La Bentley, Icône Rêvée

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S’il est à l’habitude question pour les fabricants de produire une voiture aux performances toujours plus folles – censée accroître les performances de compétition – Bentley avait cette fois-ci fait le choix d’une voiture aux talents extraordinaires – à utiliser en toute sécurité et sur le réseau routier. Plus rapide que toutes les autres sur le papier, le projet Continental GT pose ainsi les bases d’une automobile au potentiel de performances théoriques, devenue amplement explicites : toutes ses aptitudes furent ainsi spécialement adaptées, permettant d’atteindre de manière simple et naturelle le niveau rêvé.

Avec ses 635 chevaux, son couple de 820 Nm et son moteur W12, la GT Speed atteint alors sa vitesse de pointe en seulement 76 secondes, sur 9,4 kilomètres ! En vitesse de pointe, la voiture de Grand Tourisme 6,0 litres peut parcourir la distance stupéfiante de 92 mètres par seconde. La Continental s’avère être une fantastique machine à rouler, permettant de cruiser au long cours, avec en plus la satisfaction de pouvoir rouler plus longtemps. Et la prouesse s’accompagne aussi d’un habitacle très soigné, insonorisé et sans excès. Un bijou d’esthétisme puisant à la source du luxe : commandes délicieusement surannées, placages de bois précieux, et voici que la tradition n’en est que respectée…

Mais Bentley se centre avant tout sur le cœur de la voiture : au sein de la Continental, chaque démarrage plaque le passager au fond d’un somptueux fauteuil fait de cuir capitonné, tandis que le W12 biturbo gronde. Dès que l’on prend le large, il vocifère comme un runabout. Là est la puissance d’une Bentley. A son sujet, John Bowe, sextuple champion australien en voiture de tourisme et deux fois vainqueur de la Bathurst 1000, a déclaré : « Il ne s’agit pas d’une voiture de course modifiée, mais bien d’une luxueuse routière de Grand Tourisme, tout juste sortie de la ligne de production. Il nous a fallu à peine plus d’une minute pour passer de l’arrêt à 331km/h. C’est extraordinaire. Même lorsque vous passez la barre des 320 km/h, la GT Speed continue d’accélérer. » Et là réside toute l’iconicité de la Bentley Continental GT.

Bentley et Aston Martin comptent au nombre des marques qui font rêver les fans de belles cylindrés. Si vous rêvez de conduire une des voitures de sport pilotée par l’agent 007, Aston Martin a créé la DB10 , celle qui a remplacé la mythique DB9.

La Lotus Elise

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Milieu des années 90 : Lotus n’existe presque plus. Les voitures ne se vendent plus, et la Team Lotus en F1 dépose définitivement le bilan à la fin de l’année 1994. General Motors cherche alors à vendre sa filiale. Rien ne va. Et pourtant, c’est à ce moment qu’un homme croise la route d’une maison en crise : l’homme providentiel se nomme Romano Artioli. On lui doit déjà la renaissance de Bugatti – pour renforcer ses troupes italiennes, l’homme mise sur les compétences exceptionnelles du Lotus Engineering. Artioli rachète alors Lotus Group et, sans attendre bien longtemps, met les techniciens sur un projet destiné à mettre au monde une nouvelle voiture ultra-légère censée renouer avec la grande tradition des roadsters sportifs ! Ainsi née Elise, un petit bolide qui ne concède ni confort et ni même au luxe, baptisée du nom de la petite fille d’Artioli.

Ici, ni moquette, ni porte-gobelets, ni vide-poches : la conduite prime ! Elise, c’est aussi cette voiture qui renoue avec l’esprit de Colin Chapman, fondateur de Lotus : « la vérité est dans la légèreté ». Car légère, la voiture l’est : révolutionnant le monde de l’automobile sportive lorsqu’elle arrive sur le marché en 1996, la Lotus Elise créée un véritable choc. Au contact direct avec la route, voici une automobile qui offre un plaisir simple et sans artifice. Sans surprise, Elise est un grand succès commercial.

Constituée autour d’un châssis monocoque construit en aluminium extrudé collé, la voiture est non seulement très légère mais également extrêmement rigide. Ce châssis, à peine aménagé, est d’ailleurs utilisé en course avec des voitures dépassant 600 cv. Pour contenir le poids, une approche sans concession a été adoptée, et la voiture est très peu équipée : exit l’assistance de direction et de freins, pas de condamnation centralisée des portes, encore moins de lève-vitres électriques ni de rétroviseurs électriques… Elise a tout dans le moteur choisi, le Rover « K » de 1800 cc qui développe 120cv. Et la conduite n’en est que plus instinctive ; sur les petites routes désertes, de préférence généreuses, l’Elise de Lotus se dévoile franchement. Un véhicule au prestige efficace, apparenté avec le monde de la course.

 

L’Aston Martin DB10

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Aston Martin et James Bond, c’est une histoire vielle comme le monde moderne. Débutée en 1964 avec Goldfinger et l’apparition de la mythique DB5, l’histoire se poursuit avec le film Spectre – une chose est certaine : L’Aston Martin DB10 n’existera qu’au cinéma. Il faut dire que la DB10 a cela d’exceptionnelle qu’elle ne ressemble à aucune autre Aston Martin… Contrairement aux générations précédentes, simples évolutions séquentielles des modèles antérieurs, la DB10 épouse une structure en tôles d’aluminium collées pour combiner rigidité et légèreté. Côté aérodynamique, des Aeroblades furent enfouis dans les ouïes de refroidissement latérales, qui, lorsque la voiture roule assez vite pour canaliser l’air sur les flancs, sortent pour le diriger et assurer une meilleure stabilité.

Toutes ces qualités furent ainsi décisives pour le choix de l’agent 007. Mais l’Aston Martin DB10 est aussi une voiture captivante – ces lignes très tendues à l’arrière, ses optiques globuleuses et sa calandre béante sont du plus bel effet ! LE Dr Andy Palmer, CEO d’Aston Martin, a d’ailleurs déclaré à ce propos : « La DB10 est l’une des voitures les plus rares jamais créées. »

Pourtant, sur les 10 exemplaires produits spécialement pour le film Spectre, seules deux voitures ont survécu au tournage du 24e épisode de James Bond. Et le 18 février dernier, le modèle disponible à la vente a su trouver acquéreur chez Christie’s à Londres. L’unique Aston Martin DB10 voit ainsi sa plaque d’immatriculation dédicacée par Daniel Craig – et les millions de livres récoltés reversés au profit de l’association Médecins Sans Frontières.

La Mini Ouvre Un Nouveau Chapître Avec La Miniclubman Concept

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C’est avant tout pour faire face à la hausse des prix du pétrole que la Mini fut imaginée dans des dimensions inédites pour une voiture d’une telle puissance. La voiture présente un rapport habitabilité-encombrement des plus exemplaires… En à peine 3,02 mètres de long, la Mini réussit l’impossible : réserver 80 % de son volume à l’habitacle de quatre personnes ; les 20% restants étant destinés au moteur. Une consommation de poche donc, une allure de petite voiture sympa, et voilà l’équation d’un succès international. Mais à l’époque où les berlines dominent le marché, la Mini fait figure d’outsider prometteur et de charme. Pourtant, il aura fallu attendre les années 60 et ses trois victoires au Rallye de Monte-Carlo pour voir l’essor commercial de la petite Austin. Très vite, l’allure et le positionnement néo-rétro de l’auto vont se traduire par une approche virale… Il faut dire que la Mini fleure bon l’air du temps.

A l’heure où Mary Quant imagine la mini-jupe, lorsque Courrèges la transfigure dans du vinyle, la voiture fait figure d’évidence absolue. La lilliputienne du marché devient furieusement tendance dans le Londres qui s’agite. Il faut dire que son allure a tout pour plaire aux acteurs du Swigging London : un peu d’espièglerie, pas mal de toupet, et beaucoup de charme. La voiture est très vite photographiée au côté de Twiggy, ou de Lors Snowdon, l’époux de la princesse Margaret. Même sa sœur, la reine Elisabeth, y va au volant et, des photographies viennent témoigner de ces petits tours faits dans les allées du palais de Buckingham… En 1966, Brian Epstein, manager des Beatles, offre une Cooper S à chacune des quatre icônes vivantes… Une icône en appelant souvent une autre, la Mini est en passe de devenir la voiture la plus célèbre auprès des cool kids. L’évènement qui la consacre, c’est le Magical Mystery Tour, en 1967. La Cooper S de George Harrison, fut en effet repeinte en rouge avec des dessins psychédéliques et des mantras en sanskrit ; les fans exultent : la Mini deviendra la vedette Tour. À la fin des années 60, la Mini est au sommet de sa gloire !

Dans les années 80, la Mini fait son grand retour puis sous l’égide de BMW en 2001. La belle citadine retrouve son succès d’antan sous des apparats plus haut de gamme au point d’en faire l’icône chic et fashion du secteur. Aujourd’hui, Cooper lance la nouvelle Mini Clubman – pour élargir son territoire d’origine, celui des citadines, augmentant ainsi la largeur du véhicule, de 9 petits cm avec un habitacle généreux, quatre portes latérales et des portes de coffre inédites (splitdoor). Pourtant, à l’intérieur, c’est tout l’environnement unique et facétieux qui se retrouve en finitions haut de gamme exclusives : celui de cette Mini iconique, où chaque détail compte. La nouvelle Mini Clubman a tout d’une grande, elle saura séduire les aficionados ainsi que toute personne friande de modernité qui garde tout de même ses atouts de charme rétro. Ce même charme qui amènera en 1959 un journaliste à dire lorsqu’elle est apparue sur le marché « Si vous avez déjà une Mini, la Rolls fera une seconde voiture idéale. Quant au possesseur d’une Rolls, il pourra afficher sans complexe: « my other car is a Mini ! » . A mini Clubman !