Star Wars, Une Saga Iconique

Sabres lasers, Obi-Wan, R2-D2, Yoda, Luke, Princesse Leia ou Chewbacca… L’épisode 9 étant enfin sur les écrans, retour sur les éléments iconiques d’une saga devenue légendaire.

Plus de 40 ans après la sortie du premier Star Wars (1977) l’univers du space opéra, qui a tant demandé à son créateur George Lucas, compte désormais parmi les mythes fondateurs de notre temps. Une oeuvre iconique donc qui doit son succès à la présence d’objets et de personnages aussi charismatiques que mémorables.

Des Ewoks Au Sabre Laser : Un Univers Bien Peuplé

Si en une phrase la saga de Star Wars il fallait résumer, ceci nous écririons : la bataille entre le bien et le mal, entre l’Alliance Rebelle et l’empire du côté obscur. A sa tête, l’empereur Palpatine; son bras droit? Nul autre qu’Anakin Skywalker, Jedi ayant sombré dans le côté obscur, devenu depuis Dark Vador.

Mais dans ce capharnaüm, de drôles de personnages viennent rythmés une narration déjà bien inspirée.

Combien n’ont rêvé à approcher ces nounours sur pattes apparus pour la premier fois dans Le ‘Retour du Jedi’, sorti en 1983? Les Ewoks, ces êtres à double tranchant qui ont bien failli faire de Luke, Han et Leia leur repas, sans l’intervention de C-3PO… Leur objet d’adoration.

Justement, dans Star Wars, les robots parlent entre eux, communiquent avec les humains et, bien souvent, parviennent à leur sauver la vie. L’humanoïde C-3PO ou le droïde R2-D2 furent tout le long des 9 épisodes qui composent la saga des alliés de taille aux héros de cette histoire — Han-Solo, Chewbacca, Princesse Leia et Luke Skywalker.

Force, Maître Spirituel et Combattant du Bien: Le Tout Dans Des Vaisseaux Sur-Puissant

Pas moins de trois trilogies furent nécessaires au dénouement d’une histoire initialement écrite par George Lucas en pleine guerre froide — une histoire où la Force, énergie qui relie toute chose, n’appartient ni au bien ni au mal.

Tantôt aux prises avec l’Empire, la Force vire du côté obscur avec Dark Vador. Tantôt apaisée et défendue par les Jedi, dont le plus grand d’entre tous est Maître Yoda… La guerre des étoiles fut aussi et surtout une guerre de vaisseaux.

Le plus iconique d’entre tous? Le vaisseau Faucon Millenium. Celui-là même qui dans l’épisode 9, ‘L’Ascension de Skywalker’, fut l’oeuvre des designers de Porsche et de Lucasfilm. La fusion d’un langage esthétique qui rappelle tout l’impact de Star Wars sur l’imaginaire collectif.

Star Wars et la Culture Populaire

A quoi reconnait-on une icône? A son impact sur les spectateurs. Car à l’instar de nombreux films iconiques de notre époque, l’univers Star Wars ne se cantonne pas aux salles obscures. Sortis des salles de cinéma, les personnages et objets iconiques de Star Wars font légion lors des Comic Con ou autres évènements riches en références cinématographiques. Mieux, devenu un jeu très apprécié sur console, Star Wars a aussi inspiré des artistes de renoms, tel le groupe IAM… et Ridley Scott. « Lucas avait rendu l’impossible réel, c’était la première fois qu’on voyait un futur sale, habité. Avec Alien, j’ai voulu aller encore plus loin  » confie le réalisateur qui, quelques années plus tard, en viendra à réaliser Blade Runner.

Mais tout cela eut lieu bien après que le président des Etats-Unis Ronald Reagan ne nomme sa Strategic Defense Initiative (SDI) ‘Star Wars’. Un impact qui se mesure sans même avoir besoin d’évoquer les incursions langagières de la saga dans la vie de tous les jours. Devenue un véritable phénomène de société, célébré par la mode et notamment l’innovante Pat McGrath, Star Wars est bien l’épitomé d’une icône culturelle…

Les Iphone 11 Et 11 Pro, Beauté et Technicité

Quand des smartphones atteignent le statut de meilleurs téléphones au monde — c’est forcément iconique.

Les Iphone 11, Elégants et Hautement Fonctionnels

Disponibles depuis le 20 septembre 2019, les nouveaux smartphones d’Apple ont atteint un nouveau niveau d’excellence. Exit les téléphones beaux mais fragiles, la gamme iPhone 11 se présente coulée dans une finition opaque, agréable et quasi-incassable.

Teintés de couleurs rafraîchissantes, les iPhone 11 ont aussi la capacité de capturer images et vidéos dans une qualité inégalée. Absence de dominantes colorées accidentelle, ombres invisibles et mode nuit ultra-performant — les iPhone 11, iPhone 11 Pro et iPhone 11 Pro Max ont tout du parfait téléphone !

L’Appareil Photo des iPhone 11, Le Meilleur?

Plus claire, plus colorée, plus détaillée, leur qualité d’image, les iPhone 11, iPhone 11 Pro et iPhone 11 Pro Max la doivent aux nouveaux objectifs capturant des images très larges grâce au grand angle (13 mm).
Avec le 100 % de Focus Pixels intégré à l’ultra grand-angle,12 Mpx, la mise au point automatique est jusqu’à trois fois plus rapide en conditions de faible éclairage… Mieux, idéal pour les paysages, les constructions démesurées, les photos de groupe, les intérieurs spacieux et les scènes d’action, l’ultra grand-angle offre aussi la possibilité de capturer un coucher de soleil, sans rien enlever de sa poésie.

Que dire du nouveau selfie au ralenti, baptisé le ‘slofie’ par Apple… 120 images par seconde, et voici le slofie capturant à l’envie la gestuelle, le mouvement ou les cheveux au vent ! Côté vidéo, la qualité 4K est atteinte autour de 60 Images par seconde. Magnifique et forcément plus belle, la vie s’enregistre comme un film… Quand elle n’est pas vécue comme telle ! Sinon, les iPhone 11, iPhone 11 Pro et iPhone 11 Pro Max offrent désormais la possibilité de tout retoucher. Oui, vraiment tout… Et lorsque l’on sait l’impact des innovations Apple sur la mode depuis plus de dix ans, on ne peut qu’être attentif à ces nouvelles technologies.

iPhone et Mode: Un Duo Efficace

Rendre la retouche accessible, avec une facilité d’utilisation folle — voici le pari réussi des nouveaux iPhone 11, iPhone 11 Pro et iPhone 11 Pro Max. Il faut dire que le monde de la mode n’a pas tardé à s’emparer de ces bijoux de technologie.

Solfies, retouches en temps réel, qualité supérieur d’image et vidéo… Couplés à de véritables objets design à l’élégance racée… Ces nouveaux iPhone constituent l’outil parfait et indispensable à la production de l’imagerie de la décennie à venir. Spontanée et nomade. Ne reste qu’à voir comment la mode embrassera à raison ces nouvelles technologies signées Apple.

La trottinette électrique en ville et ailleurs, loisir ou sport?

Des gamins qui freestylent dans la rue, des jeunes qui connaissent toutes les raccourcis dans la ville, des hommes d’affaires d’un air très sérieux, des filles stylisées, des adultes détendus. Comment imaginez-vous le conducteur d’une trottinette électrique

Plongeons dans les statistiques

Une étude du quotidien Le Parisien et le bureau d’études 6T donnent une réponse assez surprenante. Le portrait-robot de l’usager d’une trottinette électrique en libre-service à Paris est un homme de 37 ans. Ce trentenaire voire presque quarantenaire est un cadre supérieur diplômé qui touche un plus grand salaire que la moyenne (un salaire d’environ 2 500 €). Il utilise la trottinette une fois par semaine, dans l’après-midi, pour un trajet qui ne dure que 12 minutes ! Ces faits peuvent sembler très bizarres, puisque nous avons l’impression que tout le monde est à trottinette électrique en ville aujourd’hui.

Certes, il y a les hommes d’affaires décrits par ce portrait-robot. Eux, ils utilisent la trottinette par besoin : pour remplacer le chemin à faire à pied et pour gagner du temps. D’un autre coté, nous voyons les touristes (42 % des utilisateurs des trottinettes en libre-service à Paris) qui préfèrent la trottinette pour son efficacité et sa simplicité. Faire connaissance d’une nouvelle ville en goûtant la vraie vie dans la rue, c’est la manière la plus authentique en même temps moderne et écologique. D’ailleurs, la trottinette électrique est utilisée par tous ceux et celles qui ont un esprit ludique peu importe leur âge, leur poids (Il y a des patinettes qui supportent jusqu’à 130 kilos.) et leurs besoins.

La trottinette électrique hors ville

L’usage de la trottinette électrique n’est pas limité en ville. Surtout pas dans les pays ou le réseau des pistes cyclables est très développé. Les fabricants des trottinettes offrent une grande autonomie de leurs produits. Xiaomi, un des producteurs les plus renommé, est fier de sa Xiaomi M565 Pro qui peut rouler jusqu’à 45 km en une seule charge. C’est pourquoi ce modèle est le plus vendu et porte le titre de meilleur dans la catégorie des trottinettes électriques pour des adultes. Il existe des modèles de trottinette électrique tout-terrain possédant des roues très grandes qui sont adaptées aux trajets de types différents et servent à booster votre adrénaline en pleine nature.

Faire du sport à trottinette?

Selon les statistiques, la majorité des usagers des trottinettes électriques sont des piétons. Ceux –ci peuvent garder leur dimension sportive même à trottinette. Et nous ne parlons pas d’aller à la gym à trottinette. En roulant, plusieurs muscles du corps sont actifs. Debout tout le temps, la posture en profite et les cuisses ne cessent pas de travailler : elles maintiennent l’équilibre, aident le démarrage et l’arrêt.  Les gens qui font des trajets combinés (trottinette électrique – bus, métro, train) doivent plier et déplier l’engin, le porter et marcher avec, ce qui compte pour une activité physique également. Finalement, ce mode de déplacement n’est pas un simple loisir. Se déplacer à trottinette veut dire s’amuser et soigner son corps.

Pour les sportifs, la version spéciale

Les trottinettes électriques sportives sont offertes au marché aussi.  Parmi ces modèles, es meilleures et les plus recommandés sont la BEEPER 1000W 36V FX1000 (robuste et puissante, vitesse de 40 km/h, autonomie de 25 km), l’Ayanx Scooter électronique (excellent amortissement, selle au choix, vitesse maximale de 45km/h et une autonomie remarquable jusqu’à 80 km) et la plus rapide, la SXT 1600 XXL Trottinette (vitesse maximale de 55 km/h !)

Le choix des modèles de trottinette électrique est vraiment très large. Même pour les conducteurs les plus exigeants, il excite, sur le marché, un modèle qui convient à leurs besoins, leur budget et leur lifesyle.


Patrick Roger, Chocolatier et Artiste Audacieux

Peu d’artistes font du chocolat leur matière de prédilection — Patrick Roger en a fait la base de son expérimentation, autant culinaire que visuelle.

Plus Qu’un Chocolat De Noël, Celui De Patrick Roger

Patrick Roger entre sur la scène internationale en 1994, lorsqu’il remporte la Coupe du monde de chocolat. Six ans plus tard, il obtient la récompense de Meilleur Ouvrier de France — chocolatier et sculpteur, Patrick Roger a fait du chocolat bien plus qu’un élément de gourmandise. Le chocolat, pour lui, « c’est un passeport pour le monde. Ça a été une révélation d’un coup. Tout était possible alors qu’au départ je n’aurais jamais imaginé que ma vie se passe comme ça. Je suis allé dans soixante pays, je suis souvent en voyage ; là je pars pour Madagascar, pour aller voir une des plantations avec lesquelles on travaille. Les matières viennent à nous aussi, c’est un échange très riche. »

Patrick Roger Sculpte Des Gourmandises De Noël

Libre et audacieuse, sa création détonne autant qu’elle régale. Des mélanges aussi fous que réussis alliant le yuze à la verveine; la ganache citronnelle sublimée de menthe poivrée en passant par le mélange caramel au citron vert… Rien n’est impossible pour Patrick Roger. Ses sculptures en attestent — gourmandes et follement poétiques, ses créations ont dernièrement fait la une de la presse pour les 30 ans de la chute du mur de Berlin. Son oeuvre géante, composée en chocolat, reproduisait ainsi le mur avec une exactitude époustouflante. Une fois brisée, les copeaux de chocolat se dégustaient avec un plaisir tout sauf feint.

Et en cette fin d’année, il a mis son talent au service des douceurs iconiques de Noël. Une collection qui met en vedette des pignes de pin aux éclats d’amande, enrobées de miel, des sapins en chocolat ainsi que des coques au chocolat noir et citron vert. Fondantes et désirables à souhait pour Noël 2019.


Le Samsung Galaxy Fold, Design Pliable et Rêve Abouti

Certaines innovations technologiques ressemblent à s’y méprendre à un rêve éveillé — ou quand Samsung réalise un smartphone à écran pliable.

Il fallait le faire. Samsung l’a fait. Dix années de recherches furent nécessaires à l’élaboration du premier smartphone pliable — entre tablette et téléphone, le géant Coréen n’a su choisir. Et à raison ! Le Galaxy Fold est ainsi le premier téléphone au monde à présenter sur son écran pliable Infinity Flex une double interface et un double écran. Un système aussi ingénieux que fascinant qui, d’un geste simple, laisse voir ce double écran avec la même grâce que l’ouverture d’un livre.

Le Galaxy Fold présente donc un écran externe 4,6 » — adapté aux usages du quotidien; appels, messages ou prise de photos à la volée… A l’intérieur, l’écran InfinityFlex 7,3’’ pliable laisse, lui, libre cours à l’usage créatif propre à la technologie d’aujourd’hui. Vidéos, films, jeux… Le Galaxy Fold est en fait cet hybride au design net et précis. La jonction réussie entre smartphone et tablette qui, à ne pas s’y tromper, inaugure de nouvelles perspectives. Fascinant et flexible: le Galaxy Fold dénote d’un caractère fluide et versatile, très apprécié en 2019. Autant que ses six capteurs photographiques, son très grand angle et le téléobjectif qui, ensemble, font s’envoler l’expérience vers de nouveaux sommets. Affaire à suivre…

Le Leica, Icône Légendaire Des Photographes Extraordinaires

Il a servi à immortaliser les photos les plus iconiques de notre temps — retour sur un appareil qui ne fait pas que capturer le passage du temps.

Lorsqu’Oskar Barnack invente le Ur-Leica en 1914, il ne se doute certainement pas de l’impact crucial qu’aura, bientôt, sa création. En utilisant pour la première fois le film cinéma perforé 35 mm, Oskar Barnarck donne à son appareil photo la capacité de transformer la photographie en un art véritable. Mieux, pour la première fois de l’histoire, le transport du film et la technologie de l’obturateur sont rassemblés dans un seul appareil — évitant ainsi la double exposition, mais permettant surtout d’emporter son appareil partout.

Présenté au public en 1925, le Leica est rapidement adopté par l’oeil des plus grands avant-gardistes. Dès 1935, Henri Cartier-Bresson capture Paris la nuit dans le noir et blanc qu’on lui connait tous aujourd’hui. Dès la Seconde Guerre, Robert Capa va initier le photo-journalisme au plus près des zones de conflits, son Leica à la main. Le 26 août 1944, c’est avec son Leica qu’il immortalise la ferveur de la Libération de Paris.

En 1960, un autre portrait iconique est sorti d’un Leica — le portrait du Che Guevara par Alberto Diaz Gutiérrez… Quelques sept années plus tard, aux Etats-Unis cette fois, Marc Riboud capture la photo qui va devenir le symbole universel du pacifisme… Une fleur contre les fusils, image magistrale d’une jeune fille de 17 ans, faisant face à des soldats devant le Pentagone. Une fleur à la main.

C’est tout cela et bien plus qui fonde la légende Leica — ça, et puis sa jauge de désidérabilité. Bien souvent explosée… Comme lorsqu’un Leica M3D s’envola aux enchères pour 1 680 000 €. Il faut sans doute préciser que l’appareil, appartenant au photographe Américain David Douglas Duncan, fut à l’origine de nombreux clichés mythiques. Notamment les photos ayant fait la réputation incomparable du magazine Life. Voilà peut être la clé de l’icône Leica. Un appareil photo ayant servi aux grandes heures de l’histoire, comme à en documenter les plus sombres.

Prada Et Adidas, La Convergence Des Icônes

Quand Prada et Adidas s’associent autour d’une collection capsule inédite, c’est pour mieux revisiter deux de leurs icônes…

Le sac Bowling de Prada. La Superstar d’Adidas. La collection capsule des deux maisons les plus innovantes de ces dernières décennies promet de ravir nombre d’afficiondos. Il faut dire que le concept a de quoi plaire — ce ne sont pas deux pièces séparées, mais bel et bien pensées et vendues ensemble. Concrètement?

Le sac Bowling de Prada et la Superstar d’Adidas ne pourront être achetés séparément — le pack constitue ainsi une édition limitée et numérotée, de 700 pièces seulement. Ici, le nom de Prada vient donc se griffer sur la légendaire Superstar d’Adidas; le mythique sac Bowling des années 2000, lui, se décline en blanc cassé… La teinte phare des Superstar !

Ne reste qu’à attendre le 4 décembre pour tenter d’acquérir le résultat d’une collaboration inédite et très attendue. Quand la maison la plus avant-garde de l’élégance rencontre la marque qui a su dérider la silhouette du quotidien… Il y a de quoi susciter le désir !

Emilienne d’Alençon, La Cocotte Est Une Icône De Mode

On cantonne, à tort, les cocottes de la Belle Epoque au statut de filles de joie. Emilienne d’Alençon tient pourtant lieu de figure de mode, à une époque où les femmes se cantonnent à la rigueur du ‘bon ton’.

Elle prend goût aux fanfreluches dans la blanchisserie de sa tante, à Montmartre. Comme nombre des grandes horizontales de la Belle Epoque, Emilienne d’Alençon grandit dans un milieu défavorisé. Quelles perspectives existent pour les femmes comme elles? Peu. Très peu. Elle fait ainsi son entrée dans le demi-monde à 15 ans — d’où lui vient ce nom? De Laure de Chiffreville. Un soir qu’elle fréquenta la table d’un chroniqueur du Gil Blas, Émilienne Marie André arbore un corsage en dentelle, déniché dans la blanchisserie de sa tante. La dentelle faite à Alençon, la prostitué qu’est déjà Laure de Chiffreville la baptise de ce nom… En même temps qu’elle lui promet un avenir brillant.

Elle ne s’était pas trompée! Poussée sur la scène par ce même chroniqueur mondain, Charles Desteuque, Emilienne se produit une première fois au Cirque d’Eté. Là, elle attire l’oeil de l’héritier des champagnes Veuve Clicquot. Un certain Jacques d’Uzès. Il est prêt à tout pour l’épouser. A commencer par faire son éducation — et ce n’était vraiment pas gagné. On raconte qu’un jour, assistant à une représentation de Racine, la belle s’est endormie; se réveillant en sursaut, elle annonça à l’assemblée :  « Ne dites rien à l’auteur, il pourrait être vexé. »

Soit. Jacques d’Uzès l’installe dans un hôtel particulier sur les Champs-Elysées. Il meubla le palace des grandes stars de l’époque. Qui? Gaudi et Majorelle. Mais sa famille ne voulant rien entendre, elle envoie Jacques d’Uzès au Congo. L’idylle s’arrête ici. La vie de courtisane d’Emilienne d’Alençon ne fait, elle, que commencer.

Parmi ses conquêtes?  Edouard VII, le Kaiser Guillaume, Jacques Hennessy… Elle compris son époque comme personne ; elle qui aimait à déclarer:  « Quand tu couches avec un bourgeois, tu es une putain. Quand tu couches avec un prince, tu es une favorite. » Emilienne, elle, ne jura que par des hommes à la hauteur de Leopold II. D’ailleurs, l’ancien Roi des Belges quitta la Belle Otero, pour elle. Elle qui, bien plus tard, écrivit dans ses mémoires : « Il n’avait qu’un désir, passer inaperçu. Cuire lui-même un oeuf sur le plat lui paraissait le comble du bonheur. » Emilienne avait une vision bien plus clinquante, du bonheur!

Les diamants de la Rue de La Paix. Boucheron, Cartier… Les toilettes les plus rares confectionnées spécialement pour elle par Jacques Doucet… En 1897, le magazine La Mode relève: « Nous avons rencontré Emilienne d’Alençon, colombe roucouleuse avec pour plumage une robe gris tourterelle garnie de chinchilla tout à fait exquise. » C’en était fait, Emilienne comptait parmi les muses de son temps.

On la retrouve en effet dans les toiles de Toulouse Lautrec! Mieux, la ville de Cabourg fait la promotion des bains de mer avec une réclame montrant Emilienne d’Alençon poursuivie par une horde de courtisans. Nadar la photographie. Plus qu’une célébrité, elle est même caricaturée par le mythique Sem, à Trouville; preuve de sa position très particulière dans la société Parisienne d’alors. Au Casino de Monte-Carlo, sa personne trône sur la salle des jeux au milieu d’une murale représentant les Trois Grâces de la Belle Epoque : elle, Liane de Pougy et la Belle Otero!

En 1919, sa position dans la vie mondaine et dans la mode lui permet d’écrire ce qu’on dit avoir été un bestseller: son livre, Secrets De Beauté Pour Etre Belle…Elle fut en effet une véritable icône de mode. Elle qui devança les interdits de son temps pour se baigner en tenue de bain. Une sorte de blasphème au ‘bon ton’ que son amie, une certaine Coco Chanel, trouva absolument admirable. D’ailleurs, elle fut l’une des premières à porter fièrement les créations de Chanel. Contribuant largement à faire de ce style simplifié, dépouillé; ce style de femmes actives et libres, un summum du chic! Le lien est tel qu’en 2017 la maison qui survit à Coco édita une merveille de joaillerie. Une montre-bijoux baptisée ‘Emilienne’: sertie de 80 diamants, pour un total de 9,31 carats. Une pièces mêlant splendeur et simplicité — une pièce très Emilienne d’Alençon, c’est vrai!

La Païva, Cocotte et Précurseuse du Style Belle Epoque

Elle a voulu construire le « plus bel hôtel de Paris » — et il trône toujours au 25 avenue des Champs Elysées. La Païva fut tour à tour une grande horizontale et la mécène des artistes qui ont fait la grandeur du style Belle Epoque.

Esther Lachmann, aka La Païva (1819-1864), fut sans conteste la plus brillante des cocottes de Paris. Débarquée seule et sans le sous, elle fait la rencontre du compositeur Henri Herz. Très vite, ce-dernier l’introduit au Tout-Paris. Franz Liszt, Richard Wagner, Théophile Gautier, Émile de Girardin… La Païva fait sensation auprès de ses hommes de goût, mais leur préfère très vite un marquis Portugais, Albino Francisco de Araújo de Païva. Elle l’épouse, en prend le nom mais, à peine le mariage fut-il consommé, que celle-ci pris les devants. En 1852, elle divorce pour jeter son dévolu sur un jeune lord Prussien, Guido Henckel Von Donnersmarck. Cousin de Bismarck et seconde fortune de Prusse, il fut pour La Païva l’élément manquant à l’accomplissement de son rêve. Lors de son mariage à Passy, elle est déjà adoubée lorsque le public remarque qu’elle porte une tiare rivalisant de splendeur avec celle de l’Impératrice des Français. Quelques mois plus tard, son époux lance les grands travaux de son hôtel particulier du 25 avenue des Champs Elysées. Son influence sur le luxe et les arts ne fait que commençait.

Ce, car, comme il est de bon ton de faire à l’époque, La Païva va meubler et décorer son hôtel dans le pur faste de la Belle Epoque. Dix ans de travaux furent nécessaire à l’édification de l’un des plus somptueux hôtels de la capitale — et près de 40 millions d’euros furent dépensés. Commissionnant ainsi des artistes inconnus du public, La Païva certes contribua à la réputation, mais aussi et surtout à l’élaboration même du style Belle Epoque. C’est par exemple sa baignoire taillée dans un même bloc d’onyx jaune d’Algérie — équipée de trois robinets. L’un pour l’eau, le second pour le lait d’ânesse, le troisième pour le champagne. C’est aussi l’artiste Paul Baudry à qui fut confié la réalisation des grands plafonds de cet hôtel particulier. Une exécution d’une telle beauté qu’il remporta le Prix de Rome en 1850. Quelques années plus tard, Charles Garnier fait appel à son talent pour réaliser le foyer du mythique Opéra Garnier.

C’est encore l’argenterie signée Christofle. Maison d’orfèvre auprès de laquelle César Ritz va plus tard quérir la vaisselle de son palace. Au musée d’Orsay sont visibles deux consoles d’une beauté folle — réalisées en bronze pas les illustre Albert-Ernest Carrier-Belleuse et Aimé-Jules Dalou… Incarnation la plus aboutie du goût de la Belle Epoque, l’hôtel particulier de La Païva devient l’endroit où il faut être. Napoléon III lui même passa quelque fois voir de ses propres yeux ce lieu exceptionnel dont le Tout-Paris ne fait que parler. Mais l’influence de La Païva n’était pas qu’une question de goût pour le design.

Elle fut aussi une figure de mode. Contribua à lancer la mode du khôl. C’est vers elle que Charles Worth, pionnier de la Haute Couture, se tourna lorsqu’il voulu retirer les crinolines de ses robes — l’engouement fut tel que La Païva servit longtemps de muse au couturier. Aux joailliers aussi! Sa vision, tout en extravagance, a permis d’asseoir la réputation naissante d’autres maisons aujourd’hui légendaires. Parmi elles, Chaumet et Van Cleef & Arpels… La Païva avait en effet un goût très précis en matière joaillière. Après avoir remarqué un bijoux à l’exposition universelle de 1878, elle passa commande auprès de François Boucheron d’une collerette composée de 407 diamants! Ses ‘bébés’ comme elles les surnomment furent l’une des plus spectaculaires ventes Sotheby’s. C’était en 2003. La vente de deux gros diamants jaune dit Donnersmark — l’un taillé en poire, 32 carats; le second en forme coussin de 102,54 carats — se sont envolés pour 3 millions d’euros. Signe que l’inspiration première de la plus grande des cocottes figure aujourd’hui encore au panthéon des objets du désir!

Liane De Pougy, Cocotte Et Reine De La Mode

Cocteau l’adouba ‘reine de la mode’; Liane De Pougy fut toute à la fois cocotte et reine du tout-paris. Inspirant de Lanvin à Boucheron.

Sarah Bernhardt lui prodigua le conseil d’une vie : « N’ouvre pas la bouche, contente toi de te montrer. » Si Liane de Pougy a en effet une beauté tapageuse, son talent, lui, ne brilla sur les planches. Ce n’est pas faute d’avoir eu le soutient de l’un des talents les plus glorieux de son temps. Henri Meilhac, l’homme derrière les librettos d’Offenbach et Bizet, prend sous son aile la jeune Anne-Marie Olympe (1869- 1950). La faisant jouer aux Folies Bergères, puis à l’Olympia, à la Scala et au Moulin-Rouge. Si les critiques restent dubitatives, le par-terre où se pressent Rois et Empereurs du monde entier, lui trouve un véritable talent! Il faut dire qu’à l’époque, les têtes couronnées venaient à Paris pour s’encanailler — trouvant là des femmes n’ayant d’autres choix que de devenir courtisanes. Mais les cocottes, comme on les appelle, ne sont pas de simples prostituées: elles incarnent une nouvelle forme de féminité. Tout en nuances et beauté. Affriolante de liberté!

Liane de Pougy tient ainsi le haut du pavé. Elle n’est peut être point une artiste, mais elle est incontestablement une icône de mode. Nombre de journalistes de l’époque rapportent que sa loge est pareille à une boutique de joaillier. Et pas n’importe laquelle. Liane de Pougy aime en faire l’inventaire : « Admirez ce collier de turquoises, cette rivière, cette broche en émeraude, et ces deux autres broches que me donnèrent deux lords… Vous voulez voir maintenant mes trente-trois bagues? Sont-elles belles, hein? Voyez d’abord ce grand serpent de diamants. Sa langue est de rubis. Cette petite bête vaut 900 000 Francs. C’est Boucheron qui l’a vendu à M. Meilhac de qui je le tiens. »

Il est vrai que depuis qu’il a ouvert sa boutique en 1858, Boucheron peut compter sur les commandes extravagantes de Liane de Pougy. Sans elle et les autres grandes courtisanes, les créations joaillières de l’époque auraient été cantonnées à la sobriété des femmes de la haute société. Et c’est bien là tout l’apport des cocottes dans la mode et le luxe. Figure féminine tout en style et exubérance, elle contribua a faire avancer les créateurs de l’époque. Cartier, Maubossin, Tiffany’s… Et c’est encore plus vrai pour la haute couture alors naissante!

« Je suis une femme, et je suis la mode. Alors un jour Doucet, un jour Callot » a-t-elle un jour confié à un magazine de mode. Oui car Liane de Pougy est très tôt reconnue pour être une figure de mode. On l’invite par exemple à endosser le rôle de rédactrice en chef lors d’un numéro spécial du magazine L’Art d’Etre Jolie. C’était en juillet 1904. Les couturiers eux-mêmes ne tarissent d’éloges; en 1892 déjà Jeanne Lanvin déclarait au journal Liberté, dans un article intitulé ‘Une ambassadrice de l’élégance. Avec Liane de Pougy pendant une séance d’essayage’ : « Elle est mon modèle. C’est un véritable plaisir de l’habiller, peu de femmes se préoccupent autant de la coupe ou du style de la robe. Elle peut porter les créations les plus difficiles. » Lorsque Liane de Pougy quitta la France pour une tournée aux Etats Unis, elle fut celle qui, la première, contribua à la renommée des couturiers Français qui l’habillaient avec délectation. Paul Poiret en tête!

C’est l’effet Liane de Pougy — son visage s’étalait dans tout Paris. Dessinée par Mucha. Photographiée par Nadar. Edmond Goncourt finit par la qualifier de ‘femme la plus belle du siècle’. Mais elle n’était pas la seule. La compétition entre ces grandes horizontales était un tel spectacle que celui-ci ne pouvait se faire autrement qu’à travers bijoux et luxueux vêtements. L’altercation la plus célèbre se déroula le 6 février 1897, dans la salle du Casino de Monte-Carlo. Albert Flament en a été témoin: « Dans ce milieu international, les foules brillantes d’un monde pour qui le monde sans l’or serait sans raison d’exister, la belle Otero attire d’abord l’attention. (…) Puis, de la tête aux pieds, elle n’est que pierres précieuses et diamants. (…) Ce soir dans l’atrium du casino de Monte-Carlo, la foule savait déjà qu’Otero ajoutait à ses précédentes exhibitions des émeraudes exceptionnelles. Jusqu’au seuil des salles réservées à la roulette s’enflait un grand brouhaha. Qu’en penserait Liane? »

« Complaisamment, Otero repassait, faisant la roue entre une double haie de spectateurs. Mais soudain, comme à l’approche d’un drame de palais, une rumeur courut. Le public, absurde et impressionable, paria que ce qu’il avait attendu éclatait. Mme de Pougy venait d’apparaître. Et, tandis que des remous se produisaient soudain, des applaudissements s’élevèrent. (…) Vêtue de mousseline blanche dont la diaphaneité se nuançait de rose, apparut Liane de Pougy. Pas un diamant, pas un rubis, pas un saphir… Il y manquait une dernière touche… En effet derrière elle, sa femme de chambre avançait, portant une de ses robes sur laquelle s’écrasaient plus de bijoux que jamais Otero n’en exhiba. Et c’est la femme de chambre qu’on applaudissait. » Peu étonnant que Liane de Pougy alla jusqu’à inspirer à Proust le personnage d’Odette de Crecy, l’obsession de Swan dans La Recherche. Une icône en somme, révérée par les arts.