La Bougie Diptyque

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Paris, 1961. Trois amis s’associent et ouvrent une boutique au 34 boulevard Saint-Germain. Ils y présentent des tissus avant-gardistes, créés de leurs propre sèves et, une multitude d’objets rapportés de leurs virés à travers le monde. Très vite, ce mic-mac devient un haut lieu de la vie parisienne et, les curieux ne tardent pas à fouler le sol d’un univers culturellement riche, coloré mais surtout inspiré. C’est avec l’idée de parfumer la cire de bougies colorées à la manière de leurs tissus qu’en 1963 ils lancent une bougie parfumée.

Bienvenue dans un monde où une effluve inimitable habille l’atmosphère d’une pièce, y laissant planer une ambiance rythmée comme une mélodie. L’adresse ne tarde pas à échapper aux pionniers, se murmurant, comme un secret, de bouche à oreille. Un pot de verre comme un écrin fait à une cire composée de différents dosages de cire végétale et minérale, des mèches dressées une à une manuellement, le tout griffé d’une étiquette ovale calligraphiée à l’encre noire : Desmond semble avoir réussi son pari – servir le sens par l’image, parvenant ainsi à faire conter à chacune de ses créations une histoire. Et, comme tout artefact, l’emballage est souvent reconnu avant le nom car, voilà près de 50 ans que les références des senteurs diptyque rendent hommage à la nature, à travers l’utilisation de matières premières choisies avec minutie.

Le mantra hypnotique des bougies diptyques n’échappe pas à Catherine Deneuve qui semble résumer le mieux cet univers intime et olfactif : « un endroit particulier, un lieu différent, un peu décalé ». Ou quand le luxe rencontre l’oisiveté des journées passées à rêver.

Hôtel Martinez

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L’hôtel Martinez, cet établissement mythique qu’on associe naturellement au festival de Cannes va changer de nom, conséquence du rachat en 2012 par une société qatarie. Le Martinez change de propriétaire mais demeure, à n’en pas douter, une référence en termes de palace de luxe.

Construit en 1927 dans le style Art Déco, rénové en 1988, cette imposante bâtisse est inscrite depuis 2001 à l’inventaire général du patrimoine culturel. Lors du festival de Cannes 2013, les stars et autres badauds s’étonneront surement de voir, accolé au nom de Martinez, ‘Grand Hyatt’, ce géant parmi les compagnies hôtelières internationales qui s’est vu confier la gestion de cette institution. Néanmoins, l’hôtel garde les caractéristiques qui ont fait sa renommée : 409 chambres dont 27 suites, une plage privée de sable, un restaurant gastronomique 2 étoiles Michelin – La Palme d’Or –, le seul à Cannes. Ce restaurant accueille chaque année, selon une vieille coutume, les membres du jury et son président – cette année, Audrey Tautou est maitresse de cérémonie –  la veille de l’ouverture de la compétitition officielle. Clint Eastwoord, Leonardo DiCaprio et autres Brad Pitt sont autant d’habitués de cet étoilé.En outre, la piscine privée extérieure et le Spa Martinez de 900 m² rendent cet endroit particulièrement prisé des stars et autres acteurs lors du festival. D’ailleurs, Canal+ ne s’y est pas trompé en installant son studio tous les ans depuis 1986 sur la plage privée du Martinez pour le Grand Journal ‘spécial festival de Cannes’.

Avant la création du festival en 1946, l’endroit était plus prisé par des intellectuels comme Paul Valéry ou des industriels comme André Citroën qui venaient s’y ressourcer. Mais depuis, il devint en quelque sorte le lieu de villégiature des stars hollywoodiennes et des égéries du 7ème art avec notamment Liz Taylor, Charlie Chaplin et plus récemment Scarlett Johansson ou Monica Bellucci.

Le Martinez peut être également un lieu de fête. En témoigne le concert que Jamiroquaï a offert aux festivaliers en 2011, des festivaliers excités et ravis par un show haut en couleurs dans les salons du Martinez.Si les propriétaires sont désormais qataris et les gestionnaires américains, nul doute que nombre de stars et autres acteurs passeront leur festival dans ce lieu iconique par excellence.