La Collection Coupe du Monde FIFA de Louis Vuitton

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Si depuis 2010 le malletier des Maharadjah élabore la malle transportant le trophée de la Coupe du Monde, c’est la première fois que Louis Vuitton propose une collection capsule autour de l’évènement ! Une collection de pièces de maroquinerie reprenant les codes du plus universel des sports – les ballons, et les hexagones, tantôt blancs et noirs, tantôt blancs et rouges.

« Avec le football nous partageons des valeurs d’excellence, de dépassement de soi et d’esprit d’équipe. Mais la Coupe du monde c’est bien plus qu’un sport d’équipe : c’est un rassemblement mondial, universel et partagé à travers le monde. En 2018 quelques activités ont atteint un niveau iconique et sociologique. C’est la mode, l’art, le design, la musique, le cinéma et le sport. Si vous vous situez au confluent de ces activités-là vous êtes où ça se passe sociologiquement parlant. C’est un fait » souligne Michael Burke, PDG de Vuitton.

Et il est vrai que les pièces ont quelque chose d’éternel – un style raffiné et ludique qui, une fois apposé sur les mythiques sacs Keepall et Apollo, forge des pièces hautement convoitées. Louis Vuitton mêle ainsi sa signature iconique ‘L.V’ à un logo spécialement dédié à la Russie 2018 ; un blason qui vient certifier la noblesse de ces pièces. Sur les portefeuilles, pochettes et autres portes-cartes, Louis Vuitton appose sa réinterprétation du ballon officiel de la coupe du monde de 1970 à travers une technique d’embossage innovante…. Qu’importe le pays favori puisque Louis Vuitton à penser à tous les participants. Des pièces exceptionnellement désirables donc, qui distillent tout de la pertinence d’une maison toujours en ligne avec son époque !

 

Jitensha et le fashion E-vélo

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JITENSHA qui signifie « vélo » en Japonais est une jeune marque créée par Nicolas Baruch. Ancien manager de marques internationales, rien ne le destinait à entrer dans le monde du vélo. Et pourtant, installé au Japon en 2014, Nicolas Baruch découvre une culture qui va changer sa vie « Très vite, je fus fasciné par la passion des japonais pour le vélo et par la culture japonaise en général. Beaucoup de Tokyoïtes parcourent la ville de long en large sur de beaux vélos, passant ou flânant des petites rues de Yoyogi aux highways et ses tours de Shinjuku ou Shibuya. » C’est pourquoi il créée avec deux amis la marque JITENSHA.

JITENSHA c’est le vélo dans son plus simple appareil, essentiel, épuré. Les esthètes reconnaitront les empreintes du Japon par les couleurs utilisées ainsi que le logo qui s’inspire des idéogrammes japonais, le Hanko. Les passionnés de vélo quant à eux, remarqueront l’envie de renouer avec une approche artisanale du vélo. En effet, le vélo a un aspect brut et minimaliste, un look extrême et pointu. Personnalisable et customizable, il s’adapte à vos styles de vie et envies.

L’obsession de l’innovation, autre point commun entre JITENSHA et le Japon, est un maître-mot pour Nicolas. Le E-JITENSHA sorti, il y a quelques jours, est là pour le prouver. Nouveau modèle de la marque, une roue hybride transforme JITENSHA en vélo à assistance électrique des plus désirables et léger. Contrôlé par une application iOS ou Android, avec une assistance éléctrique hybride de 250W, il se recharge seul en récupérant l’énergie en descente ou en roue libre. Grâce à son autonomie de 30km et de son poids de 13 kilogrammes vous serez libre de pédaler en toute simplicité … sans oublier le gain de temps car «… aujourd’hui, à Paris, pour aller d’un point A à un point B, avec les couloirs aménagés, les feux ouverts aux vélos, et sans problèmes de stationnement, c’est le vélo qui gagne haut la main ! » rappelle le créateur.

Commencez votre JITENSHAthérapie!

 https://www.jitensha.fr/fr/

La Palme d’Or de Cannes, Un Prestige d’Orfèvre

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Elle est sans doute la récompense la plus convoitée de la galaxie cinéma – la Palme d’Or du Festival de Cannes ne fut pourtant initiée qu’en 1955. Dix ans après la première édition du Festival, la récompense est attribuée au film Marty de Delbert Mann – le long métrage Américain inaugure ainsi une tradition couronnant une œuvre de prestige et de poésie. Extrémité de tige en forme de cœur et socle sculpté par Sébastien…. alors que cette Palme décalque les armoiries de Cannes en même temps qu’elle s’inspire des palmiers qui bordent la Croisette, le manque de moyen force le Festival à en stopper la production. Nous sommes en 1964 quand la Palme, imaginée par la créatrice de bijoux Lucienne Lazon, est abandonnée.

Pendant les 10 années qui ont suivi, les films récompensés furent désignés par le titre de « Grand Prix du Festival International du Film » – Claude Lelouche pour Un homme et une femme en 1966, Francis Ford Coppola avec Conversation en 1974… Le trophée bijou ne put malheureusement être remis à aucun d’entre eux. Mais voici qu’un an plus tard, en 1975, le Festival de Cannes renoue avec son prestige originel. Sous le soleil Méditerranéen, l’histoire du Septième art reprend ses lettres d’or. Glissée dans un bel écrin en cuir rouge, capitonné de veau velours blanc, la Palme revient dans une version pensée par Lucienne Lazon. Le symbole du Festival est définitivement scellé. Enfin…

Dans les années 90, le trophée au 118 grammes d’or se modernise entre les doigts du maître incontesté de la haute joaillerie, la maison Chopard. Une pièce iconique évidemment fabriquée à la main dans les ateliers Chopard de Meyrin, près de Genève. Montée sur un socle en cristal massif et électrisant, pensée par Thierry de Bourqueney, la Palme d’Or distille une beauté incontestable ! « Je suis très heureuse et fière que la Palme d’Or, que j’ai redessinée en 1998, puisse aujourd’hui bénéficier d’un or traçable, extrait dans des conditions respectueuses des hommes et de l’environnement » explique Caroline Scheufele, à la tête de la joaillerie Suisse. Et il est vrai que le trophée a tout du prestige d’orfèvre – une prouesse éblouissante et équitable ! Ne reste plus qu’à attendre le Samedi 19 Mai pour découvrir le prochain réalisateur à recevoir la palme aux 19 feuilles plaquées d’or pur…

 

Les Nymphéas de Monet, Une Féérie Aquatique

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Un jour qu’il file dans un train à travers la campagne Normande, Claude Monnet s’éprend du village de Giverny – une bourgade qui, bientôt, deviendra l’épicentre du mouvement impressionniste. Il faut dire que le coup de cœur est tel qu’au début des années 1880, le peintre, louant toujours la même maison, finit par l’acquérir sept ans plus tard. Cette maison, Claude Monet entend bien l’égayer d’un jardin à la hauteur de son dessein – le peintre-jardinier entame les grands travaux d’un jardin luxuriant et éminemment reposant. Il importe des nénuphars d’Egypte et d’Amérique Latine ; le voisinage s’inquiète et s’emballe à la vue de ce peintre transformant Giverny en une jungle tropicale. Qu’importe, puisque sans cette détermination créative, le monde jamais n’aurait connu l’oeuvre d’une vie – celle de Claude Monet, peintre destiné à léguer à l’humanité l’oeuvre de la paix.

« J’ai mis du temps à comprendre mes nymphéas. Je les avais plantés pour le plaisir ; je les cultivais sans songer à les peindre » confie-t-il un jour au critique d’art Marc Elder. « Un paysage ne vous imprègne pas en un jour… Et tout d’un coup, j’ai eu une révélation des fééries de mon étang. J’ai pris ma palette… Depuis ce temps, je n’ai guère eu d’autre modèle. » Le motif tourne en effet à l’obsession et, entre 1899 et sa mort en 1926, Claude Monnet peint 250 toiles – toutes dépeignent ce ‘paysage d’eau’ suivant la même volonté : faire de cet ‘aquarium fleuri’ un ‘asile’, une retraite visuelle pour l’Homme tourmenté par le carnage de 14-18. Et le peintre-jardinier ne s’en est jamais caché… La nature ainsi décalquée avec poésie, vide de toute présence humaine, est le testament artistique de Claude Monet ; sa « grande décoration ».

Au lendemain de l’Armistice du 11 novembre 1918, le peintre fait cadeau à la France de cet ensemble décoratif circulaire. Par le biais d’une lettre adressée à son grand ami et politicien Georges Clemenceau, Monet lègue ‘Les Nymphéas’ à sa patrie ; le musée de l’Orangerie les y installe selon les plans du maître en 1927. Comme pour englober le spectateur dans un havre de paix et de verdure, les toiles se déploient le long d’une frise panoramique presque sans rupture. A l’oeil, un paysage d’eau sublimé de nénuphars, de branches de saules, de reflets d’arbres et de nuages berce l’âme et le coeur… Une « illusion d’un tout sans fin, d’une onde sans horizon et sans rivage » selon les termes mêmes de Claude Monet.

 

Les Icônes Chanel Inspirent les Aphorismes de la Nouvelle Campagne

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En 2018, Chanel bouscule un peu plus les codes de l’advertisement jusqu’à mettre au point une campagne aussi subtile qu’emplie d’humour ; une campagne signée de nouveaux aphorismes très Gabrielle. Thomas du Pré de Saint Maur, le directeur créatif de la maison, admet avoir puisé dans l’héritage propre à la personnalité de Coco avec la volonté de faire surgir « que l’idée d’accomplissement, de liberté, d’autonomie passe avant tout par la décision d’être acteur de sa vie – comme l’a été Gabrielle Chanel. »

Du 19 au 25 Décembre 2017, l’esprit Chanel s’affichera en grand dans le métro Parisien à travers une campagne de neuf affiches – en vedette, les produits clés de la maison. L’iconique rouge et le poudrier, le mythique N°5 et sa déclinaison plus contemporaine, le parfum Gabrielle; les slogans, porteurs de bonnes résolutions, sont aussi empreints d’humour. Chanel semble en effet viser à concilier objet et esprit ; usage et intellect dans une campagne à la signature artistique et graphique iconique.

« Vivez d’amour et d’eau (N°5 L’Eau); Prenez les choses en main (La Crème Main); Appelez les choses par leur nom (parfum Gabrielle); Maquillez vos faiblesses (jamais vos émotions) » Autant de clins d’oeil qui invitent à être acteur de son destin, sur un ton léger, décomplexé et carrément subtil ; une série d’injonctions bienveillantes, avec l’humour en étendard.  En 2018, un seul mot : Osez !

Trois Etudes Pour Une Crucifixion par Francis Bacon

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L’année 1944 est la plus dévastatrice de la Seconde Guerre Mondiale. C’est justement cette année-là que Francis Bacon peint un triptyque effrayant peuplé de créatures anthropomorphes qui se tordent d’angoisse. Titré Trois Etudes de Figures au Pied d’une Crucifixion (1944), l’oeuvre esquisse l’une de ses pièces magistrales à venir. Le motif religieux est pour Bacon une métaphore intarissable : en 1962, il imagine TroisEtudes Pour Une Crucifixion comme un triptyque en contraste avec les grandes oeuvres religieuses. Les trois panneaux sont indépendants ; les scènes ne content pas d’histoire – seule la couleur les lie entre elles ; cet orange-rouge intense, simple et uniforme. Cette œuvre, Francis Bacon l’achève en vue de sa première rétrospective à la Tate Britain de Londres – pour lui, la crucifixion est “une armature magnifique sur laquelle vous pouvez accrocher tous les types de sensation et de sensation.“

“Ce que j’aime le plus faire, ce sont les triptyques, et je pense que cela est peut-être lié au désir de tourner un film que j’ai parfois caressé. La juxtaposition d’images divisées sur trois toiles différentes m’intéresse. À condition de considérer que mon travail est de qualité, j’ai en général l’idée que ce sont peut-être les triptyques qui ont le plus d’importance” affirme-t-il en 1979. Cette œuvre en trois tableaux reprend, à droite, la composition des scènes traditionnelles de l’art chrétien. A gauche, deux hommes se trouvent dans une boucherie, entourés de morceaux de viande. Et c’est au centre que se joue tout le propos du peintre : un lit, où gît un corps comme convulsant de douleurs…

Etendu sur 198,1 x 144,8 cm chacun, c’est au Guggenheim Museum de New York que l’on peut apprécier la splendeur de cette œuvre iconique. Une œuvre qui fera dire à Gilles Deleuze qu’il ne s’agit pas là d’une hystérie du peintre, mais de celle de la peinture. « La peinture est hystérie, ou convertit l’hystérie, parce qu’elle donne à voir la présence directement. Par les couleurs et par les lignes, elle investit l’oeil. Mais l’oeil, elle ne le traite pas comme un organe fixe… » Et d’ajouter : « En libérant les lignes et les couleurs de la représentation, elle libère en même temps l’oeil de son appartenance à l’organisme…Voilà Bacon, sa caractéristique exceptionnelle. »

Armando Costa, Premier Lauréat I’M Alumni Collections Evolution

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La mode, pour Armando Costa, est l’une des seule forme d’expression capable de combler le vide de l’infinité infinie. Premier lauréat du mécénat tout juste inauguré par l’Institut Marangoni de Milan, le designer introduisait lors de la semaine de la mode Printemps/Eté 2018 sa toute première collection. Il faut dire que le jeune homme fut diplômé de l’Institut en 2006 – et c’est là tout l’intérêt de ce nouveau mécénat. Imaginé pour promouvoir et soutenir le travail d’anciens étudiants, le projet exceptionnel I’M Alumni Collections evolution, confirme l’implication de l’école dans la mise en valeurs de ses talents. Une aide économique et organisationnelle donc, qui vient propulser de nouvelles idées sur le devant de la scène mode. 

Pour sa première collection sous l’égide du projet, Armando Costa a ainsi présenté une ligne largement inspirée du thème du voyage – un nomadisme élégant où se mêle couleurs fluorescentes et noblesse des matériaux de l’artisanat Italien. Les teintes des néons des hôtels de Las Vegas se mêlent ici aux patterns des moquettes et autres intérieurs de ces mêmes palaces et casinos qui ne connaissent aucune limite. Mieux, c’est aussi dans les ornements baroques et gothiques des églises qu’Armando Costa pioche les détails des silhouettes inspirées de l’esprit gitan ! Exquise et exotique, sa collection se veut la pure expression d’un voyage à travers le temps et l’espace. 

« L’école a toujours été très attentive à l’avenir professionnel de ses étudiants. Nous sommes donc très fiers de pouvoir offrir cette opportunité extraordinaire, dans laquelle nous croyons fermement,  faire émerger les vrais professionnels de demain. Le projet fait partie des activités et des événements promotionnels à l’appui de I’M anciens, afin d’offrir de nouvelles opportunités, réseau privilégié et le partage des valeurs et des compétences communes » explique Roberto Riccio, Directeur Général du groupe Galileo Global Education. Une façon de rester connecter aux talents de demain. 

La Nouvelle Collection d’Intérieure signée Hermès

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Au sein des collections du sellier Parisiens, les papiers peints et tissus d’ameublement tiennent une place particulière – un univers rythmé de couleur, d’éclat et de gourmandise qui laisse l’oeil se balader le long d’un raffinement certain. Parce qu’elle ouvre sur des horizons surprenant, doux et rayonnant, la nouvelle collection d’intérieure de la maison Hermès signe un nouveau langage graphique. Supports privilégiés de la narration, le sellier a confié à l’illustrateur Italien Gianpaolo Pagni la création de cet univers aussi enchanteur qu’élégant. Le tissage est ainsi une alchimie sans cesse réinventée ; fait de coton, laine ou faille de soie, les tissus apportent une touche de légèreté et de liberté. Architecturant l’espace qu’ils investissent, les tissus et papiers invitent ici à jouer de différentes échelles, pour (re)constituer des perspectives singulières.

Côté papiers peints donc, Gianpaolo Pagni a imaginé quatre lignes inédites. ‘Les Carreaux’ reprennent le célèbre dessin de l’univers de enfantin afin d’honorer les jeux de construction. La ligne ‘Milleraies’ est, elle, réalisée à partir d’un unique tampon appliqué en continu, évoquant non sans poésie la patine d’une étoffe côtelée. ‘Mille Jeux Jetons’ reprend les dés, cubes et petits chevaux, sans oublier les boîtes destinées à les ranger… Un papier peint qui se métamorphose alors

en une véritable table de jeu. Mieux, ses couleurs couleurs vives souligne un désordre joyeux. ‘Briques’ signe l’utilisation excessive mais mesurée d’un tampon dessinant un H. Un outil graphique qui se répète là à l’infini pour bâtir comme un mur de briques. Enfin, la composition ‘Les Cabanes Dans’ est l’oeuvre de l’illustrateur Nigel Peake, qui imagine une ribambelle de cabanes colorées…

Les tissus d’ameublement respirent la fantaisie et la magie distillée par la maison Hermès. Pour réaliser ‘Rubans broderie’, Gianpaolo Pagni reprend le mythique point sellier en construisant des rubans à l’aide de deux tampons qu’il associe et applique de façon à former un labyrinthe de lettres… Et comme par magie, toutes ensembles elles donnent à lire le mot ‘Hermès’, en lettres capitales. ‘Clic clac quadrillé’ laisse, elle, deviner la rencontre de deux dessins. Clic clac, de Julie Abadie – un carré de 1979 réduit à son essence – et un quadrillage aux effets tamponnés, de Gianpaolo Pagni. Reproduit ici en bicolore, la finesse de l’écriture du tissu se révèle sur faille de soie… Une collection hautement désirable à découvrir sans plus attendre.

L’Araignée de Louise Bourgeois

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Connue pour son araignée monumentale en acier appelée Maman et exposée de Tokyo à New York en passant par la Tate Modern de Londres, c’est ici une œuvre murale que nous pouvons admirer, comme figée dans son mouvement, projetant son ombre sur les pans blancs du mur qui l’expose. La plasticienne puisa le motif de l’araignée dans la figure de sa mère, réparatrice de tapisseries, qui tissait ainsi sa toile, à laquelle elle ajouta la notion de protection. Mais l’histoire va plus loin : l’enfant qu’était Louise n’a pu supporté le tacite triangle de tromperie qui unissait son père, sa nourrice et sa mère – volontairement aveugle. Qu’importe, Louise Bourgeois voit l’art comme garant de sa santé mentale. Chez l’artiste qu’elle devient, on réifie ses peurs pour les exorciser ; l’angoisse se mue en plaisir.

La « spider-woman » disait ainsi que sa « meilleure amie était [sa] mère et qu’elle était aussi intelligente, patiente, propre et utile, raisonnable, indispensable, qu’une araignée. Elle pouvait se défendre elle-même. » Une mère qu’elle perdit à l’âge de 21 ans, qui lui inspira son départ vers l’Amérique, point de départ de sa carrière et à laquelle elle rendit hommage au travers de ces araignées, animaux puissants mais fragiles face à l’homme, comme sa mère l’était face à son père.

Untitled de Jean-Michel Basquiat, un Travail à 110 Millions De Dollars.

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Avant d’être peintre, Basquiat est graffeur – sa signature est simple : « SAMO » ou « Same Old Shit ». De cette époque, l’artiste gardera un certain style : tout comme les graffitis se superposent, s’évincent et se piétinent, ses toiles sont composées comme un patchwork. Mais le succès tarde à arriver – il est banni du domicile familial et, pour assurer sa survie, il vend cartes postales et t-shirts sur les trottoirs de sa ville natale, New York. Le soir, il fréquente le Mudd Clud et le Club 57. Là, il rencontre Madonna, Bowie mais c’est le télescopage avec Andy Warhol, auquel il vend l’une de ses cartes postales, qui renverse à jamais son univers. Ses toiles sont alors la rhétorique de son optique : son âme vibre et matérialise la rue et ses éléments; pauvreté, voitures, enfants, tout est samplé, mêlé aux cultures éteintes qui le hantent. Influencé par Dali, Picasso, Warhol ou Goya, Jean Michel Basquiat travaille un désordre qui ne l’est que faussement, superposant écritures, collages, peintures; chargeant le tout d’une allégresse indispensable à ce qu’il vise : la dénonciation du racisme et de l’hyper-consommation.

En 1989, un an après la mort du peintre, Andam Clayton, bassiste de U2, incite le groupe à acquérir Untitled (Pecho/oreja) un imaginaire qui ravit l’homme. Acquise collectivement, la toile accompagne de son aura les séances d’enregistrement au studio de Dublin, trônant aux murs de celui-ci. En 2008, ils s’en séparent, créant un premier événement de plus de 5 millions de livres sterling. Mais voilà qu’en juin dernier, une peinture à l’expressionnisme tardif est devenu l’oeuvre la plus chère jamais vendue aux enchères d’un artiste Américain, atteignant près de 110,5 millions de dollars.  

« Et puis, en plus de cela, le facteur cool et la mythologie » a déclaré Franklin Sirmans, le directeur du Pérez Art Museum Miami, un expert sur Basquiat. « C’est une excellente histoire de réussite qui vient aussi avec beaucoup de tragédies auxquelles les gens peuvent se rapporter et ce que nous cherchons à voir dans nos artistes – nos Kurt Cobains et nos Janis Joplin. » Alchimiste de l’imprévisible, remarquable, fulgurante… Les qualificatifs ne manquent pas quand il s’agit de définir l’œuvre du génie Basquiat. Une œuvre aimant mettre en exergue la culture noire à travers des tableaux où il est question de ségrégation et d’esclavage… Et une chose est certaine, le travail de Basquiat est d’une telle sincérité qu’il transcende à présent la valeur monétaire attribuée à quelconques définitions de l’art.

Avec ses nombreux records , Basquiat règne aujourd’hui sur l’art contemporain . L’oeuvre laissée sans titre talonne de loin White Canoe de Peter Doig par exemple . En 2015  la fondation Louis Vuitton a exposée « Grillo  » une oeuvre de l’artiste  qui traite de l’héritage culturel africain, thème éminemment politique.