Le Grand Hyatt Cannes Hôtel Martinez

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Inauguré en 1929, l’hôtel Martinez de Cannes résonne encore des notes de jazz et de la gaieté des Années Folles. Construit dans un style Art Déco, son imposante bâtisse est inscrite depuis 2001 à l’inventaire général du patrimoine culturel. L’hôtel a participé depuis le début de son histoire au conte féérique qu’est le Festival de Cannes. Situé sur le célèbre Boulevard de la Croisette, le palace accueille régulièrement de nombreuses personnalités du monde du cinéma et des médias. Il connaît un changement de nom en 2013, pour devenir le Grand Hyatt Cannes Hôtel Martinez suite au rachat du groupe américain. A quelques mètres du Palais des Festivals et des Congrès, c’est dans ce lieu mythique qu’est décerné chaque année La Palme d’Or. Sans oublier la fameuse montée des marches, le tapis rouge où se côtoient les grandes stars du cinéma.


Sa renommée est également dûe à ses 409 chambres dont 27 suites, sa plage privée la Zplage, et son restaurant gastronomique 2 étoiles Michelin – La Palme d’Or -, le seul à Cannes. Ce restaurant accueille chaque année, selon une vieille coutume, les membres du jury et son président – la veille de l’ouverture de la compétition officielle. Clint Eastwoord, Leonardo DiCaprio et autres Brad Pitt sont autant d’habitués de ce restaurant étoilé. En outre, la piscine privée extérieure et le Spa Martinez de 900 m² rendent cet endroit particulièrement prisé des stars et autres acteurs lors du festival.

Avant la création du festival, l’endroit était plus prisé par des intellectuels comme Paul Valéry ou des industriels comme André Citroën qui venaient s’y ressourcer. Mais depuis, il devint en quelque sorte le lieu de villégiature des stars hollywoodiennes et des égéries du 7ème art avec notamment Liz Taylor, Charlie Chaplin et plus récemment Scarlett Johansson ou Monica Bellucci. Le Martinez peut être également un lieu de fête. En témoigne le concert que Jamiroquaï a offert aux festivaliers en 2011, des festivaliers excités et ravis par un show haut en couleurs dans les salons du Martinez. Si les propriétaires sont désormais qataris et les gestionnaires américains, nul doute que nombre de stars et autres acteurs passeront leur festival dans ce lieu iconique par excellence.

Le Canard au Sang, Emblème de la Tour d’Argent

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Nombreux sont les patronymes pour nommer cette recette de canard présentée en deux services. Cette spécialité normande, est mise au point selon des règles strictes qui se doivent d’être respectées pour en obtenir l’appellation, un procédé honoré à la lettre quai de la Tournelle. Le caneton doit être étouffé, cuit saignant, les aiguillettes doivent être levées et la carcasse doit être pressée pour en extraire le sang qui sera ensuite lié à la sauce. Ce processus prédéfini a été réalisé plus d’un million de fois sous la coupole octogonale du restaurant la Tour d’Argent.

C’est au XIXème siècle, que Frédéric Delair, rouennais de naissance apporta ce qui aujourd’hui, reste l’indétrônable spécialité d’un des restaurants les plus prestigieux de Paris. Rive Gauche sur le quai de la Tournelle, chacun sait que le Maître d’Hôtel, pourrait être le fameux canard à la rouennaise, codifié au sein même des murs du restaurant. Ce plat historique fut servi à des figures emblématiques de ce monde, tel le prince de Galles Edouard VII en 1890, ou encore l’empereur Hirohito en 1921. La surprenante particularité des glorieux palmipèdes de la Tour d’Argent reste la numérotation à partir de 1890 de chaque canard sacrifié lors de la cérémonie de découpage. Chaque semaine, 250 canetons sont préparés par les cuisiniers de la Tour d’Argent, si le roi Alphonse XIII dégusta le numéro 40.312, en avril 2003 la Tour des noces de la chère et de l’esprit a fêté le millionième canard.

Déjà vantée par l’écrivain et journaliste gastronomique Courtine début 1900, tournée en poème par Lauzieres de Themines ou aujourd’hui préparé par un Maître Canardier, la recette du canard au sang traverse les époques. Une véritable formule gastronomique, ode à la cuisine traditionnelle française. « Comme peignait Claude Monet, avec le recul du jugé et la précision du mathématicien et ouvrant d’une main sûre à l’avance toutes les perspectives du goût » écrivait Léon Daudet pour décrire la virtuosité des maîtres queue de l’époque. La Tour d’Argent possède non pas seulement une incroyable vue sur Notre Dame de Paris ainsi que l’Ile de la Cité, mais bien une partie de l’histoire de France dans son assiette. Comme le suggère le dernier vers du marquis de Thémines « Allons donc tous au quai de la Tournelle, si nous voulons nous pâmer en mangeant. »

Le Cappon Magro, le Plat Signature d’Alain Ducasse

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Démocratisé en France par Ducasse, le Cappon Magro est un plat riche en saveurs qui nous vient du XVIe siècle. Servi en entrée et se dégustant froid, le Cappon Magro se compose d’une galantine de poisson, de légumes assaisonnés, le tout agrémenté d’une sauce et présenté en terrine. Pour ce plat qui nécessite une préparation la veille du service, Alain Ducasse réinterprète le dressage ancestral et lui donne un nouveau souffle contemporain et élégant. Laissant de côté la sophistication, Ducasse en revient à une cuisine brute, simple, la salade subtilement déposée sur une base de biscuit, surmontée d’un mélange de légumes et de fruits de mer. Ce plat signature est devenu au même titre que la cookpot, un incontournable de chez Alain Ducasse, une combinaison simple, mais parfaite, d’héritage, de savoir-faire et de produits authentiques et frais. Au travers de sa cuisine authentique ainsi que de ses interprétations sans superflus, Ducasse défend ce qu’il se plaît à nommer, la simplicité des saveurs originelles qui se défendent d’être originales. L’incontournable, faire du bon avec du simple, ce qui pour lui est le nouveau luxe car  « L’étonnement, des fois, est dans les choses les plus simples. Enfin, est ce que le nouveau luxe ça ne serait pas la simplicité? ».

Des 23 restaurants et 3 auberges estampillés du nom Ducasse,  tous sont  différents et brillent du savoir-faire du natif des Pyrénées-Atlantiques avec une carte exceptionnelle, une haute technicité dans l’exécution des gestes en cuisine, le tout avec un mot d’ordre, la sublimation du produit, tout en le respectant. Pour chaque restaurant ou auberge, la cuisine proposée est en synergie avec son terroir et l’endroit où il se trouve, cependant, quelques plats demeurent à la carte quoi qu’il advienne. Ces plats d’exceptions faisant partie intégrante de la ligne éditoriale du chef, le plat de fête qu’est le Cappon Magro fait partie de ces fameux plats dits « signature » et demeure une véritable icône de la cuisine « made in Ducasse ».

Alain Ducasse, au sommet de son empire est aujourd’hui, un des hommes d’affaires, mais surtout un des chefs les plus internationalement connu pour sa cuisine moderne et originale; au centre de ses concoctions, ses spécialités ou comme il les appelle, ses plats signatures, tout comme le Cappon Magro, sont des mets incontournables revisités par le chef aux multiples étoiles tel un directeur artistique car comme Ducasse le dit lui même, « le consommateur aujourd’hui, il est infidèle, il est zappeur, donc il faut le séduire par des choses différentes ».

Moët & Chandon Champagne : Une Alliance de L’Excellence

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Afin de marier artisanat, innovation et créativité, la maison a fait appel à Yannick Alléno, 3 étoiles au Michelin, pour parfaire un parcours gustatif. L’idée n’est plus de composer les mets et d’associer le vin à ceux-ci mais au contraire, de faire du champagne l’inspiration culinaire nécessaire au chef. Pour lancer ce partenariat, l’audacieux chef étoilé offre une série de recettes, du débutant à l’expert, à découvrir en ligne afin donner une mise en bouche de l’événement incontournable de cette rencontre.
« Je veux signer un nouvel art de vivre, un art de vivre qui restaure les codes intemporels, qui leur donne un nouveau lustre, un nouvel éclat, une nouvelle saveur. » Yannick Alléno, dans le plus grand respect de la noblesse de la tradition et de siècles de savoir-faire unis au souci constant de l’innovation présentera « Le & » du 9 juin au 9 juillet 2014 à L’Orangerie, propriété privée du domaine Moët & Chandon à Épernay, en compagnie du chef des caves Moët & Chandon, Benoît Gouez. Cette expérience gustative à quatre mains sera séquencée en quatre temps forts autour des quatre classiques de la maison. Le Moët Impérial débute cette mise en scène autour d’un comptoir salin ; le chemin se poursuit avec le Millésime 2006 associé au Grand Vintage Collection 1985 qui se dévoilera dans une cuisine ouverte Molteni spécialement conçue pour l’occasion. Le Moët & Chandon Grand Vintage 1999 amènera ensuite au point d’orgue de cet orchestration : le Moët Impérial dans une apothéose de notes sucrées. En somme, cette série d’accords dorés associés à des mets aux saveurs originales et subtilement choisies ne peut que surprendre l’appétit des plus grands amateurs comme des plus fins connaisseurs.

Krug en Capitale III

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Afin d’atteindre l’excellence, il propose une création unique basée sur deux cuvées spéciales : la Krug Grande Cuvée, signature de la maison et le Millésime nommé « la cuvée des circonstances » du fait de son attachement à une année spécifique. Les règles qui régissent la construction de ce palais des arômes ont été consignées dans un carnet de couleur cerise noire qu’avaient évoqué les écrins de cuir de Moynat.
Développant l’univers du luxe perfectionniste aux détails soignés dont la maison est héritière, Krug Champagne organise pour la troisième année consécutive un dîner associant à l’occasion la gastronomie, le design et la musique pour un tour des sens vertigineux. L’escapade débute sur la terrasse privative du Plaza Athénée, au 8è étage. Comme les années précédentes, le célèbre palace rive gauche les accueillant est en construction, une façon de livrer une touche d’exclusivité aux amateurs du Champagne Krug. De cette vue époustouflante sur les toits de Paris et la Tour Eiffel et entourés d’un décor mis en scène par l’artiste Sébastien Léon, les quatorze convives d’un soir dégusteront le raffinement des mets du chef étoilé Alain Ducasse lors d’un menu aux notes emblématiques de Krug Grande Cuvée. Les inscriptions débutent le 1er Mars dès 10h quand la soirée d’exception se déroulera du 9 Avril au 23 Avril 2014, pour un moment riche et précieux à savourer avec volupté.

Le Park Hyatt Paris-Vendôme : l’Édifice De La Volupté

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Désirée par Louis XIV, dessinée par Mansart et Boffrand, la place Vendôme concentre rapidement les grandes maisons de mode et du luxe. Au 5 rue de la Paix, se tenait la maison de couture de Monsieur et Madame Paquin ; fondée par Jeanne Beckers et Isidore Jacobs dont l’immense renom participa au rayonnement. C’est dans une réunion de cinq immeubles haussmanniens qu’en 2002, l’établissement Park Hyatt Paris-Vendôme voit le jour, pour renouer avec le fil d’une tradition mondaine et bruissante. Premier palace à ouvrir à Paris depuis plus de cinquante ans, c’est sans tapage qu’il affiche des espaces respirés et inspirés, dérobés derrière une façade classée. Sobre, ornée de médaillons, la façade du palace encadre l’entrée cochère de deux gracieuses cariatides sculptées dans la pierre. Un extérieur typique de l’opulente architecture du Second Empire au sein duquel se déploie un cadre contemporain fluide, raffiné et chaleureux sous le talent de l’architecte Américain Ed Tuttle. Celui-ci s’est vu confié l’agencement et la décoration de l’édifice et, de cet héritage de l’élégance Louis XVI jusqu’à la haute facture de l’art déco, compose un chic contemporain parisien immédiatement enchanteur. Des références et des proportions à la française qui usent et abusent des lignes et des matériaux traditionnels qui font le charme de Paris : pierre de Paris, bronze, acajou, et textiles riches et retenus, harmonisés autour de couleurs apaisantes et radieuses. Apprivoisé par les hôtes venus du monde entier, ce grand hôtel entretient là l’héritage des palaces de l’ancien temps : le culte de l’incognito. Un rendez-vous implicite et décloisonné, entre fleurs blanches et flammes rouges.
 

Tant il se doit d’abriter des évènements mondains, des soirées glamours, et des galas de charité, c’est dans ces plans que le Park Hyatt Paris-Vendôme abrite l’essence de la magnificence. A travers la mise en valeur conceptuelle d’une collection d’art contemporain unique, sept toiles d’Ed Paschke, des œuvres d’Irmgard Sigg ou encore de Llyn Foukes pour ne citer qu’eux, courtisent la clientèle. Sur les poignées de portes des chambres et des suites, ce sont les sculptures-signatures en bronze de Roseline Granet qui se saisissent à pleine main. Les couloirs tendus de chenille de soie vivifient les sens de leur sophistication. Une indéniable volupté. Pensé comme une résidence privée, non comme un lieu de passage, le palace évite les protocoles classiques et parfois intimidants inhérents aux établissements 5 étoiles. Au total, ce sont 153 chambres dont 43 suites qui promettent un rêve voluptueux et inoubliable. Dans chacune d’elles règne comme une impalpable perfection. L’édifice tout entier se tourne vers le plaisir et l’avènement des sens : une table étoilée, le Pur’ savamment orchestrée par le très créatif Chef Jean-François Rouquette – un second restaurant – Les Orchidées –, un bar, un Spa avec sauna, hammam, jacuzzi et salle de gym… Et comme note finale à cette expérience sensorielle singulière, Blaise Mautin signe une séduisante olfaction ; autour du cuir de Russie, du patchouli poudré et de l’orange de Floride, c’est l’indicible parfum du palace qui nous enivre, à peine avons-nous pénétré l’édifice de la volupté.

La Malle Macaron par Moynat

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Moynat a toujours eu son chic pour sublimer l’appétit particulier de la gastronomie française : que ce soit la récente création pour le chef étoilé Yannick Alléno en passant par le tronc de pique-nique imaginé en 1907 pour être monté sur un vélo, la maison Parisienne ne cesse d’inventer une nouvelle façon de se délecter. Un jour que le directeur de la création, Ramesh Nair flânait au cœur du quartier commerçant de Paris, c’est la vue de la pâtisserie de Pierre Hermé qui le frappa d’une inspiration sans précédent. De là, il pense la Malle Macaron : une boîte insolite et unique faite pour y déposer, en cercle du soleil, les gourmandises. La forme, Ramesh Nair la puise dans L’Entrepneu, une malle à Chapeaux dessinée par Moynat en 1905 – conçue pour entrer dans l’emplacement de la roue de secours d’une automobile.
Pour la Malle Macaron, il reprend la structure formée sur un moule de sycomore, dont chaque composant est tracé à l’aide d’une boussole pour obtenir la symétrie parfaite. Un objet d’une rare beauté, finement ouvragé : l’extérieur est recouvert de cuir tanné végétal de couleur Cassis, évoquant largement la couleur de Pierre Hermé. Pensée pour contenir des gemmes comestibles, la malle est un jouet cacheté des emblèmes de la Maison. Poétique à souhait : son couvercle s’ouvre en deux feuilles, comme les ailes d’une coccinelle, révélant un plateau serti de 64 délicates tasses d’émail, dont chacune contient un macaron bijou.

Les Looks 60’s des Années Drugstore

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Les minets ou les blousons dorés : tout est parti d’une virée nocturne de Marcel Bleustein-Blanchet dans Manhattan, en 1949 : « Je m’étais attardé chez des gens pour affaires. A minuit, je me suis retrouvé dans la rue sans avoir dîné, perdu. J’ai soudain aperçu la lumière d’une petite boutique. J’y suis entré pour demander mon chemin. En deux minutes, j’ai pu me procurer un hamburger, une brosse à dents, un journal, un paquet de cigarettes. Pour obtenir la même chose à Paris, il m’aurait fallu dénicher un bureau de tabac, entrer dans un café, et renoncer à la brosse à dents, faute de pharmacie ouverte. Là, à minuit, j’avais tout sous la main. » Sur la devanture, on y peut lire drugstore. Six ans plus tard, Publicis transfère son siège social au 113, Avenue des Champs-Elysées. Au même moment, Marcel se lance. La nouvelle agence ouvre sur la position d’un palace fané – l’Astoria – dont la monumentale salle de restauration ferait un excellent drugstore. Comme ont marqué les « Incroyables » ou les « Parnassiens », MMB prévoit la même pour la race des Drugstoriens.

La bande du Drugstore des années 60, ce sont ces jeunes, plutôt fortunés, qui érigent le « Drug » pour QG. Sur les Champs-Elysées plus qu’à Saint-Germain-des-Prés, une tribu de minets, toujours en avance, communie dans l’anglomanie ; sur fond de musique anglo-saxonne, c’est ce haut-lieu de la vie Parisienne qui leur sert d’écrin. S’il faut changer le monde avec des flingues, eux, leur préfèrent les fringues et, en imposant leur appartenance à un style bien défini, les minets se forgent leur propre culture vestimentaire. Chez les minets, la ligne est très pure, et outrageusement propre. L’équation : pantalon serré en velours, gabardine, mini-shetlands, mocassins Weston et casquette de collège anglais. Ils usent du noir avec un goût pour le blanc éclatant ; les vêtements sont simples, mais près du corps. Les cheveux, les garçons les portent mi-longs avec la raie sur le côté ; pour les filles, cheveux longs et frange. Sur le nez, les activistes en tricot ne sortent jamais sans leur paire de Ray Ban. Jamais une génération n’aura autant matérialisé les changements socioculturels au sein de l’habillement ; arborant leur apparence comme un emblème de contre-culture.