Les Rolling Stones

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Les Stones : « Plus qu’un groupe, un mode de vie »1

Les Rolling Stones – un nom éloquent, sans cesse en mouvement ; une musique qui s’ingénie, un way of life à l’image des héros de la littérature décadente : rebelle mais authentique.

Un mythe se construit et, c’est en dédiant une existence à l’établissement de leur essence sonore que les Stones ont contribué à bâtir le socle de la rock culture aux côtés des Beatles. A côté des boys de Liverpool, les quatre « mauvais garçons » détonnent. Exit le conciliant uniforme veste-chemise-cravate. Ils emportent dans leur sillage alluré de perfecto, slim destroy et santiags à moitié défoncées, une génération en quête de leader anti-conventionnel : l’archétype du junkie flamboyant est né quand la coupe corbeau saut du lit est adoptée. Aux doigts, des bagues têtes de mort ceignant l’idée d’une vie qui se doit d’être vécue à l’excès car, après réflexion, la fin n’est que le début.

50 ans déjà qu’ils mettent en émoi les fillettes et autres rebelles. Un espèce de royaume des ténèbres semble enserrer leur longévité : une des dernières énigme encore vivante dont la patte rythm and blues encore dévergonde la bonne musique de ce XXIe.

Et, à l’occasion de leur grand retour sur scène, les quatre irréductibles rockeurs prouvent une fois de plus leur répulsion face à la résignation normée : un intimiste concert surprise à Paris, le 25 Octobre, annoncé par tweet. De quoi revivre une seconde fois leur enfance musicale. Bref, une ambiance vintage qu’on ne peut se lasser de découvrir, redécouvrir et réinterpréter tant les époques s’interpénètrent. Bref, un style scellé et apposé au rock. Bref, ils n’arrêteront jamais.

1- Andrew Loog Oldham, manager des Rolling Stones

Macarons Pierre Hermé

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Une fragile coque meringuée, un coeur à la consistance douce et moelleuse ; le macaron Pierre Hermé a acquis, au fil des années, le statut de pâtisserie chic. Comme une offrande faite aux gourmands, l’ancien apprenti de Lenôtre a su innover dans un domaine délimité depuis longtemps par de grands maîtres qu’est, notamment, Fauchon. Il y fait d’ailleurs ses armes et n’hésite pas à initier l’idée de collections : comme en couture, il conçoit la pâtisserie en empathie avec son époque. Peu de temps après son instauration chez Fauchon, la règle des deux collections de gâteaux par an fait école. Hermé fait de l’artisan pâtissier un artiste entier.

Le démiurge pense ses pâtisseries comme des oeuvres d’art où l’intellect se mêle à la sensualité ; une rigueur scientifique habite son travail, rien n’est laissé au hasard. De toutes ses créations, le macaron est celle qui connaît le plus de variantes et celle qui remporte le plus grand succès. Le macaron Hermé est une saveur en deux temps : les papilles fleurissent au contact d’une texture croquante puis veloutée, puis craquante, puis fondante et enfin, onctueuse avec un ultime craquelage sous la langue. C’est un rythme qu’il crée à la manière d’un musicien. Lui qui fut surnommé par Vogue US, le « Picasso of pastry » n’oublie pas de remettre en question sa propre création : faire du sucre un assaisonnement, faire de l’huile d’olive la substance première d’un de ses macarons, marier l’Abricot à la pistache ; tant de procédés inédits sortis tout droit de son esprit.

Chaque saison, ces bouchées de bonheur sont revisitées, enrichies de nouvelles saveurs, de nouveaux parfums dont l’essence est puisée dans les cultures qui inspirent Pierre Hermé. Pour preuve, il ouvre sa première boutique à Tokyo, en 1998 avant de fouler les pavés parisiens de la rive gauche au début des années 2000. Conçus comme le temple des plaisirs sucrés, les enthousiastes en quête de plaisir ne tardent pas à s’y bousculer. Une fois à l’intérieur, l’iris est imprégné de profondes couleurs vives tandis que les narines frissonnent au contact du fumet délectable qui s’échappe des vitrines. L’expérience est intense quand tous les sens y sont sollicités. Et, conscient que « les macarons n’ont que quelques grammes pour mettre nos sens en émoi », il s’attache à composer une symphonie emplie de grâce et de délicatesse, une alchimie du goût dont il semble être à l’avant-garde : une liberté qui lui permet d’allier des contrastes inédits et une architecture épurée qui inspirent nombreux chefs et gourmands.

Au dessert ou à l’heure du thé, la pâtisserie Hermé est une pâtisserie d’auteur, un art de vivre qu’il transmet à tous les adorateurs de l’ataraxie.

La Bougie Diptyque

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Paris, 1961. Trois amis s’associent et ouvrent une boutique au 34 boulevard Saint-Germain. Ils y présentent des tissus avant-gardistes, créés de leurs propre sèves et, une multitude d’objets rapportés de leurs virés à travers le monde. Très vite, ce mic-mac devient un haut lieu de la vie parisienne et, les curieux ne tardent pas à fouler le sol d’un univers culturellement riche, coloré mais surtout inspiré. C’est avec l’idée de parfumer la cire de bougies colorées à la manière de leurs tissus qu’en 1963 ils lancent une bougie parfumée.

Bienvenue dans un monde où une effluve inimitable habille l’atmosphère d’une pièce, y laissant planer une ambiance rythmée comme une mélodie. L’adresse ne tarde pas à échapper aux pionniers, se murmurant, comme un secret, de bouche à oreille. Un pot de verre comme un écrin fait à une cire composée de différents dosages de cire végétale et minérale, des mèches dressées une à une manuellement, le tout griffé d’une étiquette ovale calligraphiée à l’encre noire : Desmond semble avoir réussi son pari – servir le sens par l’image, parvenant ainsi à faire conter à chacune de ses créations une histoire. Et, comme tout artefact, l’emballage est souvent reconnu avant le nom car, voilà près de 50 ans que les références des senteurs diptyque rendent hommage à la nature, à travers l’utilisation de matières premières choisies avec minutie.

Le mantra hypnotique des bougies diptyques n’échappe pas à Catherine Deneuve qui semble résumer le mieux cet univers intime et olfactif : « un endroit particulier, un lieu différent, un peu décalé ». Ou quand le luxe rencontre l’oisiveté des journées passées à rêver.

Hôtel Martinez

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L’hôtel Martinez, cet établissement mythique qu’on associe naturellement au festival de Cannes va changer de nom, conséquence du rachat en 2012 par une société qatarie. Le Martinez change de propriétaire mais demeure, à n’en pas douter, une référence en termes de palace de luxe.

Construit en 1927 dans le style Art Déco, rénové en 1988, cette imposante bâtisse est inscrite depuis 2001 à l’inventaire général du patrimoine culturel. Lors du festival de Cannes 2013, les stars et autres badauds s’étonneront surement de voir, accolé au nom de Martinez, ‘Grand Hyatt’, ce géant parmi les compagnies hôtelières internationales qui s’est vu confier la gestion de cette institution. Néanmoins, l’hôtel garde les caractéristiques qui ont fait sa renommée : 409 chambres dont 27 suites, une plage privée de sable, un restaurant gastronomique 2 étoiles Michelin – La Palme d’Or –, le seul à Cannes. Ce restaurant accueille chaque année, selon une vieille coutume, les membres du jury et son président – cette année, Audrey Tautou est maitresse de cérémonie –  la veille de l’ouverture de la compétitition officielle. Clint Eastwoord, Leonardo DiCaprio et autres Brad Pitt sont autant d’habitués de cet étoilé.En outre, la piscine privée extérieure et le Spa Martinez de 900 m² rendent cet endroit particulièrement prisé des stars et autres acteurs lors du festival. D’ailleurs, Canal+ ne s’y est pas trompé en installant son studio tous les ans depuis 1986 sur la plage privée du Martinez pour le Grand Journal ‘spécial festival de Cannes’.

Avant la création du festival en 1946, l’endroit était plus prisé par des intellectuels comme Paul Valéry ou des industriels comme André Citroën qui venaient s’y ressourcer. Mais depuis, il devint en quelque sorte le lieu de villégiature des stars hollywoodiennes et des égéries du 7ème art avec notamment Liz Taylor, Charlie Chaplin et plus récemment Scarlett Johansson ou Monica Bellucci.

Le Martinez peut être également un lieu de fête. En témoigne le concert que Jamiroquaï a offert aux festivaliers en 2011, des festivaliers excités et ravis par un show haut en couleurs dans les salons du Martinez.Si les propriétaires sont désormais qataris et les gestionnaires américains, nul doute que nombre de stars et autres acteurs passeront leur festival dans ce lieu iconique par excellence.