Le Plaza Athénée : Un Palace Nommé Désir

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En 1911, les palaces fleurissent sur la côte Est de la France. Jules Cadillat décide de poser, avenue Montaigne, les fondations de l’Hôtel Plaza ; non loin, se décide l’installation du Théâtre des Champs-Elysées. Pensé comme l’endroit où passer, après un spectacle, la soirée, l’un ne va sans l’autre. 1913, l’un ouvrira le 31, l’autre le lendemain. Oui mais voilà, les histoires légendaires ne sont jamais plates. La marque Plaza est déjà utilisée et, un concurrent menace d’attaquer la société de l’hôtel. Ce fut Emile Armbruster, directeur général de l’époque, qui donna alors le cachet qui, peut-être, manquait : Athénée, le Plaza Athénée, voilà un sceau. Le 20 avril, il est inauguré. Naturellement, maîtres de la musique, compositeurs ou interprètes s’y rendent. Sans doute, la vue panoramique, qui s’étend de l’Avenue Montaigne à Montmartre, a contribué à en faire le lieu à la mode, l’endroit où il faut être pour un verre ou pour un séjour.

Au fil des années, sa réputation traverse les frontières. L’hôtel, lui, change de propriétaire. Mis en vente après la Grande Dépression de 29, on voit ses portes closes de 1934 à 1936. Les chambres du 7ème étage deviennent alors des studios, communicants ou non, loués au mois. Cette année-là, le restaurant Le Relais Plaza, aujourd’hui primé de trois étoiles au Michelin, fut réalisé par l’architecte et décorateur Constant Lefranc. Mais trois ans plus tard, Paris est occupé, le Plaza Athénée réquisitionné. Au risque de leur vie, le personnel transfère, secrètement, linge, vin, tapisseries et argenterie en sécurité, dans une maison privée de la rue Quentin-Bauchart. 

Lorsque Christian Dior, en 1947, inaugure sa boutique avenue Montaigne, la clientèle change. La nouvelle ère débute et fait de cette voie celle de la Haute Couture. Le palace, qui d’ailleurs est l’un des premiers à recevoir cette distinction en 2011, devient celui de la mode et de l’art. L’endroit est comme l’idéal de tout hédoniste. En 2008, l’Institut Dior y trouve une place et, le SPA lègue au Plaza Athénée une aura béate de confort et d’attention. Grace Kelly, Gary Cooper, la famille Ford ou Kennedy, tous y séjournent et incontournable, l’hôtel prouve son exception. L’esprit d’innovation des dirigeants successifs en a fait un standard de qualité, d’excellence, de savoir-faire gastronomique, et, de raffinement tant la nouvelle décoration allie l’élégance de la tradition à la modernité. En 2010, il est le premier à être labellisé « entreprise du patrimoine vivant ». Et voici que ce monstre de perfection fête son premier siècle en grande pompe. Le Palace de demain prouve qu’il faudra compter sur lui, avec délice.

Le City Guide Louis Vuitton 2013

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Plus que de simples guides de voyage ; de véritables cartes au trésor vous menant vers les plus belles découvertes : mode, luxe, littérature, gastronomie, rien n’est oublié et l’envie de lister consciencieusement tous les établissements référents se fait impérieuse. Ces ouvrages sondent tout simplement l’âme d’une ville en faisant découvrir ou redécouvrir des lieux inconnus mais aussi et surtout méconnus. Ce n’est pas moins d’une cinquantaine de journalistes et d’écrivains qui participent à ce projet chaque année. Mais les City Guides, ce sont aussi de véritables petits bijoux travaillés et aux finitions scrupuleuses : un design chic, coloré, avec une couverture en cuir imprimée du célèbre logo de la marque.

Les éditions 2013 font escale cette année à Tokyo, San Francisco, New York, Paris ou encore Saint-Germain-des-Prés. A travers la caméra du réalisateur Romain Chassaing, on y découvre quelques fameuses adresses. Chaque nouvelle parution est également l’occasion de donner la parole à une personnalité de la ville – ébéniste, cantatrice, star du 7e art…

Les City Guides de Louis Vuitton savent se rendre indispensables autant pour les voyageurs que les touristes mais aussi pour les gens qui y vivent.

Christopher Bailey

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 « J’ai un immense respect pour la tradition et l’artisanat d’art et j’essaie, dans tout ce que je fais, d’avoir cette attention pour les détails » – Christopher Bailey

Claridge’s, Londres

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“Ce n’est pas que je souhaite mourir… mais à ma mort, je ne veux pas aller au paradis : je veux aller au Claridge’s !” rêvait l’acteur américain Spencer Tracy. Une institution datant du 19e siècle située en plein cœur de Mayfair où ont séjourné Audrey Hepburn et Carry Grant. En 1951, Katherine Hepburn insistait pour porter un pantalon en public, ce qui n’était pas du goût de l’époque. Ayant reçu l’interdiction d’accéder au lobby du palace londonien, elle utilisera l’entrée du personnel !

A la longue liste des visiteurs de marque, la famille royale qui a ses habitudes au Claridge’s, aussi appelé le deuxième Buckingham ! On compte aussi l’impératrice Eugénie et des créateurs de mode : Tom Ford, Diane Von Furstenberg qui a signé le décor d’une suite ou encore Marc Jacobs qui s’inspirera du personnel du Claridge et de certains de ses hôtes pour un de ses défilés.

Car le Claridge’s a de quoi séduire. Outre son légendaire afternoon tea, on succombe à son style année 30. Le Claridge’s bar et son ambiance art déco, le « ballroom », le fumoir… sont autant de bonnes raisons de se plier à la dernière volonté de Spencer Tracy !

Miuccia Prada

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« Je veux faire des vêtements qui sont beaux, bien sûr, mais aussi des vêtements qui sont intéressants, réfléchis et à leur place » – Miuccia Prada

La Standard Chair de Jean Prouvé Prend des Couleurs

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Jean Prouvé, le ferronnier d’art autodidacte, tantôt architecte, tantôt urbaniste, est rappelé à la vie par la Galerie Patrick Seguin et Vitra Home. 

Dès les années 50, Prouvé était le chef de fil du design industriel. 1956, l’Abbé Pierre fait appel à ses lignes, simples et élégantes, pour lui dessiner La Maison des Jours Meilleurs ; installée la même année sur le quai Alexandre III, à Paris. Il sera aussi un des concepteurs, méconnu, du palais omnisports de Paris-Bercy. Bref, Prouvé prouve que le prodige ne s’apprend pas : il s’exerce. Il se forme près de son père, Victor Prouvé, un des contributeurs de l’art nouveau, ce mouvement né comme réaction aux dérives de l’industrialisation croissante. 

Pourtant, l’ironie de la vie fait de Jean un des initiateurs de l’art-industriel : ses meubles constituent le « Génie du mobilier industriel ». La chaise Anthony incarne le mythe même. Sa volonté d’allier fonctionnalité, économie et production en série, le tout taillé dans du chêne et de l’acier aux lignes épurées, concourent à mettre en scène l’esthétique industrielle. En plus de conduire toute une génération d’architecte ; en plus de donner à l’acier une douceur, une âme, un charme ; Prouvé pense l’ergonomie. La Standard chair permet une parfaite répartition du poids, une adaptation universelle du buste à l’objet. La complexion de l’homme à sa création : la robustesse et la sensualité réunies en une révélation pratique, suintant gentiment l’enfance. Créée dans son atelier nancéen, elle reste culte de simplicité et d’ingéniosité.

Après avoir meublé les chambres universitaires de la ville d’Anthony, ces meubles habillent aujourd’hui l’’intérieur, des grands salons parisiens aux bureaux les plus luxueux.
Encore commercialisée, pour un prix avoisinant les 500 euros, elle existe en plusieurs coloris. Pour la version originale, c’est une autre histoire de 0.

Le Thé Kusmi

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L’hiver s’installant progressivement, les fêtes de fin d’année se préparent déjà : l’instant Kusmi tea est à son zénith. Ces fameux thés procurent à chacun le réconfort, la chaleur de la Russie fantasmée et folkorique. Les recettes, tenues secrètes, allient bergamote, épices et agrumes pour un instant envoûtant et rêveur. Imaginées par Pavel Michailovitch Kousmichoff à Saint-Petersbourg en 1867, ces saveurs chatouillaient déjà les papilles des tsars à la cour impériale. Aujourd’hui c’est aux gourmets, esthètes et amateurs de thé que Kusmi tea s’adresse, se présentant comme un produit de luxe, de choix et même de beauté : la création de la gamme Détox, Sweet love, ou Boost promet l’union du glamour et du bien-être à ses consommateurs. 

On ne peut parler de Kusmi sans s’émerveiller du caractère esthétique de ses précieuses petites boîtes d’emballage. Le style princier s’exprime jusqu’aux sachets en mousseline de coton qui permettent aux feuilles entières de se déployer lors de l’infusion. Au style baroque et foisonnant, chaque coffret arbore une couleur particulière en fonction du thé qu’il renferme, offrant un bel éventail multicolore à son collectionneur. Véritables écrins renfermant des saveurs presque divines, les thés Kusmi sont de véritables bijoux.

Bougies Parfumées par Diptyque

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On peut s’inspirer du proverbe japonais, « la vie est une bougie dans le vent », pour clamer qu’aujourd’hui, « Diptyque est la bougie dans le vent ».
Créée par un trio d’amis à l’âme créative et artistique, la marque propose une ligne de bougies parfumées fabuleuse. Les senteurs s’inspirent de la nature et du souvenir, entre mélancolie et délicatesse. L’art de cet artisanat du luxe est de sélectionner les plus nobles et précieuses matières premières pour offrir un univers olfactif magique et intense. L’art du contenant est aussi remarquable: la sobriété ainsi que l’élégance sont la signature de Diptyque. D’inspirations florale, fruitée, boisée, herbacée ou même épicée, les bougies Diptyque proposent une gamme large de senteurs dans lesquelles chacun retrouvera un souvenir choyé et intime. George Sand n’écrivait-elle pas « le souvenir est le parfum de l’âme »? 
Enfin, on peut annoncer que Diptyque fête en ce moment ses 50 ans de création : la marque inaugure un assortiment éphémère aux senteurs d’hiver et ambrées. Leur habit graphique et coloré atteste une collection festive et originale pour cette nouvelle année.

Quand Alber Elbaz Crée…

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“La main, c’est le toucher de la matière… ce que j’aime plus que tout. D’abord elle est unique, c’est celle du couturier, puis plurielle avec tout l’atelier. J’imagine une histoire mais elle s’écrit à plusieurs” Alber Elbaz

Les 160 Ans du Bon Marché Rive Gauche

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Quoi de mieux qu’une icône pour célébrer un emblème ? Le Bon Marché Rive Gauche, « cathédrale du commerce moderne (…), faite pour un peuple de clientes »[1], créé en 1852 par le couple avant-gardiste Marguerite et Aristide Boucicaut, souffle cette année ses 160 bougies.

Pour cette occasion hors du commun, Catherine Deneuve, invitée d’honneur de ce légendaire anniversaire, est mise en scène par l’illustratrice Marjane Satrapi – dans 10 dessins faisant revivre l’esprit Rive Gauche et dont les vitrines se pareront – ainsi que par le réalisateur Loïc Prigent, dans un documentaire exclusif diffusé dans une salle de cinéma éphémère installée au rez-de-chaussée de ce monument institutionnel.

Mais la célébration ne s’arrête point-là. Fendi et son fameux sac « Baguette », Jean Paul Gaultier et son emblématique marinière, Repetto et ses incontournables ballerines, Burberry et son célèbre Trench Coat, Jérôme Dreyfuss et son cultissime « Billy », pour ne citer qu’eux ; en tout, pas moins de 160 Maisons de prestige rendent hommage au temple du luxe et de la modernité en recréant exclusivement pour l’événement leurs objets iconiques. Éditions limitées, pièces exclusives et rééditions uniques, cette collection apoplectique, intitulée Les Exclusifs, est une véritable déclaration à l’esprit libre et novateur de ce lieu d’exception.

Au fil de diverses expositions, dans une mise en scène incroyable, ce grand magasin nous emmène dans son univers où magie, créativité, audace et raffinement règnent en maître. L’histoire et le patrimoine du Bon Marché sont mis à l’honneur, des motifs historiques issus de ses archives sont ravivés et donnent ainsi naissance à une collection dédiée et signée, pour la première fois, le Bon Marché.


[1] Emile Zola, Au Bonheur des dames.