Miuccia Prada

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« Je veux faire des vêtements qui sont beaux, bien sûr, mais aussi des vêtements qui sont intéressants, réfléchis et à leur place » – Miuccia Prada

La Standard Chair de Jean Prouvé Prend des Couleurs

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Jean Prouvé, le ferronnier d’art autodidacte, tantôt architecte, tantôt urbaniste, est rappelé à la vie par la Galerie Patrick Seguin et Vitra Home. 

Dès les années 50, Prouvé était le chef de fil du design industriel. 1956, l’Abbé Pierre fait appel à ses lignes, simples et élégantes, pour lui dessiner La Maison des Jours Meilleurs ; installée la même année sur le quai Alexandre III, à Paris. Il sera aussi un des concepteurs, méconnu, du palais omnisports de Paris-Bercy. Bref, Prouvé prouve que le prodige ne s’apprend pas : il s’exerce. Il se forme près de son père, Victor Prouvé, un des contributeurs de l’art nouveau, ce mouvement né comme réaction aux dérives de l’industrialisation croissante. 

Pourtant, l’ironie de la vie fait de Jean un des initiateurs de l’art-industriel : ses meubles constituent le « Génie du mobilier industriel ». La chaise Anthony incarne le mythe même. Sa volonté d’allier fonctionnalité, économie et production en série, le tout taillé dans du chêne et de l’acier aux lignes épurées, concourent à mettre en scène l’esthétique industrielle. En plus de conduire toute une génération d’architecte ; en plus de donner à l’acier une douceur, une âme, un charme ; Prouvé pense l’ergonomie. La Standard chair permet une parfaite répartition du poids, une adaptation universelle du buste à l’objet. La complexion de l’homme à sa création : la robustesse et la sensualité réunies en une révélation pratique, suintant gentiment l’enfance. Créée dans son atelier nancéen, elle reste culte de simplicité et d’ingéniosité.

Après avoir meublé les chambres universitaires de la ville d’Anthony, ces meubles habillent aujourd’hui l’’intérieur, des grands salons parisiens aux bureaux les plus luxueux.
Encore commercialisée, pour un prix avoisinant les 500 euros, elle existe en plusieurs coloris. Pour la version originale, c’est une autre histoire de 0.

Le Thé Kusmi

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L’hiver s’installant progressivement, les fêtes de fin d’année se préparent déjà : l’instant Kusmi tea est à son zénith. Ces fameux thés procurent à chacun le réconfort, la chaleur de la Russie fantasmée et folkorique. Les recettes, tenues secrètes, allient bergamote, épices et agrumes pour un instant envoûtant et rêveur. Imaginées par Pavel Michailovitch Kousmichoff à Saint-Petersbourg en 1867, ces saveurs chatouillaient déjà les papilles des tsars à la cour impériale. Aujourd’hui c’est aux gourmets, esthètes et amateurs de thé que Kusmi tea s’adresse, se présentant comme un produit de luxe, de choix et même de beauté : la création de la gamme Détox, Sweet love, ou Boost promet l’union du glamour et du bien-être à ses consommateurs. 

On ne peut parler de Kusmi sans s’émerveiller du caractère esthétique de ses précieuses petites boîtes d’emballage. Le style princier s’exprime jusqu’aux sachets en mousseline de coton qui permettent aux feuilles entières de se déployer lors de l’infusion. Au style baroque et foisonnant, chaque coffret arbore une couleur particulière en fonction du thé qu’il renferme, offrant un bel éventail multicolore à son collectionneur. Véritables écrins renfermant des saveurs presque divines, les thés Kusmi sont de véritables bijoux.

Bougies Parfumées par Diptyque

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On peut s’inspirer du proverbe japonais, « la vie est une bougie dans le vent », pour clamer qu’aujourd’hui, « Diptyque est la bougie dans le vent ».
Créée par un trio d’amis à l’âme créative et artistique, la marque propose une ligne de bougies parfumées fabuleuse. Les senteurs s’inspirent de la nature et du souvenir, entre mélancolie et délicatesse. L’art de cet artisanat du luxe est de sélectionner les plus nobles et précieuses matières premières pour offrir un univers olfactif magique et intense. L’art du contenant est aussi remarquable: la sobriété ainsi que l’élégance sont la signature de Diptyque. D’inspirations florale, fruitée, boisée, herbacée ou même épicée, les bougies Diptyque proposent une gamme large de senteurs dans lesquelles chacun retrouvera un souvenir choyé et intime. George Sand n’écrivait-elle pas « le souvenir est le parfum de l’âme »? 
Enfin, on peut annoncer que Diptyque fête en ce moment ses 50 ans de création : la marque inaugure un assortiment éphémère aux senteurs d’hiver et ambrées. Leur habit graphique et coloré atteste une collection festive et originale pour cette nouvelle année.

Quand Alber Elbaz Crée…

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“La main, c’est le toucher de la matière… ce que j’aime plus que tout. D’abord elle est unique, c’est celle du couturier, puis plurielle avec tout l’atelier. J’imagine une histoire mais elle s’écrit à plusieurs” Alber Elbaz

Les 160 Ans du Bon Marché Rive Gauche

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Quoi de mieux qu’une icône pour célébrer un emblème ? Le Bon Marché Rive Gauche, « cathédrale du commerce moderne (…), faite pour un peuple de clientes »[1], créé en 1852 par le couple avant-gardiste Marguerite et Aristide Boucicaut, souffle cette année ses 160 bougies.

Pour cette occasion hors du commun, Catherine Deneuve, invitée d’honneur de ce légendaire anniversaire, est mise en scène par l’illustratrice Marjane Satrapi – dans 10 dessins faisant revivre l’esprit Rive Gauche et dont les vitrines se pareront – ainsi que par le réalisateur Loïc Prigent, dans un documentaire exclusif diffusé dans une salle de cinéma éphémère installée au rez-de-chaussée de ce monument institutionnel.

Mais la célébration ne s’arrête point-là. Fendi et son fameux sac « Baguette », Jean Paul Gaultier et son emblématique marinière, Repetto et ses incontournables ballerines, Burberry et son célèbre Trench Coat, Jérôme Dreyfuss et son cultissime « Billy », pour ne citer qu’eux ; en tout, pas moins de 160 Maisons de prestige rendent hommage au temple du luxe et de la modernité en recréant exclusivement pour l’événement leurs objets iconiques. Éditions limitées, pièces exclusives et rééditions uniques, cette collection apoplectique, intitulée Les Exclusifs, est une véritable déclaration à l’esprit libre et novateur de ce lieu d’exception.

Au fil de diverses expositions, dans une mise en scène incroyable, ce grand magasin nous emmène dans son univers où magie, créativité, audace et raffinement règnent en maître. L’histoire et le patrimoine du Bon Marché sont mis à l’honneur, des motifs historiques issus de ses archives sont ravivés et donnent ainsi naissance à une collection dédiée et signée, pour la première fois, le Bon Marché.


[1] Emile Zola, Au Bonheur des dames.

La Vespa, un Livre pour le Symbole de la Dolce Vita

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Icône sociale espiègle, la Vespa, petit scooter des années 1940 devenu immortel, est encore aujourd’hui bien présent dans notre imaginaire et sur nos routes.

Princesse soumise à un étouffant protocole, Audrey Hepburn, pendant ses Vacances Romaines, n’a pas une minute de liberté. Sous le charme d’un jeune journaliste, elle profite enfin d’un moment d’évasion, parcourant la ville sur une petite Vespa, avant que sa condition ne la rattrape… Née après les tragiques années 1940, la Vespa incarne le renouveau de l’Italie, patrie des arts et des belles mécaniques. Dès que l’on pense à l’Italie et à son soleil, on a cette image en tête : dans un tumulte indescriptible, un Italien élégant se faufile entre les voitures, klaxon bloqué et casque négligemment accroché au coude. La Vespa est devenue un mythe, un phénomène et une manière de vivre intimement liée au monde urbain.

La « Guêpe » marque alors un véritable tournant dans l’histoire du deux-roues, de par son confort, son design moderne mais surtout son aspect glamour et rétro. Elle est une véritable icône de mode, doublée d’un outil de mobilité, où se mêlent les sixties londoniennes, un petit air de Saint Germain, la chaleur d’Ibiza et une nonchalante Dolce Vita. Intemporelle, elle est adoptée par chaque génération comme symbole de liberté et d’émancipation.
 Devenu l’emblème d’une époque heureuse, ce motocycle unique en son genre incarne le symbole de l’amitié et de la liberté.

Valerio Boni, journaliste sportif spécialiste en motos et deux-roues, et Azzura Della Penna, journaliste mode, coutume et société italienne, se sont associés pour composer un livre inédit, rendant hommage à l’objet iconique. 

Le Caviar Beluga de Petrossian

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Il est certains produits dont le simple fait de prononcer le nom évoque des sensations fantasmagoriques. Celui de Petrossian a ce pouvoir. Tel un designer Haute Couture, Armen Petrossian s’est érigé maître dans l’art du caviar ; digne fils d’épicier, il fait le pari osé de miser sur l’esturgeon d’élevage.

Produit icônique de la maison Petrossian, il se distingue par ses qualités insoupçonnées du grand public, faisant de lui le caviar le plus noble du marché. Délivrant calmement un fantasme, le caviar beluga est à la pointe du luxe non ostentatoire. Véritable mythe, le caviar Petrossian ne laisse pourtant personne indiffèrent : un goût beurré, boisé, aux extraits iodés, mais dont la persistance en bouche s’évanouit quasi-instantanément. L’amertume se calque aux notes salines apportant à ce mets un réel raffinement et un grand ravissement pour les papilles. Il est d’une tradition ancestrale de l’accompagner de vodka, mais le champagne n’est pas en reste… afin de préparer à mieux recevoir ce raz de marée qu’offre ces précieux œufs d’esturgeons.

Actuellement, Armen Petrossian, directeur de la maison, lance une nouvelle formule sur commande uniquement. Première mondiale, la dernière boîte sortie, surnommée la « Terrible Ivan » en clin d’oeil au tsar, contient 10 kg du célèbre caviar. Il admet une certaine provocation dans ce nouveau produit mais assure avec évidence que chacun « devrait toujours avoir du caviar sur soi ».

Les Rolling Stones

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Les Stones : « Plus qu’un groupe, un mode de vie »1

Les Rolling Stones – un nom éloquent, sans cesse en mouvement ; une musique qui s’ingénie, un way of life à l’image des héros de la littérature décadente : rebelle mais authentique.

Un mythe se construit et, c’est en dédiant une existence à l’établissement de leur essence sonore que les Stones ont contribué à bâtir le socle de la rock culture aux côtés des Beatles. A côté des boys de Liverpool, les quatre « mauvais garçons » détonnent. Exit le conciliant uniforme veste-chemise-cravate. Ils emportent dans leur sillage alluré de perfecto, slim destroy et santiags à moitié défoncées, une génération en quête de leader anti-conventionnel : l’archétype du junkie flamboyant est né quand la coupe corbeau saut du lit est adoptée. Aux doigts, des bagues têtes de mort ceignant l’idée d’une vie qui se doit d’être vécue à l’excès car, après réflexion, la fin n’est que le début.

50 ans déjà qu’ils mettent en émoi les fillettes et autres rebelles. Un espèce de royaume des ténèbres semble enserrer leur longévité : une des dernières énigme encore vivante dont la patte rythm and blues encore dévergonde la bonne musique de ce XXIe.

Et, à l’occasion de leur grand retour sur scène, les quatre irréductibles rockeurs prouvent une fois de plus leur répulsion face à la résignation normée : un intimiste concert surprise à Paris, le 25 Octobre, annoncé par tweet. De quoi revivre une seconde fois leur enfance musicale. Bref, une ambiance vintage qu’on ne peut se lasser de découvrir, redécouvrir et réinterpréter tant les époques s’interpénètrent. Bref, un style scellé et apposé au rock. Bref, ils n’arrêteront jamais.

1- Andrew Loog Oldham, manager des Rolling Stones

Macarons Pierre Hermé

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Une fragile coque meringuée, un coeur à la consistance douce et moelleuse ; le macaron Pierre Hermé a acquis, au fil des années, le statut de pâtisserie chic. Comme une offrande faite aux gourmands, l’ancien apprenti de Lenôtre a su innover dans un domaine délimité depuis longtemps par de grands maîtres qu’est, notamment, Fauchon. Il y fait d’ailleurs ses armes et n’hésite pas à initier l’idée de collections : comme en couture, il conçoit la pâtisserie en empathie avec son époque. Peu de temps après son instauration chez Fauchon, la règle des deux collections de gâteaux par an fait école. Hermé fait de l’artisan pâtissier un artiste entier.

Le démiurge pense ses pâtisseries comme des oeuvres d’art où l’intellect se mêle à la sensualité ; une rigueur scientifique habite son travail, rien n’est laissé au hasard. De toutes ses créations, le macaron est celle qui connaît le plus de variantes et celle qui remporte le plus grand succès. Le macaron Hermé est une saveur en deux temps : les papilles fleurissent au contact d’une texture croquante puis veloutée, puis craquante, puis fondante et enfin, onctueuse avec un ultime craquelage sous la langue. C’est un rythme qu’il crée à la manière d’un musicien. Lui qui fut surnommé par Vogue US, le « Picasso of pastry » n’oublie pas de remettre en question sa propre création : faire du sucre un assaisonnement, faire de l’huile d’olive la substance première d’un de ses macarons, marier l’Abricot à la pistache ; tant de procédés inédits sortis tout droit de son esprit.

Chaque saison, ces bouchées de bonheur sont revisitées, enrichies de nouvelles saveurs, de nouveaux parfums dont l’essence est puisée dans les cultures qui inspirent Pierre Hermé. Pour preuve, il ouvre sa première boutique à Tokyo, en 1998 avant de fouler les pavés parisiens de la rive gauche au début des années 2000. Conçus comme le temple des plaisirs sucrés, les enthousiastes en quête de plaisir ne tardent pas à s’y bousculer. Une fois à l’intérieur, l’iris est imprégné de profondes couleurs vives tandis que les narines frissonnent au contact du fumet délectable qui s’échappe des vitrines. L’expérience est intense quand tous les sens y sont sollicités. Et, conscient que « les macarons n’ont que quelques grammes pour mettre nos sens en émoi », il s’attache à composer une symphonie emplie de grâce et de délicatesse, une alchimie du goût dont il semble être à l’avant-garde : une liberté qui lui permet d’allier des contrastes inédits et une architecture épurée qui inspirent nombreux chefs et gourmands.

Au dessert ou à l’heure du thé, la pâtisserie Hermé est une pâtisserie d’auteur, un art de vivre qu’il transmet à tous les adorateurs de l’ataraxie.