Hennessy Very Special : retour sur la Collaboration Hennessy Vhils.

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S.G. : Parlez-nous de votre première visite de la maison Hennessy à Cognac ?

Vhils : Lors de ma première visite à Cognac, j’ai été particulièrement enthousiasmé par le nombre de points communs entre mon travail et celui de Hennessy. La maison Hennessy comme moi, nous travaillons des matières premières auxquelles le temps seul peut donner ce caractère exceptionnel. J’aime à croire que creuser dans les couches du temps, ce n’est pas revenir en arrière, mais plutôt faire remonter à la surface des couleurs, des dessins, des lettres du passé pour les rendre visibles.

 

S.G. : Quelle a été la première étape de votre démarche pour réaliser la bouteille Very Special édition limitée 2018 ?

Vhils : Pour moi, la procédure naturelle a été de me plonger dans les archives de la maison. Riches en symboles et en découvertes fascinantes… Quand j’ai découvert l’histoire derrière Hennessy, j’ai réalisé que cette collaboration correspondait parfaitement à mon art et à mes idéaux. J’ai repoussé les limites pendant 10 ans, mais ensuite j’ai réalisé que Hennessy le faisait depuis plus de 250 ans ! La sérénité de la tradition, un savoir-faire hors du commun et une ouverture sur le monde ! Qu’il s’agisse d’exposer la nature d’une ville ou de mélanger un Cognac parfait, pour nous deux, l’essentiel est le temps. Vous devez l’attendre, le laisser faire son travail, puis travailler avec les couches que le temps a façonné. Il n’y a pas d’accélération du processus et il y a toujours un élément de prise de risque. Et c’est là que se forge tout l’aspect d’un cognac rarissime.

 

S.G. : Qu’est-ce qui vous rassemble, vous et la maison Hennessy, selon vous ?

Vhils : Pour Hennessy, mon approche à l’égard de mon art est une métaphore appropriée de l’art de la fabrication du Cognac : tous deux nous nous appuyons sur la force imprévisible et immuable du temps et des éléments. Pour chacun d’entre nous, le processus créatif est une quête poétique pour rendre visible l’invisible. Rendre le cognac iconique. 

 

S.G. : Il y a une véritable obsession au temps dans votre oeuvre, autre point commun avec le cognac ?

Vhils : Le cognac est par nature une œuvre qui nécessite du temps. Il faut également être capable de tenir dans le temps une création. Que 10 ans, 50 ans, 100 ans plus tard, cette création soit la même. Identique. Immobile. Capable de transcender les goûts et les nouveaux savoir-faire. Là, la maison confronte ces piliers avec le travail artistique qui par nature est un bon capteur du temps. Elle met face à face des icônes de la création actuelle avec une icône qui remonte pour certains flacons au début du XIXème. Le savoir-faire, manuel, le respect de la tradition, en sont d’autres. Ce ne sont pas les seules.

 

S.G. : Quels symboles avez-vous identifiés et représentés sur la bouteille ?

Vhils : Pour Hennessy Very Special, il y a tout d’abord l’ultime symbole Hennessy : le bras armé. Il y a aussi sur l’étiquette les grappes de raisin qui viennent de la vigne, élément clé d’un cognac original. Il y a un visage aussi que vous verrez mieux quand vous reculez ou avec l’appareil photo de votre mobile, certains visages que vous voyez mieux qu’à l’oeil nu. Ce cognac se déguste de la même manière, sous différentes enveloppes. Vous avez après ce que l’on appelle le damier sur la capsule de la bouteille. Il y a aussi d’autres codes de la maison qui sont utilisés comme les trois étoiles qui est le nom original du Hennessy Very Special.

 

S.G. : Quelles techniques ou matières avez-vous utilisées pour cette bouteille ?

Vhils : Pour la bouteille Hennessy Very Special, je n’ai pas utilisé mon marteau-piqueur mais j’ai repris mes techniques sérigraphiques habituelles. En effet, j’ai ajouté de l’encre et de l’acide sur le papier afin de créer une oeuvre texturée, dynamique, constellée de noirs et de jaunes profonds, évoquant un cognac tout en nuances et lumières. 

 

S.G. : Une exposition a été créée pour cette collaboration, pouvez-vous nous dire ce que l’on y trouve ?

Vhils : L’exposition démarre par les archives qui ont nourri mon travail. J’ai dressé un parallèle entre les pierres des murs de Lisbonne et les pierres lithographiques qui étaient utilisées pour produire les étiquettes Hennessy au XIXe siècle. Dans les œuvres en papier et métal que j’ai réalisées, on retrouve les symboles d’Hennessy, le bras armé, les 3 étoiles, les grappes de raisin, le damier, entre autres éléments iconographiques du passé, bien entendu revisités, remixés subtilement. 

 

S.G. : On dit de vous que vous êtes un artiste qui aime expérimenter. Qu’en pensez-vous ? 

Vhils : J’aime bousculer les certitudes, en questionnant ce qui est visible de ce qui ne l’est pas. On peut y voir aussi un message social. On n’aurait pas tort. Il y a aussi ce polystyrène, des extrusions de mur. De face, c’est comme si le visage venait nous parler. De côté c’est une skyline, en écho au côté urbain de mon travail. Il y a toujours plusieurs niveaux de lecture. Je joue, j’expérimente, avec mon équipe. Ce qui me caractérise en dehors de mon histoire dans l’art urbain, je dirais que c’est ma capacité à savoir expérimenter. Je transforme, détruis, reconstruis, réinvente. Je tords la réalité et en fait autre chose… Mais Hennessy porte aussi en lui cet héritage — repousser les limites, réinventer sans cesse la sublimation du cognac, faire de son passé le tremplin vers un futur où le cognac devient icône plutôt qu’archive… 

 

S.G. : Avez-vous apprécié la collaboration pour la bouteille Very Special édition limitée 2018 d’Hennessy ?

Vhils : Je savais que Hennessy travaillait avec des street artistes depuis plusieurs années déjà. Ils m’ont donné la liberté de créer ce que je voulais. J’ai eu accès à leurs archives et j’ai pu visiter Cognac pour mieux comprendre l’impact que cette industrie avait eu sur la communauté locale. Donc c’était une aventure très intéressante pour moi. C’était une vraie collaboration car outre la bouteille édition spéciale, j’ai créé plusieurs œuvres suite à ce que j’ai découvert dans les archives. Hennessy soutient également plusieurs de mes projets personnels dont mon exposition à Paris et mon studio. Ils respectent vraiment l’identité de mon travail. J’ai ainsi essayé de transmettre ce respect mutuel, cet échange d’identités dans cette nouvelle carafe. Une harmonie entre lumière et design urbain, en somme. 

Propos recueillis par Sébastien Girard

 

L’exposition « Make the Invisible Visible » sera accessible lors des Journées Particulières les 12, 13 et 14 octobre prochain. À l’occasion de ce week-end exceptionnel, la Maison Hennessy propose de découvrir plusieurs lieux dont certains sont habituellement fermés au public. En plus de l’exposition de Vhils vous pourrez ainsi découvrir les Visites Hennessy, véritable plongée dans les coulisses de la Maison avec une expérience immersive sur l’art de la sélection dans le Chai du Fondateur. Également à l’honneur, le Château de Bagnolet, ancienne demeure de la famille Hennessy, dont le jardin d’hiver a été restauré en 2018 en faisant appel à des métiers d’art. Enfin, pour la première fois, la Maison Hennessy va ouvrir au public le nouveau site d’embouteillage de Pont Neuf, inauguré en 2017. Inscriptions dès le 22 septembre sur www.lesjourneesparticulieres.fr

Les Folles Rencontres du Crillon 

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Le Crillon fourmille de petites histoires sur ses hôtes de prestige. Alors lorsque pour la première fois de son histoire le Musée Grévin autorise la sortie de 17 de ses illustres statues de cire, c’est à Emanuele Scorcelletti qu’il confie la mise en place d’une exposition très particulière. Du 18 Septembre au 25 Novembre 2018 ‘Les Folles Rencontres du Crillon’ célèbrent ainsi les noces de coton de la réouverture du chef d’oeuvre de la Place de la Concorde — une réouverte tout en beauté et décontraction ! 

 

Juillet 2017. Le Crillon rouvre ses portes après ce qui est tenu pour être un ‘ravalement de beauté’. Cet écrin de luxe et de savoir-recevoir, jadis décrit par Salvador Dali comme le « symbole du raffinement parisien », est aussi un hôtel légendaire. L’un des plus anciens hôtels au monde fut ainsi la maison de passage pour nombre d’artistes — Piaf, Hendrix ou encore Hemingway : voilà que le photographe Emanuele Scorcelletti compose aujourd’hui des rencontres loufoques et rêvées entre ces personnalités hors norme… 

 

Du Général de Gaulle à Louis de Funès, d’Édith Piaf à Madonna, les ors du cinq-étoiles content une nouvelle histoire à partir de légendes bien gardées. L’interprète de ‘La Vie en rose’ aimait par exemple pousser la chansonnette dans l’ancien bistrot de l’hôtel, qui se trouvait au sous-sol. Au bar Les Ambassadeurs, qui souvent accueillait Ernest Hemingway ou Charles Aznavour, Mick Jagger reprend sa position sur le zinc — le leader des Rolling Stones aimait y chanter haut perché ! Quelques mètres plus haut, la suite Bernstein, avec sa terrasse privée offrant une vue imprenable sur le Grand Palais et la Tour Eiffel, sert désormais de scène à un Jimi Hendrix survolté ! Oui, les ‘Folles Rencontres du Crillon’ auront de quoi générer de drôle de souvenirs.

L’Urinoir de Duchamp, l’Oeuvre Qui A Redéfini l’Art

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Entre 1913 et 1915, Marcel Duchamp s’interroge sur le fondement même de l’art et décide d’en appeler à l’oeil et au sens critique du spectateur. Fervent défenseur de l’individualisme, Duchamp choisit de transformer un objet des plus usuel en œuvre d’art – Comment se fait-il ? En déplaçant l’urinoir pour le re-contextualiser dans l’enceinte d’une galerie d’art. Nous sommes à New York, en 1917 : Marcel Duchamp réalise l’oeuvre qui ouvre la voie au ready-made ; baptisée Fontaine, elle a donné lieu à une pléthore d’interprétations et d’écrits, parmi lesquels ceux de Bertrand Lavier, qui s’interroge sur la redéfinition de l’art. Duchamp ne cherchait justement pas d’autre interrogation… Tout commence lorsqu’il achète cet urinoir avec l’idée de l’envoyer au comité de sélection d’une exposition – les organisateurs s’engagent en effet à exposer n’importe quelle œuvre dès lors que son auteur participe aux frais. La logique budgétaire au delà des principes de l’art : Duchamp prend le principe au pied de la lettre et, faisant lui-même partie de ce comité, veut en éprouver la limite.

Il inverse le sens de l’urinoir, le titre Fontaine, le date et le signe Richard Mutt, du nom du propriétaire d’une grande fabrique d’équipement. Si l’objet devient immédiatement une œuvre de part ces détails qui ne le sont pas vraiment, le comité en vient tout de même à le refuser. L’histoire ne fait alors que commencer : le jour de l’inauguration, Duchamp demande à l’un de ses amis, un riche collectionneur, de réclamer la Fontaine de Richard Mutt. L’œuvre n’étant pas exposée, celui-ci pose un scandale, et prétend vouloir l’acquérir sans autre forme de procès… Suite à ça, Duchamp fait paraître une série d’articles sous le titre « The Richard Mutt case. » La légende est née, et l’un des écrits les plus subversifs de l’art vient à paraître : « Que Richard Mutt ait fabriqué cette fontaine avec ses propres mains, cela n’a aucune importance, il l’a choisie. Il a pris un article ordinaire de la vie, il l’a placé de manière à ce que sa signification d’usage disparaisse sous le nouveau titre et le nouveau point de vue, il a créé une nouvelle pensée pour cet objet. »

Et c’est bien là toute l’influence de l’urinoir de Duchamp : « Dans l’art, affirme-t-il, l’idée prévaut sur la création. Une conception qui, bien qu’elle prête à sourire, rejoint en réalité celle des grands artistes de la Renaissance ; ceux qui ont pu ouvrir et porter la peinture sur d’autres éléments que la religion. Léonard de Vinci ne définissait-il pas l’art comme « cosa mentale »… Mais chez Marcel Duchamp, l’objet n’a aucune des qualités intrinsèques que l’on suppose à une œuvre. Ni harmonie, ni élégance : l’oeuvre le devient car elle est contextualisée comme telle. D’ailleurs, l’urinoir original fut perdu – celui que l’on connait est une reproduction réalisée en 1964, pour la galerie Schwarz à Milan.

La Robe de Grace Jones par Keith Haring

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1986. Grace Jones est âgée de 36 ans lorsqu’elle sort son album ‘Slave to the Rhythms’ — mais la créature est déjà une figure à part dans la mode underground, et membre privilégié de la clique Warholienne. Ainsi lorsque son album doucement grimpe vers le haut des charts, Andy Warhol souhaite lui consacrer des pages dans le prochain numéro de son magazine Interview. L’artiste évidemment ne cherche pas qu’une simple feature — ces images, Andy Warhol les veut à la hauteur de son époque. Le patron de la Factory orchestre ainsi une séance particulière. Et c’est au studio de Robbert Mapplethorpe que Warhol réunit Grace Jones et Keith Haring. 

 

La collaboration est inédite. Toute à la fois pop et primitive. Pour la première fois, le corps sculptural et phénoménal de Grace Jones sert de canvas à Keith Haring; et cette collaboration est loin d’être la dernière ! Durant 18 heures, Jones est transmuée par la symbolique de Keith Haring. À même le corps, le graffeur recouvre à la peinture blanche cette peau d’ébène. « Tandis qu’il me peignait, la transformation s’opérait, je me sentais devenir quelqu’un d’autre, comme si c’était mon corps, et non mon esprit, qui était sous acide » confie plus tard Grace Jones. En attendant, Andy Warhol et Robert Mapplethorpe figent l’expérience dans l’éternité. L’oeuvre est si complète qu’elle en inspire bientôt une autre : une robe monumentale de 18 mètres aux allures d’oeuvre d’art totale ! 

 

C’est pour les besoins du clip d’une autre chanson phare, “I’m Not Perfect (But I’m Perfect for You)”, que Keith Haring réalise une robe aujourd’hui iconique ! Une pièce de tissu longue de 18 mètres ainsi recouverte des hiéroglyphes du street artiste. Hors norme, la robe est à la mesure de l’aura de Grace Jones — la muse de Jean-Paul Goude longtemps à l’avant-garde d’une époque tout feu tout flamme ! Et Grace Jones l’arbore une seconde lors d’une soirée du nouvel an tenue au Roseland Ballroom à New York. Une pièce à l’extravagance maîtrisée qui vient signer toute la fascination provoquée par Grace Jones. Encore aujourd’hui.

La Collection Coupe du Monde FIFA de Louis Vuitton

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Si depuis 2010 le malletier des Maharadjah élabore la malle transportant le trophée de la Coupe du Monde, c’est la première fois que Louis Vuitton propose une collection capsule autour de l’évènement ! Une collection de pièces de maroquinerie reprenant les codes du plus universel des sports – les ballons, et les hexagones, tantôt blancs et noirs, tantôt blancs et rouges.

« Avec le football nous partageons des valeurs d’excellence, de dépassement de soi et d’esprit d’équipe. Mais la Coupe du monde c’est bien plus qu’un sport d’équipe : c’est un rassemblement mondial, universel et partagé à travers le monde. En 2018 quelques activités ont atteint un niveau iconique et sociologique. C’est la mode, l’art, le design, la musique, le cinéma et le sport. Si vous vous situez au confluent de ces activités-là vous êtes où ça se passe sociologiquement parlant. C’est un fait » souligne Michael Burke, PDG de Vuitton.

Et il est vrai que les pièces ont quelque chose d’éternel – un style raffiné et ludique qui, une fois apposé sur les mythiques sacs Keepall et Apollo, forge des pièces hautement convoitées. Louis Vuitton mêle ainsi sa signature iconique ‘L.V’ à un logo spécialement dédié à la Russie 2018 ; un blason qui vient certifier la noblesse de ces pièces. Sur les portefeuilles, pochettes et autres portes-cartes, Louis Vuitton appose sa réinterprétation du ballon officiel de la coupe du monde de 1970 à travers une technique d’embossage innovante…. Qu’importe le pays favori puisque Louis Vuitton à penser à tous les participants. Des pièces exceptionnellement désirables donc, qui distillent tout de la pertinence d’une maison toujours en ligne avec son époque !

 

Jitensha et le fashion E-vélo

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JITENSHA qui signifie « vélo » en Japonais est une jeune marque créée par Nicolas Baruch. Ancien manager de marques internationales, rien ne le destinait à entrer dans le monde du vélo. Et pourtant, installé au Japon en 2014, Nicolas Baruch découvre une culture qui va changer sa vie « Très vite, je fus fasciné par la passion des japonais pour le vélo et par la culture japonaise en général. Beaucoup de Tokyoïtes parcourent la ville de long en large sur de beaux vélos, passant ou flânant des petites rues de Yoyogi aux highways et ses tours de Shinjuku ou Shibuya. » C’est pourquoi il créée avec deux amis la marque JITENSHA.

JITENSHA c’est le vélo dans son plus simple appareil, essentiel, épuré. Les esthètes reconnaitront les empreintes du Japon par les couleurs utilisées ainsi que le logo qui s’inspire des idéogrammes japonais, le Hanko. Les passionnés de vélo quant à eux, remarqueront l’envie de renouer avec une approche artisanale du vélo. En effet, le vélo a un aspect brut et minimaliste, un look extrême et pointu. Personnalisable et customizable, il s’adapte à vos styles de vie et envies.

L’obsession de l’innovation, autre point commun entre JITENSHA et le Japon, est un maître-mot pour Nicolas. Le E-JITENSHA sorti, il y a quelques jours, est là pour le prouver. Nouveau modèle de la marque, une roue hybride transforme JITENSHA en vélo à assistance électrique des plus désirables et léger. Contrôlé par une application iOS ou Android, avec une assistance éléctrique hybride de 250W, il se recharge seul en récupérant l’énergie en descente ou en roue libre. Grâce à son autonomie de 30km et de son poids de 13 kilogrammes vous serez libre de pédaler en toute simplicité … sans oublier le gain de temps car «… aujourd’hui, à Paris, pour aller d’un point A à un point B, avec les couloirs aménagés, les feux ouverts aux vélos, et sans problèmes de stationnement, c’est le vélo qui gagne haut la main ! » rappelle le créateur.

Commencez votre JITENSHAthérapie!

 https://www.jitensha.fr/fr/

La Palme d’Or de Cannes, Un Prestige d’Orfèvre

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Elle est sans doute la récompense la plus convoitée de la galaxie cinéma – la Palme d’Or du Festival de Cannes ne fut pourtant initiée qu’en 1955. Dix ans après la première édition du Festival, la récompense est attribuée au film Marty de Delbert Mann – le long métrage Américain inaugure ainsi une tradition couronnant une œuvre de prestige et de poésie. Extrémité de tige en forme de cœur et socle sculpté par Sébastien…. alors que cette Palme décalque les armoiries de Cannes en même temps qu’elle s’inspire des palmiers qui bordent la Croisette, le manque de moyen force le Festival à en stopper la production. Nous sommes en 1964 quand la Palme, imaginée par la créatrice de bijoux Lucienne Lazon, est abandonnée.

Pendant les 10 années qui ont suivi, les films récompensés furent désignés par le titre de « Grand Prix du Festival International du Film » – Claude Lelouche pour Un homme et une femme en 1966, Francis Ford Coppola avec Conversation en 1974… Le trophée bijou ne put malheureusement être remis à aucun d’entre eux. Mais voici qu’un an plus tard, en 1975, le Festival de Cannes renoue avec son prestige originel. Sous le soleil Méditerranéen, l’histoire du Septième art reprend ses lettres d’or. Glissée dans un bel écrin en cuir rouge, capitonné de veau velours blanc, la Palme revient dans une version pensée par Lucienne Lazon. Le symbole du Festival est définitivement scellé. Enfin…

Dans les années 90, le trophée au 118 grammes d’or se modernise entre les doigts du maître incontesté de la haute joaillerie, la maison Chopard. Une pièce iconique évidemment fabriquée à la main dans les ateliers Chopard de Meyrin, près de Genève. Montée sur un socle en cristal massif et électrisant, pensée par Thierry de Bourqueney, la Palme d’Or distille une beauté incontestable ! « Je suis très heureuse et fière que la Palme d’Or, que j’ai redessinée en 1998, puisse aujourd’hui bénéficier d’un or traçable, extrait dans des conditions respectueuses des hommes et de l’environnement » explique Caroline Scheufele, à la tête de la joaillerie Suisse. Et il est vrai que le trophée a tout du prestige d’orfèvre – une prouesse éblouissante et équitable ! Ne reste plus qu’à attendre le Samedi 19 Mai pour découvrir le prochain réalisateur à recevoir la palme aux 19 feuilles plaquées d’or pur…

 

Les Nymphéas de Monet, Une Féérie Aquatique

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Un jour qu’il file dans un train à travers la campagne Normande, Claude Monnet s’éprend du village de Giverny – une bourgade qui, bientôt, deviendra l’épicentre du mouvement impressionniste. Il faut dire que le coup de cœur est tel qu’au début des années 1880, le peintre, louant toujours la même maison, finit par l’acquérir sept ans plus tard. Cette maison, Claude Monet entend bien l’égayer d’un jardin à la hauteur de son dessein – le peintre-jardinier entame les grands travaux d’un jardin luxuriant et éminemment reposant. Il importe des nénuphars d’Egypte et d’Amérique Latine ; le voisinage s’inquiète et s’emballe à la vue de ce peintre transformant Giverny en une jungle tropicale. Qu’importe, puisque sans cette détermination créative, le monde jamais n’aurait connu l’oeuvre d’une vie – celle de Claude Monet, peintre destiné à léguer à l’humanité l’oeuvre de la paix.

« J’ai mis du temps à comprendre mes nymphéas. Je les avais plantés pour le plaisir ; je les cultivais sans songer à les peindre » confie-t-il un jour au critique d’art Marc Elder. « Un paysage ne vous imprègne pas en un jour… Et tout d’un coup, j’ai eu une révélation des fééries de mon étang. J’ai pris ma palette… Depuis ce temps, je n’ai guère eu d’autre modèle. » Le motif tourne en effet à l’obsession et, entre 1899 et sa mort en 1926, Claude Monnet peint 250 toiles – toutes dépeignent ce ‘paysage d’eau’ suivant la même volonté : faire de cet ‘aquarium fleuri’ un ‘asile’, une retraite visuelle pour l’Homme tourmenté par le carnage de 14-18. Et le peintre-jardinier ne s’en est jamais caché… La nature ainsi décalquée avec poésie, vide de toute présence humaine, est le testament artistique de Claude Monet ; sa « grande décoration ».

Au lendemain de l’Armistice du 11 novembre 1918, le peintre fait cadeau à la France de cet ensemble décoratif circulaire. Par le biais d’une lettre adressée à son grand ami et politicien Georges Clemenceau, Monet lègue ‘Les Nymphéas’ à sa patrie ; le musée de l’Orangerie les y installe selon les plans du maître en 1927. Comme pour englober le spectateur dans un havre de paix et de verdure, les toiles se déploient le long d’une frise panoramique presque sans rupture. A l’oeil, un paysage d’eau sublimé de nénuphars, de branches de saules, de reflets d’arbres et de nuages berce l’âme et le coeur… Une « illusion d’un tout sans fin, d’une onde sans horizon et sans rivage » selon les termes mêmes de Claude Monet.

 

Les Icônes Chanel Inspirent les Aphorismes de la Nouvelle Campagne

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En 2018, Chanel bouscule un peu plus les codes de l’advertisement jusqu’à mettre au point une campagne aussi subtile qu’emplie d’humour ; une campagne signée de nouveaux aphorismes très Gabrielle. Thomas du Pré de Saint Maur, le directeur créatif de la maison, admet avoir puisé dans l’héritage propre à la personnalité de Coco avec la volonté de faire surgir « que l’idée d’accomplissement, de liberté, d’autonomie passe avant tout par la décision d’être acteur de sa vie – comme l’a été Gabrielle Chanel. »

Du 19 au 25 Décembre 2017, l’esprit Chanel s’affichera en grand dans le métro Parisien à travers une campagne de neuf affiches – en vedette, les produits clés de la maison. L’iconique rouge et le poudrier, le mythique N°5 et sa déclinaison plus contemporaine, le parfum Gabrielle; les slogans, porteurs de bonnes résolutions, sont aussi empreints d’humour. Chanel semble en effet viser à concilier objet et esprit ; usage et intellect dans une campagne à la signature artistique et graphique iconique.

« Vivez d’amour et d’eau (N°5 L’Eau); Prenez les choses en main (La Crème Main); Appelez les choses par leur nom (parfum Gabrielle); Maquillez vos faiblesses (jamais vos émotions) » Autant de clins d’oeil qui invitent à être acteur de son destin, sur un ton léger, décomplexé et carrément subtil ; une série d’injonctions bienveillantes, avec l’humour en étendard.  En 2018, un seul mot : Osez !

Trois Etudes Pour Une Crucifixion par Francis Bacon

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L’année 1944 est la plus dévastatrice de la Seconde Guerre Mondiale. C’est justement cette année-là que Francis Bacon peint un triptyque effrayant peuplé de créatures anthropomorphes qui se tordent d’angoisse. Titré Trois Etudes de Figures au Pied d’une Crucifixion (1944), l’oeuvre esquisse l’une de ses pièces magistrales à venir. Le motif religieux est pour Bacon une métaphore intarissable : en 1962, il imagine TroisEtudes Pour Une Crucifixion comme un triptyque en contraste avec les grandes oeuvres religieuses. Les trois panneaux sont indépendants ; les scènes ne content pas d’histoire – seule la couleur les lie entre elles ; cet orange-rouge intense, simple et uniforme. Cette œuvre, Francis Bacon l’achève en vue de sa première rétrospective à la Tate Britain de Londres – pour lui, la crucifixion est “une armature magnifique sur laquelle vous pouvez accrocher tous les types de sensation et de sensation.“

“Ce que j’aime le plus faire, ce sont les triptyques, et je pense que cela est peut-être lié au désir de tourner un film que j’ai parfois caressé. La juxtaposition d’images divisées sur trois toiles différentes m’intéresse. À condition de considérer que mon travail est de qualité, j’ai en général l’idée que ce sont peut-être les triptyques qui ont le plus d’importance” affirme-t-il en 1979. Cette œuvre en trois tableaux reprend, à droite, la composition des scènes traditionnelles de l’art chrétien. A gauche, deux hommes se trouvent dans une boucherie, entourés de morceaux de viande. Et c’est au centre que se joue tout le propos du peintre : un lit, où gît un corps comme convulsant de douleurs…

Etendu sur 198,1 x 144,8 cm chacun, c’est au Guggenheim Museum de New York que l’on peut apprécier la splendeur de cette œuvre iconique. Une œuvre qui fera dire à Gilles Deleuze qu’il ne s’agit pas là d’une hystérie du peintre, mais de celle de la peinture. « La peinture est hystérie, ou convertit l’hystérie, parce qu’elle donne à voir la présence directement. Par les couleurs et par les lignes, elle investit l’oeil. Mais l’oeil, elle ne le traite pas comme un organe fixe… » Et d’ajouter : « En libérant les lignes et les couleurs de la représentation, elle libère en même temps l’oeil de son appartenance à l’organisme…Voilà Bacon, sa caractéristique exceptionnelle. »