La Ferrari 250 GT California Spyder

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Si la Ferrari 250 GT California Spyder fut considérée par le passionné Gilles Bonnafous comme étant « assurément l’une des plus belles Ferrari et l’un des plus beaux cabriolets de l’histoire de l’automobile » c’est que ce bijou de puissance et de design distille tout du luxe italien. L’histoire d’une telle icône s’esquisse lorsqu’au tournant des années 1950, deux importants concessionnaires américains, Jon von Neumann et Luigi Chinetti, tentent de convaincre l’écurie Ferrari de produire un cabriolet résolument sportif. C’est que les décapotables qui commencent à fleurir sur le bitume californien manquent d’un certain raffinement. Après nombre de démonstrations visant à prouver l’existence d’un tel marché, Pinin Farina finit par s’associer au carrossier Carrozzeria Scaglietti pour créer une sportive à destination de la Californie !

 

La 250 GT California Spyder est conçue comme le cabriolet idéal pour cette clientèle : design sportif et performances de voiture de course ; le luxe italien niché dans des détails très soignés… En 1959, la voiture gagne sa réputation de petit bolide lorsqu’elle parvient à briller à la cinquième place des 24 Heures du Mans, dans sa version allégée. Aux mains des pilotes Bob Grossman et Fernand Tavano, la 250 GT California Spyder entre dans l’histoire de la course automobile ! Entre 1957 et 1962, Ferrari prend soin de limiter la production de la pièce — l’objet doit être désiré. Une centaine de 250 GT California furent créées à destination de la Californie. Et, tandis que la région s’éprend de la performance façon Ferrari, le cinéma, lui, se charge de faire de la Spyder une légende. 

 

1986, vedette du film La Folle Journée de Ferris Bueller, la 250 GT California Spyder devient la Ferrari la plus appréciée de l’histoire. C’est que la noblesse de son V12 3.0 de 240 chevaux ne laisse personne indifférent… Ni l’auditoire, ni les chanceux qui l’ont testée. Une vitesse linéaire grâce à un alésage supérieur à la course ; le centre de gravité de la Ferrari vient se placer bas de façon à offrir une puissance incroyable pour l’époque. 100 chevaux au litre, l’icône est aussi fiable qu’endurante, aussi stylisée que recherchée. D’ailleurs, le 5 février 2015, l’un des modèles Ferrari 250 GT California Spyder ayant appartenu à Alain Delon s’est envolé pour la somme de 16.3 millions d’euros — jamais aucune autre voiture n’avait suscité une telle enchère !

 

La Ferrari 250 GT California Spyder, Quelques Dates Clés

 

2017 : Une Ferrari 250 GT California Spyder est vendue à 18 millions de dollars.

2008 : Prix record : pour La Ferrari 250 California Spyder remporte un nouveau record en étant vendue au prix de 7 millions d’euros.

1961 : La Ferrari 250 GT California Spyder est mise aux enchères avec record du prix de vente : 11 millions $ (7,04 millions d’euros). 

1960 : Lors du salon de l’automobile de Genève, le constructeur effectue une modification du châssis de la voiture pour améliorer les performances de l’automobile et notamment la vitesse de passage en courbe. 

1959 à 1960 : La Ferrari 250 GT California remporte la Victoire dans de nombreuses courses américaines.

1959 : La Ferrari 250 GT California Spyder remporte la 5ème place au classement général du Mans avec au volant le pilote américain Bob Grossman. 

1957 : La Ferrari 250 GT California Spyder est créée.  

 

La Testarossa de Ferrari

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Lorsque l’ancien pilote Enzo Ferrari quitte son poste de directeur de la division course chez Alfa Romeo, le passionné n’a qu’une chose en tête : créer son écurie pour repousser les limites du génie mécanique. Et celui à qui l’Italie a reconnu le titre de Commendatore pour ses succès au volant ne tarde à se forger une réputation. Cheval cabré sur fond jaune — le sceau Ferrari ravit têtes couronnées et grands du monde. Sur la route et les circuits de courses. Construites sur-mesure pour chaque client, les Ferrari, coulées dans ce rouge à nul autre pareil, constituent rapidement des pièces de désir et de convoitise. En 1984, la Testarossa, avant-dernière création d’Enzo Ferrari, distille tout du panache d’une telle écurie — une écurie à jamais liée à l’Italie… Le rouge Ferrari autrefois imposée aux coureurs italiens lors des compétitions internationales d’avant-guerre est désormais celui du constructeur. 

 

Sa mécanique glorieuse, son allure tout à la fois classique et révolutionnaire, la Testarossa la doit aux coups de crayon du designer italien Pininfarina. En italien, Testarossa signifie culasse rouge — et c’est bien là que tient l’élégance féline de ce bolide. Présentée au Mondial de l’Automobile de Paris en 1984, la Testarossa impressionne par son allure. Large (1m97) et basse (1m13), phares escamotables, un seul et unique rétroviseur ; la Ferrari déroute et hypnotise l’assistance. En position centrale arrière, un moteur 12 cylindres 4.9 boxer réalise le souhait d’Enzo Ferrari et parvient à faire de la Testarossa une voiture éminemment puissante sans avoir recours aux nouveaux systèmes d’assistance et aides technologiques à la conduite. Vitesse maximale : 300 km/heure. 

 

Reconnaissable au prestige qu’elle confère aux virtuoses qui la conduisent, la Testarossa brille aussi de par sa carrosserie striée et ses lignes futuristes. Faisant sensation sur les pistes et les routes, la Testorossa est aussi devenue un mythe populaire. Elle atteint la consécration dans sa version immaculée dans la série à succès Miami Vice ; devenant le symbole des années 1980 ! Produite jusqu’en 1996, la Testarossa a comblé plus d’un passionné de vitesse… Parmi eux, Elton John, Marti Pellow ou encore Alain Delon ! 

 

La Testarossa de Ferrari, Quelques Dates Clés

 

2017 : La Testarossa est exposée à l’ Autoworld de Bruxelles.

2017 : Ferrari perd les droits liés au nom Testarossa.

2017 : La Testarossa Spider est exposée à l’Under the Skin à Londres.

2016 : La Testarossa Spider Valeo de Gianni Agnelli est vendue aux enchères chez Artcurial.

2015 : La Testarossa de « Miami Vice » est vendue aux enchères.

2015 : La Testarossa est disponible comme nouvelle voiture dans le jeu vidéo GTA (Grand Theft Auto).

2013 : La Ferrari Testarossa d’Alain Delon est vendue pour 171 500€.

2013 : La Testarossa fait son apparition dans le film Le Loup de Wall Street.

2012 : La Testarossa fait son apparition dans le clip « Protovision » de Kavinsky.

1998 : La Testarossa prend place dans son clip « La vie de rêve » du rappeur 3e Œil. 

1996 : Ferrari arrête la production de la Testarossa.  

1994 : Johnny Hallyday achète une Testarossa 512 TR Rosso Corsa. 

1994 : La Ferrari F512 M est une nouvelle version de la 512 Testarossa.

1992 : La Ferrari 512 TR est une nouvelle création et évolution du modèle Testarossa.

1988 : À la demande du sultan de Brunei, la Ferrari Testarossa F90 Speciale est créée.

1987 : Alain Delon achète une Ferrari Testarossa.

1987 : Dans la série « Deux flics à Miami », le détective Sonny Crockett joué par Don Johnson, conduit une Ferrari Testarossa blanche.

1986 : Ferrari Testarossa Spider Valeo, modèle unique de cabriolet, est conçue par Pininfarina pour le PDG du groupe Fiat/Ferrari, Giovanni Agnelli.

1984 : L’avant dernière voiture du Commendatore Enzo Ferrari, la Ferrari Testarossa, est créée.

La Ferrari 166, Un Bout d’Histoire

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Si la quasi totalité des voitures Ferrari figurent aujourd’hui au panthéon des pièces de collection, la Ferrari 166 jouit d’une considération particulière. En 1948, Enzo Ferrari est à l’orée de sa légende lorsqu’il cherche à produire des voitures de grand tourisme pour financer ses ambitions de course. Le Commendatore approche alors l’un des grands noms de la carrosserie —  la Carrozzeria Touring, celle-là même qui, par le passé, contribua à l’élégance et aux performances des voitures Alfa Romeo. Pour lui, l’entreprise milanaise met au monde l’une des voitures les plus étranges de l’histoire ; une pièce devenue l’épitomé de la mécanique Ferrari. Il faut dire que la 166 procède d’un savoureux mélange de performance, de créativité et d’esthétique — une voiture à l’image d’une inventivité toute Italienne. 

 

Et pour Enzo Ferrari, la beauté d’une voiture ne peut que se coupler à sa performance. Ultime épreuve en compétition automobile, la course des Mille Miglia était à ses yeux celle dont il lui fallait décrocher la victoire afin d’asseoir sa réputation. C’est chose faite lorsqu’en 1948, la 166 est sur la ligne de départ de la Mille Miglia — au volant, Clemente Biondetti, assisté de Giuseppe Navone, offre la première place à leur écurie ! Dès lors, Ferrari établie sa légende en compétition. La 166 se complète alors de l’acronyme MM et, un an plus tard, c’est dans cette version qu’elle remporte les mythiques 24 Heures du Mans. Après une longue interruption de 10 années due à la guerre, la compétition signe son retour et attire évidemment l’attention de la planète entière. Avec le triomphe de Luigi Chinetti et Lord Seldsdon, le monde tombe sous le charme de l’engin ; son design style nouveau ne tardant d’ailleurs à être largement copié. Mais pour offrir cette victoire, Chinetti, lui, a dû conduire 23 heures durant — son copilote étant malade… Enzo Ferrari louant ainsi son engagement, le nomma importateur officiel aux États-Unis. 

 

La 166 MM entre dans la légende. Equipée à l’époque d’un V12 de 2 litres de cylindrée développant 110 chevaux, la voiture constitue dès ses débuts un objet de désir. Sa forte personnalité et ses exploits sur circuit lui valent d’être admirée par le public, adoubée par la critique. Entre 1948 et 1953, l’écurie Ferrari produit 38 exemplaires du bolide — peu étonnant de la voir aujourd’hui constituer le mythe fondateur de Ferrari. Un mythe estimé entre 8 et 10 millions de dollars.

 

La Ferrari 166, Quelques Dates Clés

 

2018 : La Ferrari 166 MM Spider vole la vedette au modèle rarissime du chanteur Johnny Hallyday.

2018 : Une Ferrari 166 MM Spider est vendue chez Sotheby’s. 

2017 : Une Ferrari 166P est exposée à Chantilly Art & Elegance.

2017 : La Ferrari 166 est exposée à l’Autoworld de Bruxelles.

2017 : La Ferrari 166 MM Barchetta est exposée au Design Museum de Londres.

2017 : Rétromobile fête les 70 ans de Ferrari. 

2017 : Une Ferrari unique, la Ferrari 166 Uovo,  est estimée à plus de 5 millions d’euros.

2017 : Ferrari expose la Ferrari 166 au salon d’Epoqu’Auto de Lyon.

2014 : Une ferrari 166 MM Barchetta est estimée à trois millions d’euros.

2012 : La plus vieille Ferrari encore complète est une 166 Corsa Spyder de 1947.

1955 : La Ferrari 166 MM Spider fait son apparition dans le film « Le Cercle Infernal ».

1953 : La Ferrari 166 MM Barchetta remporte le Rome Liège.

1950 : Les frères Marzotto créent de la Ferrari 166 Uovo.

1949 : La Ferrari 166MM est la première Ferrari à remporter les 24h du Mans.

1948 : La Ferrari 166 S remporte une victoire sur la Targa Florio.

1948 : La Ferrari 166 S, Sport course, est créée.

1948 : La Ferrari 166 Inter, GT coupé, est créée.

1948 : La Ferrari Inter Sport est créée.

1948 : La Ferrari 166 MM, Mille Miglia, est créée.

1948 : La Ferrari 166 est créée.

 

La Ferrari 250 GTO, Une Beauté à Pic

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C’est en 1962 que la Ferrari 250 GTO sort des ateliers Ferrari. Et le bolide emprunte beaucoup à la berlinette Sperimentale, alignée au Mans un an auparavant. C’est que Enzo Ferrari souhaitait mettre au point une voiture capable de rivaliser avec la concurrence annoncée au prochain championnat du monde. Aston Martin DB4 GT Zagato, Jaguar, AC Cobra… Le Commendatore confie alors la carrosserie à Sergio Scaglietti, l’ingénierie à Mauro Forghieri, et ses essais au pilote Stirling Moss. L’idée: réaliser un bolide avec, au coeur de l’engin, un V12 capable de la propulser à 285 km/h. L’équipe parvient à tromper les aprioris — car si son châssis tubulaire, avec essieu rigide, ne paraissait d’emblée capable de rivaliser avec ses concurrents, c’est bel et bien la perfection de son aérodynamisme qui mua la 250 GTO en bête de course. 

 

Un centre de gravité très bas, un capot colossal et un arrière tronqué lui assurent une stabilité maximale, tandis que son moteur V12 en alliage léger lui confèrent une souplesse édifiante — sur le circuit, la 250 GTO remplie tous ses objectifs. Imbattable en course, le chef-d’œuvre du Commendatore est couronné champion en GT mondial par trois fois. En 1962, en 1963 et en 1964. Il n’en faut pas plus pour voir la boutique-atelier de Maranello prise d’assaut par des clients en quête d’acquérir la plus belle voiture de course de l’histoire. Mais voilà, Enzo Ferrari sait faire exagérer le désir et, l’homme décida de réserver la GTO 250 à des pilotes triés sur le volet. Entre 1962 et 1964, seuls 36 exemplaires sortent de la chaîne de production Ferrari. 

 

L’histoire d’une telle icône aurait pu s’arrêter là si en 2018, la troisième des 36 GTO construite durant cette même période n’avait été remise sur le marché. RM Sotheby’s parle de « l’automobile la plus légendaire, désirable et importante au monde. » Et il est vrai que cette Ferrari 250 GTO 1962 est aussi l’une des rares à être équipée de la carrosserie d’origine Series II GTO/64 conçue par Sergio Scaglietti. Ayant appartenue à Edoardo Lualdi-Gabardi puis au bijoutier Gianni Bulgari, cette 250 GTO a aussi et surtout un glorieux passé sportif — elle remporta nombre de courses sans ne jamais être accidentée ! L’œuvre suprême d’Enzo Ferrari ne pouvait ainsi s’envoler à moins de 80 millions de dollars. De quoi en faire la voiture la plus chère de l’histoire.

 

La Ferrari 250 GTO, Quelques Dates Clés

 

2018 : Ferrari pourrait relancer une petite production de son modèle 250 GT0.

2018 : Une Ferrari 250 GTO en kit est vendue aux enchères de Blenheim.

2018 : La Ferrari 250 GTO est considérée comme la voiture la plus chère au monde.

2017 : Ferrari expose son modèle 250 GTO lors de l’exposition « Under The Skin » à Londres.

2014 : La 250 GTO du pilote français Jo Schnlesser a été vendue aux enchères 38 millions de dollars.

2013 : Un collectionneur anglais débourse 52 millions de dollars pour un exemplaire de Ferrari 250 GTO.

2012 : Pour les 50 ans de la Ferrari 250 GTO,  l’Exposition photo à Rétromobile est réalisée.

2011 : La Ferrari 250 GTO est exposée lors de l’exposition « L’Art de l’Automobile » aux Arts décoratifs à Paris.

2004 : Sport Car International place la 250 GTO à la huitième place dans la liste des meilleures voitures de sport des années 1960.

1989 : Un 250 GTO est vendu aux enchères pour 14 millions de dollars.

1988 : La Ferrari 250 GTO voit son prix augmenter lors du décès d’Enzo Ferrari.

1983 : Le couturier Ralph Lauren s’offre un modèle de la 250 GTO.

1977 : Nick Mason, le batteur du groupe Pink Floyd, acquiert une Ferrari 250 GTO. 

1964 : La Ferrari 250 GTO remporte le Trophée Sussex de Goodwood.

1963 : Grahm Hill Wins remporte le Tourist Trophy avec sa 250 GTO.

1962 : La Ferrari 250 GTO remporte la Victoire de catégorie GT aux 24 heures du Mans.

1962 : Jean Guichet remporte le Trophée d’Auvergne avec sa 250 GTO personnelle.

1962 : La Ferrari 250 GTO participe au Championnat du monde de voitures de sport.

1962 : La Ferrari 250 GTO participent aux 12 Heures de Sebring.

1962 : La Ferrari 250 GTO est créée.

La Ferrari 275 GTB, Icône des Seventies

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Fin 1964. Enzo Ferrari est approché par l’écurie Milanaise d’Edoardo Spreafico désireuse de faire courir son ami Lorenzo Bandini aux 1000 kms de Monza — et c’est dans une Ferrari qu’ils entendent le faire concourir. Le Commendatore pense alors à élaborer une 275 GTB spécialement pour cette compétition… Si la nouvelle Ferrari reprend les lignes de la sublime 250 GTO, elle préfère en développer les caractéristiques techniques ! Conception allégée et technologie de pointe, la 250 GTO offre une véritable voiture de course, à la puissance spécifique, à la carrosserie iconique. Au coeur du bolide, six carburateurs weber DCN3 au lieu des trois homologués — de quoi équiper la voiture de 15 chevaux supplémentaires ! 

Deux ans seulement après son apparition, la 275 GTB bénéficie d’une évolution moteur historique ; c’est le mythique V12 dit ‘Colombo’ qui vient coiffer la bête de course. Approchant désormais les 300 chevaux, la 275 GTB exprime sa puissance dans un châssis quelque peu modifié — un travail remarquable évidemment exécuté par le maître Pininfarina. L’avant plongeant et les phares carénés, c’est autour de flancs exagérément soulignés qu’agit le charme de la 275 GTB. Un style résolument sportif qui accompagne des performances étonnantes — la série de voitures de Grand Tourisme lie sans difficulté performance et luxe bien pensé. 

Produite à 970 exemplaires, la Ferrari 275 GTB change aussi et surtout la donne technique de l’époque. La première utilisation d’une boîte de vitesses combinée à un différentiel dans une boîte-pont et l’intégration d’une suspension arrière indépendante… La 275 GTB révolutionne la conduite autour d’une vitesse de pointe supérieure à 250 km/h et un équilibre particulièrement net ! Elégante et racée, devenue l’icône des années 70, la voiture distille une foule de détails inspirés. Et c’est dans l’habitacle pareil à celui d’une voiture rallye que l’on perçoit le raffinement d’un Pininfarina au service du luxe Ferrari. Un cocon de cuir havane, une moquette épaisse et un bois précieux… La suprématie Ferrari est dès lors annoncée. 

 

La Ferrari 275, Quelques Dates Clés

2017 : Le premier prototype de Ferrari 275 GTB 4 est à vendre.

2017 : Dans son clip « Cloud 9 », Jamiroquai conduit une Ferrari 275 GTB.

2017 : La Ferrari 275 GTB est estimée entre 12 et 16 millions de dollars chez Forbes.

2016 : La Ferrari SP 275 rw competizione est une pièce unique pour Noël.

2014 : La Ferrari de Steve McQueen est vendue aux enchères.

2014 : Ferrari fête les 50 ans de la 275 GTB.

1976 : Claude Lelouch tourne son court-métrage : « C’était un rendez-vous » où la 275 fait son apparition.

1968 : La Ferrari 275 n’est plus produite.

1967 :  L’acteur Steve McQueen acquière une Ferrari 275 GTB 4.

1967 : North American Racing Team passe commande d’une version décapotable de la GTB4, la 275 GTB4 NART. 

1966 : Peter Seller acquière une Ferrari 275 GTB 4. 

1966 : Ferrari présente la 275 GTB 4.

1965 : Willy Mairesse termine troisième aux 24 Heures du Mans avec sa 275 GTB. 

1965 : La 275 GTC Competizione est créée.

1964 : La Ferrari 275 P remporte les 24 Heures du Mans.

1964 : La Ferrari 275 est présentée au salon automobile de Paris.

1964 : Une version spider est présentée : la 275 GTS.

1964 La Ferrari 275 est créée.

 

La Porsche 911 par Richard Orlinski

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Le sculpteur Français Richard Orlinski s’associe à Porsche pour mettre au jour une voiture inattendue – une véritable pièce d’art habitée de la puissance de l’écurie Allemande ! La Porsche 911 by Orlinski distille ainsi les codes arty et colorés du plasticien en même temps qu’il s’attache à conserver tout des lignes iconiques de la Porsche 911. « Je suis très honoré d’avoir pu (…) revisiter cette voiture d’exception qu’est la Porsche 911, pour en faire une œuvre unique, empreinte de nos deux ADN. D’une part, celui de Porsche, un univers de prestige et d’excellence, et le mien, un monde graphique aux couleurs vives » explique l’artiste connu pour ses sculptures géantes d’animaux inspirées de l’art de l’origami.

Il a fallu près de 220 heures de travail à Richard Orlinski pour monter cette oeuvre particulièrement singulière. « L’un des plus grands défis techniques fut de rendre la voiture uniforme au toucher, cela malgré ses onze couches de peintures ! » Et il est certain que cette voiture capturera toute l’attention lors de sa mise en vente – le 19 Juillet prochain, à Monaco, l’objet de tous les désirs sera en fait introduit aux enchères lors d’un évènement non moins exceptionnel. L’occasion de célébrer le 55ème anniversaire de la Porsche 911 et de la Rolex Daytona – deux mythes, et une vente aux enchères hors norme dont les bénéfices seront reversés à l’association ‘Les Rois du Monde’. Un rêve d’artiste donc qui permettra de réaliser les rêves d’enfants malades !

Le Grand Prix de Monaco, Un Circuit Iconique

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La 76e édition du Grand Prix Automobile le plus attendu de l’année est sur le point sonner le départ. Inauguré en 1929, le Grand Prix de Monaco est né de l’initiative d’Anthony Noghes, à l’époque trésorier de la Principauté – son idée ? Organiser un circuit Formule 1 en plein cœur du Rocher. Ainsi né comme un circuit provisoire et atypique, le Grand Prix de la Principauté prend forme avec le soutien du Prince Louis II et l’appui de Louis Chiron, pilote monégasque le plus célèbre de son temps. Ensemble, ils parviennent à rassembler sur le tout jeune tracé 16 concurrents pour une course de 100 tours – une vitesse moyenne de 80,194 km/h sur une distance de 3340km.

Interrompu durant 14 années, le Grand Prix de la Principauté est aujourd’hui le circuit le plus iconique du championnat de F1. Un circuit qui, sur les 3,340 km que comptent toujours son tracé, parvient à faire concourir les meilleurs pilotes sur 78 tours ! Chaque virage, chaque mètre de la piste conte ainsi la riche histoire du Grand Prix de Monaco. « C’est un circuit très spécifique, mais les écuries en ont l’habitude, explique Franck Montagny. Pendant tout le week-end, c’est très grisant pour les pilotes : ils roulent à 300 km/h à bord d’une F1 dans les rues de Monaco ! Ils ont tous l’impression d’être dans un film ! » souligne le pilote Franck Montagny. Et il est vrai que le tracé à tout pour plaire.

Dès les premiers 300 mètres franchis après le départ, la piste s’ouvre sur le virage de Saint-Devote. Un véritable entonnoir toujours considéré comme l’un des passages les plus dangereux… Les pilotes, lancés à plus de 300km/h sont obligés de ralentir et, débarquant d’une ligne droite, se sentent aspirer dans un espace très ouvert et hautement impressionnant ! Autre point clé du tracé, le virage dit du Casino. « C’est le virage rapide du circuit. Lors de la montée qui précède, on passe les vitesses progressivement, jusqu’à la 7e. C’est une sensation très grisante : tu as l’impression de décoller, de ne voir que le ciel. On arrive sur une plateforme et, là, on met le pied sur le frein pour ne pas « taper » sur le rail. Il y a un virage à gauche qu’on passe à l’aveugle et il faut rester à l’intérieur pour enchaîner avec un virage à droite. C’est l’une des seules courbes qui permet d’avoir une réelle sensation de vitesse sur le circuit » s’enthousiasme là encore Franck Montagny. Favori des favoris, le champion Britannique Lewis Hamilton, leader du Championnat, risque fort d’être chatouillé par Sebastian Vettel et Ferrari. Un superbe tracé donc pour une superbe course, à découvrir le Dimanche 27 Mai à partir de 15 :10 !

La DB9 d’Aston Martin

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L’histoire du luxe Aston Martin s’esquisse en 1913, lorsque Lionel Martin et Robert Bamford imaginent une marque anglaise de voitures de luxe et de course qui fleure bon le flegme British. Basée à Gaydon, dans le Warwickshire, la toute première GT d’Aston naît ainsi sous le coup de crayon de Ian Callum et Henrik Fisker. L’excellence de la technique et la haute qualité du savoir-faire Aston Martin achève d’en faire l’une des GT les plus iconiques au monde.

En 2004, Aston Martin lance la DB9 – une beauté troublante. Le bureau de style de la manufacture a en effet su faire évoluer la ligne de la DB7, en insufflant avec une rare justesse juste ce qu’il faut d’agressivité. Un simple regard suffit à faire ressurgir l’aspect sauvage de la DB9 ! Face avant calquée sur des optiques carénées, logées sous une bulle de verre, la large calandre, en forme de « chapeau de gendarme » abrite la salle des machines, un noble V12 5.9, emprunté au haut de gamme Vanquish. En seulement 4,5 secondes, la DB9 Aston Martin peut réaliser le 0 à 100km/h.

Rien de surprenant alors de voir Aston Martin profiter de la renommée  James Bond, et de la série entourage où Eric Murphy roule en Aston Martin DB9 cabriolet de la saison 3 à 8.

Récemment, Kahn Design, le préparateur de Bradford vient de réaliser à l’intention de l’un de ses clients, une version « Green superhero » de la GT britannique. L’invincibilité frappe de nouveau !

La Série des Rolls de Bernard Buffet

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L’art de Bernard Buffet est absolument hors du temps. Loin des avant-gardes abstractionnistes de l’époque, et complètement déconnectée des œuvres contemporaines trop soucieuses de se conformer et si pressées d’être aimé, le travail de Buffet a tout de l’audace des grandes productions artistiques. Né en 1928 à Paris, dès 1945, Bernard Buffet délaisse les rangs de l’école pour les couloirs des musées : à 20ans, la reconnaissance déjà le trouve. Les premières peintures qu’il réalise abordent les rues de Paris comme personne : trait aiguisé donc pointu, atmosphère lugubre mais vive, le style Buffet dépasse les cases de la peinture figurative. Entre filiation expressionniste et préfiguration de la pop culture, sa peinture se fait ardente !

A une époque où le monde de l’art ne jure plus que par l’abstraction, l’œuvre de Buffet fait figure de colosse – mais un colosse au pied d’argile. Peintre très populaire, son style laisse les critiques pantois ; “horriblement beau“ ou “magnifiquement moche“, qu’importe puisqu’aux côtés de son compagnon Pierre Bergé, l’artiste devient la première pop star du monde de l’art. A partir des années 1950, ils ont eu tout d’abord un vélo, puis un vélomoteur, une 2CV, une Jaguar d’occasion, puis une Rolls, et enfin, ils ont eu un château. A peine trentenaire et au sommet de sa célébrité, l’artiste qui ne savait pas conduire, roulait en Rolls-Royce. Au volant, son chauffeur, Joseph. Homme d’argent, peut-être, mais Bernard Buffet est homme de goût avant tout : « l’argent m’intéresse dans le sens où il me donne ma tranquillité (…) il peut m’isoler des gens monstrueux qui nous entourent » explique-t-il.

Et son ennemi premier pourrait être l’art abstrait, fossoyeur de « l’intelligence immédiate d’une œuvre » selon ses propres mots. Alors, Bernard Buffet se met au vert à partir des années 70 dans ses différentes propriétés pour s’adonner sans ménagement à son art… Le “successeur de Picasso“ s’ouvre ainsi à divers univers : corridas, culture japonaise, scènes du quotidien, paysages urbains ou ruraux, mais aussi l’automobile. Bernard Buffet dédie ainsi certaines de ces œuvres aux Rolls Royce… Il en peindra plusieurs, toujours avec cette même patte étirée, angoissée mais sublimée. En 1956, Paris Match publie un article le montrant dans sa majestueuse propriété de Manimes, nichée dans la forêt de Montmorency, avec sa rutilante Rolls-Royce Phantom IV. Cette Rolls qui, finalement, finira par l’éclipser, tant le monde de l’art ne parviendra à capter la subtilité de cet apparat aristocratique.