La Silver Ghost Rolls Royce, Icône Originelle

rolls-royce-silver-ghost-1914-front3-4-900x600.jpg

Lorsque Charles Rolls et Henri Royce fondent Rolls-Royce en 1904, ils souhaitent avant tout et pour tout réaliser la meilleure voiture au monde en poussant le luxe dans les moindres détails. Mais tout reste à faire pour ces deux visionnaires, et notamment détrôner les pionniers de l’automobile. C’est ainsi qu’en 1906, Rolls-Royce présente au London Motor Show une voiture pareille à nulle autre – la Rolls-Royce Silver Ghost. Henri Royce la considère déjà comme l’oeuvre de sa vie ; il le sait, elle possède toutes les qualités nécessaires à une grande voiture ! Et il ne s’y trompe guère : la presse s’affole, le public s’extasie : la Rolls-Royce 40/50 HP semble fendre l’espace à la manière d’un fantôme, dans un silence saisissant. La couleur argent de son châssis et ses accessoires lui valent son surnom – la Rolls-Royce Silver Ghost entre dans la légende mais c’est sa performance qui la fait entrer dans l’histoire.

 

Après avoir établi un record d’endurance sur une distance de 23 127 kilomètres, un exploit sans précédent, la Rolls-Royce Silver Ghost acquière sa réputation. Raflant à Mercedes le titre de « Meilleure voiture du monde » Rolls-Royce sonne désormais comme l’élite du constructeur automobile ; et ce, au niveau planétaire. Mais à voiture exceptionnelle, clientèle exceptionnelle. La Silver Ghost se destine ainsi aux rois, empereurs, aristocrates et autres milliardaires. Chose intéressante, le Roi Léopold II de Belgique est le premier à l’acquérir ; chose amusante Lénine, à la tête de la Révolution communiste de Russie en 1917, choisit de rouler en Silver Ghost, comme le Tsar Nicolas II avant lui.

 

En dix-huit années, la Silver Ghost fut produite à 7 800 unités. Remplacé en 1925 par la Phantom I, le modèle originel, appartenant toujours à Rolls-Royce, est en parfait état de fonctionnement, malgré ses 920 000 km au compteur. En 2018, la maison rend ainsi hommage à la voiture qui lui vaut d’être, aujourd’hui encore, considérée comme l’épitomé du style, du savoir-faire et du luxe. Avec la Silver Ghost Collection, Rolls-Royce célèbre la voiture qui défia l’impossible autour de détails faisant écho à son passé. À l’intérieur, l’habitacle garni de cuir Forest Green imite le coloris vert des sièges de la version de 1907. À l’extérieur, un gris sidérant rappelle qu’il s’agit toujours de l’une des voitures les plus abouties de l’histoire ! Une légende en version contemporaine dont la production se limite à 35 voitures.

La Légende Phantom par Rolls-Royce

1200px-rr_phantom_v_james_young_sedanca_de_ville.jpg

Alors que la technologie automobile n’en est qu’à ses balbutiements, l’ingénieur autodidacte Frederick Henri Royce se prend à rêver d’un engin capable de concurrencer train et chevaux. Il en est persuadé : la voiture peut être un moyen de transport performant et accommodant. Mais lorsqu’il rencontre l’aristocrate Britannique Charles Rolls, pionnier de l’aviation et de la course automobile, l’homme en devient convaincu. Ensemble, ils fusionnent talents et situations dans le but de concevoir une voiture efficace, luxueuse et inaltérable – selon leurs propres standards de qualité, très élevés ! Lorsqu’en 1925 Rolls-Royce conçoit les modèles de la catégorie ‘Phantom’, les voitures estampillées du ‘Spirit of Ectasy’ sont déjà reconnues comme étant les meilleures au monde.

 

Modèle convoité aux quatre coins du monde, la Rolls-Royce new Phantom, rebaptisée Phantom I, est produite entre 1925 et 1929. Une automobile d’exception dont la rigueur, le sens du détail et les prouesses techniques figurent aujourd’hui encore pour référence absolue. La pièce respecte en tout point le principe édicté par Henry Royce ; selon lequel il faut « chercher la perfection en tout. » Et c’est en ce sens que la série Phantom déploie toute la finesse des grandes icônes du luxe. Il y a d’abord la grâce incroyable avec laquelle elle se déplace ; l’incroyable silence de son moteur… Un moteur à soupapes en tête de six cylindres avec poussoirs qui permet aussi l’absence totale de vibrations. Puis vient tout le raffinement de sa composition intérieure – une noblesse paroxysmique qui se retrouve dans l’équipement et l’habillage de cette voiture hors norme. Sanctuaire de tranquillité, la Phantom joue à la perfection son rôle d’icône pour les icônes.

 

Et celle qui lui succède, la Phantom IV, est la plus exclusive de toute la série. Se destinant aux têtes couronnées et aux chefs d’état, rien ne semble porter atteinte au plaisir ! Fabriquée à 18 exemplaires, entre 1946 et 1956, elle figure la pure expression du savoir-faire Rolls-Royce – son pinacle même ! Dotée du moteur V8 de la Silver Cloud, d’abord de 6,2 litres, puis de 6,7 litres, cette voiture fut produite en exclusivité pour la noblesse britannique. En 2018, c’est dans une Rolls-Royce Phantom IV, sortie de l’usine le 6 juillet 1950, que Meghan Markle s’est rendue à la Chapelle Saint-Georges du château de Windsor lors du Royal Wedding. Une distinction sans égale fruit de l’architecte d’une élégance éternelle. 

La Ferrari Daytona, un Charme Iconique

ferrari-365-gtb-4-daytona-111649.jpg

1968. Le Salon de l’automobile de Paris accueille une voiture peu conventionnelle — une Ferrari aux allures de fauve prêt à bondir. Un an auparavant, la Ferrari 365 GTB/4 offrait à l’écurie sa revanche sur son concurrent Ford : une victoire aux 24 heures de Daytona, en devançant les Ford GT40. Les médias de l’époque s’emballent. Surnommée ‘Daytona’, la Ferrari 365 GTB/4, chef d’oeuvre de Pininfarina, avait en effet de quoi attirer toute l’attention. Une partie avant longue et pointue, un capot avant sans fin et un habitacle ramassé — l’élégance seule définit son allure. Classique absolu du design GT d’après guerre, la Daytona distille tout d’un charme d’époque ; le fastback à queue ‘Kamm’ capturant l’attrait du détail bien pensé ! 

 

Mais par delà son physique, c’est la puissance mise au coeur de la voiture qui bouscule encore un peu plus les normes. Pour faire honneur au luxe raffiné et moderne du studio Pininfarina, Enzo Ferrari décida d’élaborer un moteur V12 de 4,4 l tout spécial — propulsé par six carburateurs double corps Weber 40 mm, le moteur distille 352 chevaux pour atteindre près de 300 km/h. Mieux, sa boîte de vitesses montée à l’arrière permet un équilibre idéal et, de fait, une expérience de conduite unique. Mais la machine pensée pour la route devient très vite un objet de convoitise. Et c’est sur les circuits du monde entier que le bolide confirme son attrait ! 

 

Le succès de la Daytona en compétition est tel qu’en 1972, les Ferrari 365 GTB/4 se placent aux 5 premières places de leur catégories lors des 24 heures du Mans. En 2018, lors de la célébration de ses cinquante ans organisée par le Concours d’Elégance d’Amelia Island, Bill Warner, son président, revenait sur cette légende : « La Daytona est la dernière des véritables Ferrari ‘Enzo’ créées avant l‘influence des Fiats à Maranello en 1969. Le hurlement de cet énorme V12 devrait faire partie de l’hymne national Italien. La grande Daytona est une voiture, un nom et un héritage qui mérite d’être célébré en grand style. » Une Ferrari mythique et rare qui, avec un peu plus de 1 200 exemplaires, est aujourd’hui cotée à près d’un million d’euros.

 

Ferrari 365 GTB4, Quelques Dates Clés

 

2018 : Une Ferrari 365 GTB4 est estimée à plus de 7 millions d’euros aux enchères.

2018 : Ferrari contre le cancer soufflent les 50 ans d’un modèle mythique : la 365 GTB/4.

2017 : Une Ferrari 365 GTB/4 Daytona de 1969 découverte dans une grange au Japon est mise aux enchères chez Sotheby’s.

2017 : La Ferrari d’Elton John, estimée à 600 000 euros, est vendue aux enchères.

1997 : La Ferrari 365 GTB4 fait son apparition dans « La vérité si je mens ! ».

1973 : Ferrari arrête la production de la Ferrari GTB4.

1972 : Ferrari produit une deuxième série qui propose des carrosseries en acier avec le capot, le coffre et les portes en aluminium des routières.

1972 : La Ferrari 365 GTB4 remporte les cinq premières places de sa catégorie lors des 24 heures du Mans, et répéte l’exploit en 1973, 1974 et 1979. 

1972 : Elton John s’offre une Ferrari 365 GTB4.

1969 : Une version Spider, la 365 GTS4 a été annoncée au Salon de Francfort. 

1968 : Ferrari dévoile au salon de Paris sa nouvelle GT : la 365 GTB/4

1967 : Ferrari réalise un triplé aux 24 Heures de Daytona. Le premier prototype de la 365 GTB/4  » Daytona  » tourne sur l’autodrome de Modène. 

1966 : Les premières études de style démarrent chez Sergio Pininfarina. L’avant s’inspire encore de la Ferrari 275 GTB.

La Ferrari 458, Merveille d’une Epoque

2013-ferrari-458-italia-front-three-quarters-view.jpg

« Synthèse de créativité, passion, style et innovation technologique. » C’est par ces mots que l’écurie de prestige introduisait en 2009 son nouveau bolide. Il faut dire que la Ferrari 458 a tout de la merveille d’une époque — à commencer par ce qui l’habite, son moteur V8 atmosphérique. Dans la famille Maranello, la nouvelle venue peut se targuer d’une puissance spécifique et incomparable. En seulement 3,4 secondes, son moteur permet à la Ferrari 458 d’abattre le 0 à 100 km/h. Mieux, sa vitesse de pointe de 321 km/h la propulse largement en avance de toute concurrence. Et ce n’est pas faux de le dire ; cette valeur, élevée pour un atmosphérique, provient justement de son moteur V8 4.5 litres installé en position centrale — près de 550 chevaux sous le capot ! Prouesse technologique, la Ferrari 458 émerveille aussi par son design. Un chef d’oeuvre évidemment signé du studio Pininfarina… 

 

Fortement influencée par l’aérodynamique, la Ferrari 458 illustre tout du tournant design du nouveau millénaire. De la simplicité des lignes extérieures se dégage ainsi deux lames déformables qui, comme des ailes à l’avant du capot, forment des sillons venant laisser l’air librement circuler… L’aileron arrière, lui, confère au bijou une allure de travail d’orfèvre 2.0. Oui, le design de la 458 Italia relève d’une époque toute nouvelle. C’est que la maison au cheval cabré souhaitait voir les différents éléments aérodynamiques complètement intégrés à la carrosserie. Un souhait complété par l’intervention du septuple champion de monde de Formule 1, Michael Schumacher. 

 

C’est l’influence du champion allemand qui guida Ferrari vers la réalisation d’une voiture au diapason des exigences de F1. Sur le tableau de bord, les réglages en suspensions et mode « Soft » en action émanent directement de l’apport de Schumacher ! Peu étonnant ainsi que l’engin ait remporté le prix du « Meilleur moteur à rendement élevé » à l’International Engine of the Year, et ce durant deux années consécutive… Et le fait de voir sa production stoppée en 2015 a littéralement érigé la Ferrari 458 au firmament des objets du désir — une icône imbattable devenue un mythe de l’automobile de luxe !   

 

La Ferrari 458, Quelques Dates Clés

 

2016 : Un modèle unique a été fabriqué à la demande d’un riche client britannique : la 458 MM Spéciale

2014 : La Ferrari 458 participe au 84ème Salon international de l’Auto de Genève

2014 : Une Ferrari 458 Speciale est vendue à un amateur pour 900 000 dollars lors d’une vente aux enchères au profit d’une association caritative.

2013 : La Ferrari 458 est créée.

2013 : La Ferrari 458 est présentée ay Salon de Francfort.

La Ferrari 250 GT California Spyder

1021e1f80df4749aa6a8d4fefe4bca9e717d49a6.jpg

Si la Ferrari 250 GT California Spyder fut considérée par le passionné Gilles Bonnafous comme étant « assurément l’une des plus belles Ferrari et l’un des plus beaux cabriolets de l’histoire de l’automobile » c’est que ce bijou de puissance et de design distille tout du luxe italien. L’histoire d’une telle icône s’esquisse lorsqu’au tournant des années 1950, deux importants concessionnaires américains, Jon von Neumann et Luigi Chinetti, tentent de convaincre l’écurie Ferrari de produire un cabriolet résolument sportif. C’est que les décapotables qui commencent à fleurir sur le bitume californien manquent d’un certain raffinement. Après nombre de démonstrations visant à prouver l’existence d’un tel marché, Pinin Farina finit par s’associer au carrossier Carrozzeria Scaglietti pour créer une sportive à destination de la Californie !

 

La 250 GT California Spyder est conçue comme le cabriolet idéal pour cette clientèle : design sportif et performances de voiture de course ; le luxe italien niché dans des détails très soignés… En 1959, la voiture gagne sa réputation de petit bolide lorsqu’elle parvient à briller à la cinquième place des 24 Heures du Mans, dans sa version allégée. Aux mains des pilotes Bob Grossman et Fernand Tavano, la 250 GT California Spyder entre dans l’histoire de la course automobile ! Entre 1957 et 1962, Ferrari prend soin de limiter la production de la pièce — l’objet doit être désiré. Une centaine de 250 GT California furent créées à destination de la Californie. Et, tandis que la région s’éprend de la performance façon Ferrari, le cinéma, lui, se charge de faire de la Spyder une légende. 

 

1986, vedette du film La Folle Journée de Ferris Bueller, la 250 GT California Spyder devient la Ferrari la plus appréciée de l’histoire. C’est que la noblesse de son V12 3.0 de 240 chevaux ne laisse personne indifférent… Ni l’auditoire, ni les chanceux qui l’ont testée. Une vitesse linéaire grâce à un alésage supérieur à la course ; le centre de gravité de la Ferrari vient se placer bas de façon à offrir une puissance incroyable pour l’époque. 100 chevaux au litre, l’icône est aussi fiable qu’endurante, aussi stylisée que recherchée. D’ailleurs, le 5 février 2015, l’un des modèles Ferrari 250 GT California Spyder ayant appartenu à Alain Delon s’est envolé pour la somme de 16.3 millions d’euros — jamais aucune autre voiture n’avait suscité une telle enchère !

 

La Ferrari 250 GT California Spyder, Quelques Dates Clés

 

2017 : Une Ferrari 250 GT California Spyder est vendue à 18 millions de dollars.

2008 : Prix record : pour La Ferrari 250 California Spyder remporte un nouveau record en étant vendue au prix de 7 millions d’euros.

1961 : La Ferrari 250 GT California Spyder est mise aux enchères avec record du prix de vente : 11 millions $ (7,04 millions d’euros). 

1960 : Lors du salon de l’automobile de Genève, le constructeur effectue une modification du châssis de la voiture pour améliorer les performances de l’automobile et notamment la vitesse de passage en courbe. 

1959 à 1960 : La Ferrari 250 GT California remporte la Victoire dans de nombreuses courses américaines.

1959 : La Ferrari 250 GT California Spyder remporte la 5ème place au classement général du Mans avec au volant le pilote américain Bob Grossman. 

1957 : La Ferrari 250 GT California Spyder est créée.  

 

La Testarossa de Ferrari

ferrari-testarossa-sergio-pininfarina-1000x666.jpg

Lorsque l’ancien pilote Enzo Ferrari quitte son poste de directeur de la division course chez Alfa Romeo, le passionné n’a qu’une chose en tête : créer son écurie pour repousser les limites du génie mécanique. Et celui à qui l’Italie a reconnu le titre de Commendatore pour ses succès au volant ne tarde à se forger une réputation. Cheval cabré sur fond jaune — le sceau Ferrari ravit têtes couronnées et grands du monde. Sur la route et les circuits de courses. Construites sur-mesure pour chaque client, les Ferrari, coulées dans ce rouge à nul autre pareil, constituent rapidement des pièces de désir et de convoitise. En 1984, la Testarossa, avant-dernière création d’Enzo Ferrari, distille tout du panache d’une telle écurie — une écurie à jamais liée à l’Italie… Le rouge Ferrari autrefois imposée aux coureurs italiens lors des compétitions internationales d’avant-guerre est désormais celui du constructeur. 

 

Sa mécanique glorieuse, son allure tout à la fois classique et révolutionnaire, la Testarossa la doit aux coups de crayon du designer italien Pininfarina. En italien, Testarossa signifie culasse rouge — et c’est bien là que tient l’élégance féline de ce bolide. Présentée au Mondial de l’Automobile de Paris en 1984, la Testarossa impressionne par son allure. Large (1m97) et basse (1m13), phares escamotables, un seul et unique rétroviseur ; la Ferrari déroute et hypnotise l’assistance. En position centrale arrière, un moteur 12 cylindres 4.9 boxer réalise le souhait d’Enzo Ferrari et parvient à faire de la Testarossa une voiture éminemment puissante sans avoir recours aux nouveaux systèmes d’assistance et aides technologiques à la conduite. Vitesse maximale : 300 km/heure. 

 

Reconnaissable au prestige qu’elle confère aux virtuoses qui la conduisent, la Testarossa brille aussi de par sa carrosserie striée et ses lignes futuristes. Faisant sensation sur les pistes et les routes, la Testorossa est aussi devenue un mythe populaire. Elle atteint la consécration dans sa version immaculée dans la série à succès Miami Vice ; devenant le symbole des années 1980 ! Produite jusqu’en 1996, la Testarossa a comblé plus d’un passionné de vitesse… Parmi eux, Elton John, Marti Pellow ou encore Alain Delon ! 

 

La Testarossa de Ferrari, Quelques Dates Clés

 

2017 : La Testarossa est exposée à l’ Autoworld de Bruxelles.

2017 : Ferrari perd les droits liés au nom Testarossa.

2017 : La Testarossa Spider est exposée à l’Under the Skin à Londres.

2016 : La Testarossa Spider Valeo de Gianni Agnelli est vendue aux enchères chez Artcurial.

2015 : La Testarossa de « Miami Vice » est vendue aux enchères.

2015 : La Testarossa est disponible comme nouvelle voiture dans le jeu vidéo GTA (Grand Theft Auto).

2013 : La Ferrari Testarossa d’Alain Delon est vendue pour 171 500€.

2013 : La Testarossa fait son apparition dans le film Le Loup de Wall Street.

2012 : La Testarossa fait son apparition dans le clip « Protovision » de Kavinsky.

1998 : La Testarossa prend place dans son clip « La vie de rêve » du rappeur 3e Œil. 

1996 : Ferrari arrête la production de la Testarossa.  

1994 : Johnny Hallyday achète une Testarossa 512 TR Rosso Corsa. 

1994 : La Ferrari F512 M est une nouvelle version de la 512 Testarossa.

1992 : La Ferrari 512 TR est une nouvelle création et évolution du modèle Testarossa.

1988 : À la demande du sultan de Brunei, la Ferrari Testarossa F90 Speciale est créée.

1987 : Alain Delon achète une Ferrari Testarossa.

1987 : Dans la série « Deux flics à Miami », le détective Sonny Crockett joué par Don Johnson, conduit une Ferrari Testarossa blanche.

1986 : Ferrari Testarossa Spider Valeo, modèle unique de cabriolet, est conçue par Pininfarina pour le PDG du groupe Fiat/Ferrari, Giovanni Agnelli.

1984 : L’avant dernière voiture du Commendatore Enzo Ferrari, la Ferrari Testarossa, est créée.

La Ferrari 166, Un Bout d’Histoire

1949-ferrari-166-mm-touri-16.jpg

Si la quasi totalité des voitures Ferrari figurent aujourd’hui au panthéon des pièces de collection, la Ferrari 166 jouit d’une considération particulière. En 1948, Enzo Ferrari est à l’orée de sa légende lorsqu’il cherche à produire des voitures de grand tourisme pour financer ses ambitions de course. Le Commendatore approche alors l’un des grands noms de la carrosserie —  la Carrozzeria Touring, celle-là même qui, par le passé, contribua à l’élégance et aux performances des voitures Alfa Romeo. Pour lui, l’entreprise milanaise met au monde l’une des voitures les plus étranges de l’histoire ; une pièce devenue l’épitomé de la mécanique Ferrari. Il faut dire que la 166 procède d’un savoureux mélange de performance, de créativité et d’esthétique — une voiture à l’image d’une inventivité toute Italienne. 

 

Et pour Enzo Ferrari, la beauté d’une voiture ne peut que se coupler à sa performance. Ultime épreuve en compétition automobile, la course des Mille Miglia était à ses yeux celle dont il lui fallait décrocher la victoire afin d’asseoir sa réputation. C’est chose faite lorsqu’en 1948, la 166 est sur la ligne de départ de la Mille Miglia — au volant, Clemente Biondetti, assisté de Giuseppe Navone, offre la première place à leur écurie ! Dès lors, Ferrari établie sa légende en compétition. La 166 se complète alors de l’acronyme MM et, un an plus tard, c’est dans cette version qu’elle remporte les mythiques 24 Heures du Mans. Après une longue interruption de 10 années due à la guerre, la compétition signe son retour et attire évidemment l’attention de la planète entière. Avec le triomphe de Luigi Chinetti et Lord Seldsdon, le monde tombe sous le charme de l’engin ; son design style nouveau ne tardant d’ailleurs à être largement copié. Mais pour offrir cette victoire, Chinetti, lui, a dû conduire 23 heures durant — son copilote étant malade… Enzo Ferrari louant ainsi son engagement, le nomma importateur officiel aux États-Unis. 

 

La 166 MM entre dans la légende. Equipée à l’époque d’un V12 de 2 litres de cylindrée développant 110 chevaux, la voiture constitue dès ses débuts un objet de désir. Sa forte personnalité et ses exploits sur circuit lui valent d’être admirée par le public, adoubée par la critique. Entre 1948 et 1953, l’écurie Ferrari produit 38 exemplaires du bolide — peu étonnant de la voir aujourd’hui constituer le mythe fondateur de Ferrari. Un mythe estimé entre 8 et 10 millions de dollars.

 

La Ferrari 166, Quelques Dates Clés

 

2018 : La Ferrari 166 MM Spider vole la vedette au modèle rarissime du chanteur Johnny Hallyday.

2018 : Une Ferrari 166 MM Spider est vendue chez Sotheby’s. 

2017 : Une Ferrari 166P est exposée à Chantilly Art & Elegance.

2017 : La Ferrari 166 est exposée à l’Autoworld de Bruxelles.

2017 : La Ferrari 166 MM Barchetta est exposée au Design Museum de Londres.

2017 : Rétromobile fête les 70 ans de Ferrari. 

2017 : Une Ferrari unique, la Ferrari 166 Uovo,  est estimée à plus de 5 millions d’euros.

2017 : Ferrari expose la Ferrari 166 au salon d’Epoqu’Auto de Lyon.

2014 : Une ferrari 166 MM Barchetta est estimée à trois millions d’euros.

2012 : La plus vieille Ferrari encore complète est une 166 Corsa Spyder de 1947.

1955 : La Ferrari 166 MM Spider fait son apparition dans le film « Le Cercle Infernal ».

1953 : La Ferrari 166 MM Barchetta remporte le Rome Liège.

1950 : Les frères Marzotto créent de la Ferrari 166 Uovo.

1949 : La Ferrari 166MM est la première Ferrari à remporter les 24h du Mans.

1948 : La Ferrari 166 S remporte une victoire sur la Targa Florio.

1948 : La Ferrari 166 S, Sport course, est créée.

1948 : La Ferrari 166 Inter, GT coupé, est créée.

1948 : La Ferrari Inter Sport est créée.

1948 : La Ferrari 166 MM, Mille Miglia, est créée.

1948 : La Ferrari 166 est créée.

 

La Ferrari 250 GTO, Une Beauté à Pic

methode-sundaytimes-prodmigration-web-bin-4cc320d5-3b06-4793-833a-aaa2918ea308.jpg

C’est en 1962 que la Ferrari 250 GTO sort des ateliers Ferrari. Et le bolide emprunte beaucoup à la berlinette Sperimentale, alignée au Mans un an auparavant. C’est que Enzo Ferrari souhaitait mettre au point une voiture capable de rivaliser avec la concurrence annoncée au prochain championnat du monde. Aston Martin DB4 GT Zagato, Jaguar, AC Cobra… Le Commendatore confie alors la carrosserie à Sergio Scaglietti, l’ingénierie à Mauro Forghieri, et ses essais au pilote Stirling Moss. L’idée: réaliser un bolide avec, au coeur de l’engin, un V12 capable de la propulser à 285 km/h. L’équipe parvient à tromper les aprioris — car si son châssis tubulaire, avec essieu rigide, ne paraissait d’emblée capable de rivaliser avec ses concurrents, c’est bel et bien la perfection de son aérodynamisme qui mua la 250 GTO en bête de course. 

 

Un centre de gravité très bas, un capot colossal et un arrière tronqué lui assurent une stabilité maximale, tandis que son moteur V12 en alliage léger lui confèrent une souplesse édifiante — sur le circuit, la 250 GTO remplie tous ses objectifs. Imbattable en course, le chef-d’œuvre du Commendatore est couronné champion en GT mondial par trois fois. En 1962, en 1963 et en 1964. Il n’en faut pas plus pour voir la boutique-atelier de Maranello prise d’assaut par des clients en quête d’acquérir la plus belle voiture de course de l’histoire. Mais voilà, Enzo Ferrari sait faire exagérer le désir et, l’homme décida de réserver la GTO 250 à des pilotes triés sur le volet. Entre 1962 et 1964, seuls 36 exemplaires sortent de la chaîne de production Ferrari. 

 

L’histoire d’une telle icône aurait pu s’arrêter là si en 2018, la troisième des 36 GTO construite durant cette même période n’avait été remise sur le marché. RM Sotheby’s parle de « l’automobile la plus légendaire, désirable et importante au monde. » Et il est vrai que cette Ferrari 250 GTO 1962 est aussi l’une des rares à être équipée de la carrosserie d’origine Series II GTO/64 conçue par Sergio Scaglietti. Ayant appartenue à Edoardo Lualdi-Gabardi puis au bijoutier Gianni Bulgari, cette 250 GTO a aussi et surtout un glorieux passé sportif — elle remporta nombre de courses sans ne jamais être accidentée ! L’œuvre suprême d’Enzo Ferrari ne pouvait ainsi s’envoler à moins de 80 millions de dollars. De quoi en faire la voiture la plus chère de l’histoire.

 

La Ferrari 250 GTO, Quelques Dates Clés

 

2018 : Ferrari pourrait relancer une petite production de son modèle 250 GT0.

2018 : Une Ferrari 250 GTO en kit est vendue aux enchères de Blenheim.

2018 : La Ferrari 250 GTO est considérée comme la voiture la plus chère au monde.

2017 : Ferrari expose son modèle 250 GTO lors de l’exposition « Under The Skin » à Londres.

2014 : La 250 GTO du pilote français Jo Schnlesser a été vendue aux enchères 38 millions de dollars.

2013 : Un collectionneur anglais débourse 52 millions de dollars pour un exemplaire de Ferrari 250 GTO.

2012 : Pour les 50 ans de la Ferrari 250 GTO,  l’Exposition photo à Rétromobile est réalisée.

2011 : La Ferrari 250 GTO est exposée lors de l’exposition « L’Art de l’Automobile » aux Arts décoratifs à Paris.

2004 : Sport Car International place la 250 GTO à la huitième place dans la liste des meilleures voitures de sport des années 1960.

1989 : Un 250 GTO est vendu aux enchères pour 14 millions de dollars.

1988 : La Ferrari 250 GTO voit son prix augmenter lors du décès d’Enzo Ferrari.

1983 : Le couturier Ralph Lauren s’offre un modèle de la 250 GTO.

1977 : Nick Mason, le batteur du groupe Pink Floyd, acquiert une Ferrari 250 GTO. 

1964 : La Ferrari 250 GTO remporte le Trophée Sussex de Goodwood.

1963 : Grahm Hill Wins remporte le Tourist Trophy avec sa 250 GTO.

1962 : La Ferrari 250 GTO remporte la Victoire de catégorie GT aux 24 heures du Mans.

1962 : Jean Guichet remporte le Trophée d’Auvergne avec sa 250 GTO personnelle.

1962 : La Ferrari 250 GTO participe au Championnat du monde de voitures de sport.

1962 : La Ferrari 250 GTO participent aux 12 Heures de Sebring.

1962 : La Ferrari 250 GTO est créée.

La Ferrari 275 GTB, Icône des Seventies

maxresdefault.jpg

Fin 1964. Enzo Ferrari est approché par l’écurie Milanaise d’Edoardo Spreafico désireuse de faire courir son ami Lorenzo Bandini aux 1000 kms de Monza — et c’est dans une Ferrari qu’ils entendent le faire concourir. Le Commendatore pense alors à élaborer une 275 GTB spécialement pour cette compétition… Si la nouvelle Ferrari reprend les lignes de la sublime 250 GTO, elle préfère en développer les caractéristiques techniques ! Conception allégée et technologie de pointe, la 250 GTO offre une véritable voiture de course, à la puissance spécifique, à la carrosserie iconique. Au coeur du bolide, six carburateurs weber DCN3 au lieu des trois homologués — de quoi équiper la voiture de 15 chevaux supplémentaires ! 

Deux ans seulement après son apparition, la 275 GTB bénéficie d’une évolution moteur historique ; c’est le mythique V12 dit ‘Colombo’ qui vient coiffer la bête de course. Approchant désormais les 300 chevaux, la 275 GTB exprime sa puissance dans un châssis quelque peu modifié — un travail remarquable évidemment exécuté par le maître Pininfarina. L’avant plongeant et les phares carénés, c’est autour de flancs exagérément soulignés qu’agit le charme de la 275 GTB. Un style résolument sportif qui accompagne des performances étonnantes — la série de voitures de Grand Tourisme lie sans difficulté performance et luxe bien pensé. 

Produite à 970 exemplaires, la Ferrari 275 GTB change aussi et surtout la donne technique de l’époque. La première utilisation d’une boîte de vitesses combinée à un différentiel dans une boîte-pont et l’intégration d’une suspension arrière indépendante… La 275 GTB révolutionne la conduite autour d’une vitesse de pointe supérieure à 250 km/h et un équilibre particulièrement net ! Elégante et racée, devenue l’icône des années 70, la voiture distille une foule de détails inspirés. Et c’est dans l’habitacle pareil à celui d’une voiture rallye que l’on perçoit le raffinement d’un Pininfarina au service du luxe Ferrari. Un cocon de cuir havane, une moquette épaisse et un bois précieux… La suprématie Ferrari est dès lors annoncée. 

 

La Ferrari 275, Quelques Dates Clés

2017 : Le premier prototype de Ferrari 275 GTB 4 est à vendre.

2017 : Dans son clip « Cloud 9 », Jamiroquai conduit une Ferrari 275 GTB.

2017 : La Ferrari 275 GTB est estimée entre 12 et 16 millions de dollars chez Forbes.

2016 : La Ferrari SP 275 rw competizione est une pièce unique pour Noël.

2014 : La Ferrari de Steve McQueen est vendue aux enchères.

2014 : Ferrari fête les 50 ans de la 275 GTB.

1976 : Claude Lelouch tourne son court-métrage : « C’était un rendez-vous » où la 275 fait son apparition.

1968 : La Ferrari 275 n’est plus produite.

1967 :  L’acteur Steve McQueen acquière une Ferrari 275 GTB 4.

1967 : North American Racing Team passe commande d’une version décapotable de la GTB4, la 275 GTB4 NART. 

1966 : Peter Seller acquière une Ferrari 275 GTB 4. 

1966 : Ferrari présente la 275 GTB 4.

1965 : Willy Mairesse termine troisième aux 24 Heures du Mans avec sa 275 GTB. 

1965 : La 275 GTC Competizione est créée.

1964 : La Ferrari 275 P remporte les 24 Heures du Mans.

1964 : La Ferrari 275 est présentée au salon automobile de Paris.

1964 : Une version spider est présentée : la 275 GTS.

1964 La Ferrari 275 est créée.

 

La Porsche 911 par Richard Orlinski

porsche-911-17830-1-p.jpg

Le sculpteur Français Richard Orlinski s’associe à Porsche pour mettre au jour une voiture inattendue – une véritable pièce d’art habitée de la puissance de l’écurie Allemande ! La Porsche 911 by Orlinski distille ainsi les codes arty et colorés du plasticien en même temps qu’il s’attache à conserver tout des lignes iconiques de la Porsche 911. « Je suis très honoré d’avoir pu (…) revisiter cette voiture d’exception qu’est la Porsche 911, pour en faire une œuvre unique, empreinte de nos deux ADN. D’une part, celui de Porsche, un univers de prestige et d’excellence, et le mien, un monde graphique aux couleurs vives » explique l’artiste connu pour ses sculptures géantes d’animaux inspirées de l’art de l’origami.

Il a fallu près de 220 heures de travail à Richard Orlinski pour monter cette oeuvre particulièrement singulière. « L’un des plus grands défis techniques fut de rendre la voiture uniforme au toucher, cela malgré ses onze couches de peintures ! » Et il est certain que cette voiture capturera toute l’attention lors de sa mise en vente – le 19 Juillet prochain, à Monaco, l’objet de tous les désirs sera en fait introduit aux enchères lors d’un évènement non moins exceptionnel. L’occasion de célébrer le 55ème anniversaire de la Porsche 911 et de la Rolex Daytona – deux mythes, et une vente aux enchères hors norme dont les bénéfices seront reversés à l’association ‘Les Rois du Monde’. Un rêve d’artiste donc qui permettra de réaliser les rêves d’enfants malades !