La Perle Prend Une Autre Dimension Chez Chanel

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Une élégance sobre rehaussée par quelques rangs de perles … Le style de Coco Chanel perdure et continue d’inspirer les créateurs de la maison.

Fervente admiratrice de la joaillerie, elle est la première créatrice de mode, en 1932, à lancer une ligne de bijoux : quelques décennies plus tard, la ligne existe toujours et continue d’innover. Etincelantes sans être clinquantes, lumineuses sans être prétencieuses, les perles sont entrées dans l’histoire comtemporaine avec le défi d’éclairer la sobriété de la mode Chanel. Accessoire chic par excellence, elles sont d’abord timides, mais s’imposent sur la petite robe comme une référence à l’intemporelle élégance à la française. Elles subliment ensuite sacs à mains, souliers, lunettes, jusqu’à s’intégrer aux manches des célèbres tailleurs en tweed.

 Les quelques rangs de perles au cou de Gabrielle Chanel se dédoublent, viennent se poser sur son poignet ou à sa taille. Les perles prennent des proportions différentes, des éclats nuancés, et se baladent entre le lobe de l’oreille et l’annulaire des clientes charmées. Cette saison, la maison réinterprète l’emblématique perle blanche, qui sera XXL ou ne sera pas. Enserrée entre les deux luxueuses vis d’une somptueuse bague en métal doré irisé, c’est l’accessoire audacieux de l’été. Le bijou est un véritable objet d’art conjuguant tradition et modernité, où le nom de Gabrielle Chanel, élégamment estampillé sur les côtés, résonne.

Love de Cartier : la Promesse d’un Amour Éternel

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Parmi les présents déposés sous le sapin ou sur le rebord de cheminée, se trouve le célèbre bracelet Love, icône de l’amour passionné. Créé en 1969 par Aldo Cipullo, à New York, il est de ceux chargés d’une histoire indicible. Incroyablement novateur à sa naissance, le jonc Love n’en finit plus d’illustrer, justement, un discours créatif, tout en variation sur leur propre thème.

Aussi, cette mythique pièce de joaillerie symbolise l’amour et l’engagement. Le bijou, repérable entre mille par les têtes de vis incrustées, enlace définitivement le poignet, grâce à un tournevis spécial, en or, conservé par l’amoureux transi qui l’offre. Le modèle est une réinterprétation moderne de la ceinture de chasteté médiévale et, la maison Cartier a rapidement compris l’engouement autour de l’atour. Auréolé d’une technique commerciale destinée à mettre en avant cette symbolique, il a conquis les couples les plus célèbres, puisqu’on ne pouvait l’acheter pour soi-même. Liz Taylor et Richard Burton, notamment, en ont fait une véritable légende.

La maison de joaillerie aujourd’hui a fait le choix d’étendre sa gamme. À côté des cultes joncs, désormais se placent des bagues, ciselées à l’image de ceux-ci. Comme la pièce de joaillerie initiale, la bague Love se décline en or jaune, rose ou blanc, sertie ou non des pierres les plus précieuses. Les délicates mains féminines en sont ornées, tout comme les poignets viriles de l’amoureux. Épurée, classique et sans égale, elle scelle l’amour éternel qui unit les deux amants.

La Collection 1932 de Chanel

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Celle qui était alors renommée pour ses créations Haute Couture et ses bijoux fantaisie se mit, dans les années 30, à métamorphoser des diamants, « la plus grande valeur sous le plus petit volume » selon elle. « Bijoux de diamants » ; telle fut baptisée, en novembre 1932, la première collection de Haute Joaillerie créée par Gabrielle Chanel, avant-gardiste absolue, possédant le don de comprendre les femmes si justement.

Présenté à l’hôtel de Rohan-Montbazon, au 29, rue du Faubourg-Saint-Honoré, l’appareil céleste s’incarne en pierres précieuses – un volume atteignant parfois 79 carats – brillant par l’unité de ses couleurs, la simplicité de ses formes, et s’admirant sur des mannequins de cire. Une révolution de plus initiée par Coco Chanel. En ligne de mire, des pièces majestueuses dont un collier sans fermoir – Comète – venant ceindre l’arrondi du cou. Un nouveau porté plus libre, coïncidant parfaitement avec sa vision de la femme : affranchie, détachée, libérée.

Malheureusement, une couturière faisant de la Haute Joaillerie dans un climat inédit de crise économique, le monde n’était pas prêt et l’exposition fit scandale. Mademoiselle dut renoncer à son art de joaillère, après avoir desserti une à une ses parures. Elle, qui désirait simplement « couvrir les femmes de constellations. Des étoiles ! Des étoiles de toutes les dimensions ». Des astres piqués au ciel parisien étoilé, une nuit qu’elle descendait les Champs Elysées.

80 ans plus tard, 80 pièces astrales. La collection « Bijoux de diamants », revue par la Maison aux deux C et rebaptisée pour l’occasion 1932, évince à nouveaux les frontières de l’ineffable. Autour du même thème, 1932 décline les pierres en comètes, rubans, soleils, étoiles. Le collier Comète se transforme en Étoile filante lorsque 85,5 carats de diamants viennent composer les longues chaînes voûtées à une étoile. Amovible, scintillante de pureté, elle vient se suspendre où votre guise en décide. Fluidité, souplesse, simplicité ; en un mot, des créations frôlant la perfection. Une chose est sûre, le lion majestueux, signe astrologique et animal préféré de Gabrielle, dernier né de cette collection onirique, veille, prêt à rugir.

La Bague Rose de Piaget

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Il était une fois, une rose… la Rose de Piaget. Véritable ode à l’amour, elle incarne la générosité et l’exaltation des sentiments.

Emblème d’Yves Piaget, la rose enchanteresse et de toute beauté vient symboliser la perfection pure. Le fondateur de la maison joaillère appose l’icône romantique sur une bague pour donner une création exceptionnelle : la bague Rose. 

Entrelacs de pétales flamboyants de 112 diamants, 18 carats de caresse laissés à fleur de peau, la bague Rose de Piaget, voluptueuse et exquise, représente la féminité dans toute sa splendeur. L’âme poétique qui habite ce bijou conquiert les femmes sensibles, comme une tendre promesse d’amour. Reine de la collection Limelight Garden Party de Piaget, la bague Rose, serti d’un saphir éclatant de mille feux, immisce la femme, à la fois fragile et précieuse, dans son jardin secret.

La Collection Joaillerie Flora par Gucci

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L’une des plus belles créations iconiques reste le Flora. Imprimé mythique de la maison, il incarne l’hymne à la nature, à la femme Gucci. Une palette incroyable de fleurs charmeuses et multicolores, spécialement dessinée à l’origine pour Grace Kelly. Tel un héritage traversant les temps et les lieux, son histoire est transmise de mère en fille, gage d’éternité.

Décliné cet hiver sur robes, chemisiers, sacs ou mocassins, le Flora s’annonce gravé sur le métal : la collection de bijoux fantaisie et argent se dédie au mythique motif. Une symbiose parfaite entre les codes du passé et une touche résolument moderne, contemporaine : la collection anime des pièces distinguées, aux lignes harmonieuses et à la silhouette très actuelle. Les thèmes iconiques tels que le bambou, le mors ou encore le logo Gucci 1973 en font déjà partie.

La Collection Serpent Bohème de Boucheron

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Une ligne sinueuse et serpentine, un gage d’amour éternel pour une déesse ophidienne. Rivalisant avec Baudelaire et son Serpent qui danse, Boucheron présente en ce début d’année sa collection Serpent Bohème, une collection qui couronne un ondoiement entre tradition et modernité. C’est pour la première fois en 1888, à la veille d’un de ses nombreux voyages, que Frédéric Boucheron offrit à sa femme un collier en forme de serpent. Telle une promesse de sentiments immortels, le bijou est alors investi d’une valeur apotropaïque et presque magique, protégeant la femme aimée durant l’absence de son mari. Un joyau, un amour et un animal qui sont alors scellés dans l’histoire, annonçant les principales aspirations et inspirations de la maison : en 1968, la collection Serpent est lancée, illustrant son récit originel et devenant un code iconique. 

Une histoire qui perdure et qui se réinvente encore aujourd’hui. En témoigne la nouvelle collection nommée Serpent Bohème, dessinée par Claire Choisne, directrice des créations Boucheron depuis 2011. Elle présente une vingtaine de pièces signées dans l’élégance et la contemporanéité : la ligne est pure et moderne, l’art précieux et raffiné, le symbole ondulant et fascinant. Le bijou-talisman aux allures de reptile ondulant possède des écailles ciselées et une peau au relief granité. Son corps est fait de billes d’or et de pierres les plus exceptionnelles. Une joaillerie qui capte la lumière et sublime la matière ; un savoir-faire tout droit hérité du père de la maison, le « Magicien des pierres ». 

Le président de Boucheron, Pierre Bouissou, commente ces nouvelles petites merveilles : « Serpent Bohème est la signature de l’esprit Boucheron, fidèle à notre raison d’être : créer l’émotion ». Cette émotion traverse le temps et les frontières, à la manière des innovations de la maison, empreintes des récits de voyages en Inde, en Orient ou en Egypte de Frédéric Boucheron. Une âme vagabonde et un vent de bohème pour une métamorphose toute en épure et raffinée.

Bague Liens de Chaumet

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L’Amour jamais n’est toujours, car rare est le premier amour qui dure. Q’importe, comment figurer ou plutôt, comment transcender ce sentiment insaisissable? Chaumet, en 1977, exergue la croisée de deux destinées au tour de l’atour auquel toute femme jure fidélité : l’anneau de Lien.

L’aventure prend forme en 1780 lorsque le patriarche Nitot se retire des joailleries impériales de la Reine Marie-Antoinette et, ouvre son propre atelier. Très vite, ses artefacts – fastes et pures – attirent à lui renommée et fortune, notamment lorsqu’il devient, en 1802, le joaillier attitré de Napoléon. Sensuelles et féminines, ses pièces charment et envoûtent jusqu’à la couche artistique de la population : Fossin, chef d’Atelier du fils Nitot, a définitivement scellé l’onirique savoir-faire de la maison. A Londres, la reine Victoria réclame ses chevalières : la réputation internationale est à présent faite.

Le XXe siècle signe l’originalité du style ; l’atelier de haute joaillerie de la place Vendôme frappe aux portes de l’Histoire lorsqu’il professe la modernité des années 70. Le monde, alors divisé, se questionne autour du modèle marital : tandis que certains prônent l’amour libertin, d’autres espèrent la conservation du modèle chrétien. Là, la maison confirme son talent en signant une bague en forme de symbole : un anneau ouvert pansé d’une boucle d’or jaune. Dans les années 90, elle enchaîne de nouveau les amoureux à travers une croix arrondie s’adaptant à la nouvelle ère des bijoux plantureux. Quelle femme pour une telle bague? Plutôt une femme dont le coeur et l’esprit sont en parfaite harmonie. Une femme qui, à la manière de l’impératrice Joséphine, saura marquer son époque d’une griffe impérialement douce. En 2008, la muse moderne fut choisie : Sophie Marceau – actrice élue par le coeur de la France.

Trente ans plus tard, rien n’a changé. Lien s’est allongée, a discrètement adopté une allure vintage so seventies, et le joaillier est entré au Panthéon de l’infatigable indémodable.

Edition Limitée Alhambra de Van Cleef & Arpels

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Le motif Alhambra voit le jour en 1968 et, rapidement, s’impose comme emblème de la maison. Un joaillier qui semble épouser les codes de son temps : l’esquisse d’un trèfle à quatre feuilles, comme écho au souhait de santé, de bonne fortune, de chance et d’amour.

Le premier modèle était un sautoir en or jaune. Au fil du temps, le motif se dessina sur une montre, la montre Alhambra Talisman. Cerclée de cinquante-deux diamants, elle semble faire scintiller la maison de la pureté du nacre ou de l’onyx qui en fondent le cadran, l’enchantant du désir emblématique de création. Et, l’atour Alhambra se veut avant tout intemporel. Van Cleef & Arpels fut d’ailleurs nommé fournisseur de la Cour de Monaco après que la princesse Grace fit connaître son engouement pour la collection iconique de la maison.

La mythique collection Alhambra de Van Cleef & Arpels se livre en une nouvelle édition limitée en cinq pièces exquises: un pendentif rehaussé d’un diamant, un sautoir, un bracelet, un collier ainsi que des boutons d’oreilles.

Taillée dans « l’amourette », un bois rare, naturel et dont on raconte qu’il apporte le bonheur, tel un talisman faisant teinter la chance au poignet.

La Bague Nudo par Pomellato

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Fondée en 1967, par Pino Rabolini, la société d’orfèvrerie se distingue dans son métier, et voit sa renommée faite par un travail distingué sur les pierres de couleur. Ces facteurs réunis, la bague Nudo s’impose comme une icône, dès sa sortie en 2001.À l’époque, on ne pense pas l’atour pour le jour et la nuit. Ainsi, lorsque Pomellato lance la Nudo, pièce d’orfèvre au design épuré, dont l’anneau en or met en valeur la pierre finement colorée, c’est une révolution.

Au coeur de la marque, bat l’abnégation du style et de la création. A l’affut des tendances, sans désavouer le savoir-faire et l’artisanat, Pomellato signe sa plus grande réussite, dont l’anneau Nudo donne les origines : une intelligible simplicité qui met en valeur les couleurs. Quartz lemon, prasiolite, topaze bleu london, grenat madarin, plus de dix teintes qui, fièrement encastrées dans la bague, en révèlent les courbes sensuelles. Ce solitaire atypique laisse quelque peu de coté le classique diamant pour mettre à l’honneur une désinvolte et terrible élégance.

Modèle phare de la maison, il est sans cesse réinventé, réorchestré. Le dessein : proposer aux femmes, entre modernité et tradition, des créations rondes et lumineuses. A l’instar de Tilda Swinton, égérie de la marque depuis le printemps 2010, Pomellato semble avoir hérité du secret de la simplicité poétique.