son propre style, sans renier l’élégance que lui incombe sa position. Avec des pièces travaillées dans une légèreté inédite, le cuir, signature de la manufacture, devient une sorte de tissu… Un tissu incarné dans des peaux comme usées et brûlées par le soleil chaud de Californie. Le résultat se pense aussi dans les couleurs profondes ; un mélange de couleurs vibrantes et fanées qui viennent embellir les pièces iconiques du vestiaire Tod’s. De nouvelles textures et finitions donc, que l’on retrouve bien évidemment sur le plus que mythique Gommino aux 133 picots.

Pour le Printemps/Eté 2018, le soulier adopte des couleurs vives et un nouveau logo un brin plus graphique. Le vent de la plage a comme soufflé sur le Gommino jusqu’à en déplacer les initiales Tod’s sur des cuirs légers et monochromes comme trempés en colourblock. Sur tous les tissus, le Gommino reprend ainsi le fameux double T et, le compagnon de voyage parfait pour les hommes modernes se décline cette fois-ci dans un vert tendre, un orage glacé ou un bleu aussi électrisant que l’est le ciel de Californie.