Les Nouvelles Mizzle par Allbirds, La Durabilité Aux Pieds

La première basket en laine imperméable d’Allbirds allie design, confort et solution respectueuse pour la planète!

C’est une petite révolution qu’Allbirds a concocté pour cette rentrée. Une paire de basket en laine baptisée la Wool Runner Mizzle qui assure résistance par temps pluvieux, et solution idéale pour la planète.
Conçue à partir de matériaux respectueux pour la planète, sans recourir aux PFA (produits chimiques fluorés synthétiques), qui ne se décomposent pas avec le temps et finissent par polluer notre sol et notre eau, la Wool Runner Mizzle abandonne aussi la forme rigide de ses consoeurs.

L’un des cofondateurs d’Allbirds, Tim Brown, est clair : « Allbirds cherche continuellement de nouvelles alternatives écoresponsables aux matières utilisées traditionnellement dans l’industrie de la chaussure. » Et c’est bien en cela que les deux nouveaux modèles Mizzle allient design, confort et intérêts environnementaux! Une première qui ne sera pas sans déplaire aux aficionados d’un style franchement fonctionnel.

La Païva, Cocotte et Précurseuse du Style Belle Epoque

Elle a voulu construire le « plus bel hôtel de Paris » — et il trône toujours au 25 avenue des Champs Elysées. La Païva fut tour à tour une grande horizontale et la mécène des artistes qui ont fait la grandeur du style Belle Epoque.

Esther Lachmann, aka La Païva (1819-1864), fut sans conteste la plus brillante des cocottes de Paris. Débarquée seule et sans le sous, elle fait la rencontre du compositeur Henri Herz. Très vite, ce-dernier l’introduit au Tout-Paris. Franz Liszt, Richard Wagner, Théophile Gautier, Émile de Girardin… La Païva fait sensation auprès de ses hommes de goût, mais leur préfère très vite un marquis Portugais, Albino Francisco de Araújo de Païva. Elle l’épouse, en prend le nom mais, à peine le mariage fut-il consommé, que celle-ci pris les devants. En 1852, elle divorce pour jeter son dévolu sur un jeune lord Prussien, Guido Henckel Von Donnersmarck. Cousin de Bismarck et seconde fortune de Prusse, il fut pour La Païva l’élément manquant à l’accomplissement de son rêve. Lors de son mariage à Passy, elle est déjà adoubée lorsque le public remarque qu’elle porte une tiare rivalisant de splendeur avec celle de l’Impératrice des Français. Quelques mois plus tard, son époux lance les grands travaux de son hôtel particulier du 25 avenue des Champs Elysées. Son influence sur le luxe et les arts ne fait que commençait.

Ce, car, comme il est de bon ton de faire à l’époque, La Païva va meubler et décorer son hôtel dans le pur faste de la Belle Epoque. Dix ans de travaux furent nécessaire à l’édification de l’un des plus somptueux hôtels de la capitale — et près de 40 millions d’euros furent dépensés. Commissionnant ainsi des artistes inconnus du public, La Païva certes contribua à la réputation, mais aussi et surtout à l’élaboration même du style Belle Epoque. C’est par exemple sa baignoire taillée dans un même bloc d’onyx jaune d’Algérie — équipée de trois robinets. L’un pour l’eau, le second pour le lait d’ânesse, le troisième pour le champagne. C’est aussi l’artiste Paul Baudry à qui fut confié la réalisation des grands plafonds de cet hôtel particulier. Une exécution d’une telle beauté qu’il remporta le Prix de Rome en 1850. Quelques années plus tard, Charles Garnier fait appel à son talent pour réaliser le foyer du mythique Opéra Garnier.

C’est encore l’argenterie signée Christofle. Maison d’orfèvre auprès de laquelle César Ritz va plus tard quérir la vaisselle de son palace. Au musée d’Orsay sont visibles deux consoles d’une beauté folle — réalisées en bronze pas les illustre Albert-Ernest Carrier-Belleuse et Aimé-Jules Dalou… Incarnation la plus aboutie du goût de la Belle Epoque, l’hôtel particulier de La Païva devient l’endroit où il faut être. Napoléon III lui même passa quelque fois voir de ses propres yeux ce lieu exceptionnel dont le Tout-Paris ne fait que parler. Mais l’influence de La Païva n’était pas qu’une question de goût pour le design.

Elle fut aussi une figure de mode. Contribua à lancer la mode du khôl. C’est vers elle que Charles Worth, pionnier de la Haute Couture, se tourna lorsqu’il voulu retirer les crinolines de ses robes — l’engouement fut tel que La Païva servit longtemps de muse au couturier. Aux joailliers aussi! Sa vision, tout en extravagance, a permis d’asseoir la réputation naissante d’autres maisons aujourd’hui légendaires. Parmi elles, Chaumet et Van Cleef & Arpels… La Païva avait en effet un goût très précis en matière joaillière. Après avoir remarqué un bijoux à l’exposition universelle de 1878, elle passa commande auprès de François Boucheron d’une collerette composée de 407 diamants! Ses ‘bébés’ comme elles les surnomment furent l’une des plus spectaculaires ventes Sotheby’s. C’était en 2003. La vente de deux gros diamants jaune dit Donnersmark — l’un taillé en poire, 32 carats; le second en forme coussin de 102,54 carats — se sont envolés pour 3 millions d’euros. Signe que l’inspiration première de la plus grande des cocottes figure aujourd’hui encore au panthéon des objets du désir!

Liane De Pougy, Cocotte Et Reine De La Mode

Cocteau l’adouba ‘reine de la mode’; Liane De Pougy fut toute à la fois cocotte et reine du tout-paris. Inspirant de Lanvin à Boucheron.

Sarah Bernhardt lui prodigua le conseil d’une vie : « N’ouvre pas la bouche, contente toi de te montrer. » Si Liane de Pougy a en effet une beauté tapageuse, son talent, lui, ne brilla sur les planches. Ce n’est pas faute d’avoir eu le soutient de l’un des talents les plus glorieux de son temps. Henri Meilhac, l’homme derrière les librettos d’Offenbach et Bizet, prend sous son aile la jeune Anne-Marie Olympe (1869- 1950). La faisant jouer aux Folies Bergères, puis à l’Olympia, à la Scala et au Moulin-Rouge. Si les critiques restent dubitatives, le par-terre où se pressent Rois et Empereurs du monde entier, lui trouve un véritable talent! Il faut dire qu’à l’époque, les têtes couronnées venaient à Paris pour s’encanailler — trouvant là des femmes n’ayant d’autres choix que de devenir courtisanes. Mais les cocottes, comme on les appelle, ne sont pas de simples prostituées: elles incarnent une nouvelle forme de féminité. Tout en nuances et beauté. Affriolante de liberté!

Liane de Pougy tient ainsi le haut du pavé. Elle n’est peut être point une artiste, mais elle est incontestablement une icône de mode. Nombre de journalistes de l’époque rapportent que sa loge est pareille à une boutique de joaillier. Et pas n’importe laquelle. Liane de Pougy aime en faire l’inventaire : « Admirez ce collier de turquoises, cette rivière, cette broche en émeraude, et ces deux autres broches que me donnèrent deux lords… Vous voulez voir maintenant mes trente-trois bagues? Sont-elles belles, hein? Voyez d’abord ce grand serpent de diamants. Sa langue est de rubis. Cette petite bête vaut 900 000 Francs. C’est Boucheron qui l’a vendu à M. Meilhac de qui je le tiens. »

Il est vrai que depuis qu’il a ouvert sa boutique en 1858, Boucheron peut compter sur les commandes extravagantes de Liane de Pougy. Sans elle et les autres grandes courtisanes, les créations joaillières de l’époque auraient été cantonnées à la sobriété des femmes de la haute société. Et c’est bien là tout l’apport des cocottes dans la mode et le luxe. Figure féminine tout en style et exubérance, elle contribua a faire avancer les créateurs de l’époque. Cartier, Maubossin, Tiffany’s… Et c’est encore plus vrai pour la haute couture alors naissante!

« Je suis une femme, et je suis la mode. Alors un jour Doucet, un jour Callot » a-t-elle un jour confié à un magazine de mode. Oui car Liane de Pougy est très tôt reconnue pour être une figure de mode. On l’invite par exemple à endosser le rôle de rédactrice en chef lors d’un numéro spécial du magazine L’Art d’Etre Jolie. C’était en juillet 1904. Les couturiers eux-mêmes ne tarissent d’éloges; en 1892 déjà Jeanne Lanvin déclarait au journal Liberté, dans un article intitulé ‘Une ambassadrice de l’élégance. Avec Liane de Pougy pendant une séance d’essayage’ : « Elle est mon modèle. C’est un véritable plaisir de l’habiller, peu de femmes se préoccupent autant de la coupe ou du style de la robe. Elle peut porter les créations les plus difficiles. » Lorsque Liane de Pougy quitta la France pour une tournée aux Etats Unis, elle fut celle qui, la première, contribua à la renommée des couturiers Français qui l’habillaient avec délectation. Paul Poiret en tête!

C’est l’effet Liane de Pougy — son visage s’étalait dans tout Paris. Dessinée par Mucha. Photographiée par Nadar. Edmond Goncourt finit par la qualifier de ‘femme la plus belle du siècle’. Mais elle n’était pas la seule. La compétition entre ces grandes horizontales était un tel spectacle que celui-ci ne pouvait se faire autrement qu’à travers bijoux et luxueux vêtements. L’altercation la plus célèbre se déroula le 6 février 1897, dans la salle du Casino de Monte-Carlo. Albert Flament en a été témoin: « Dans ce milieu international, les foules brillantes d’un monde pour qui le monde sans l’or serait sans raison d’exister, la belle Otero attire d’abord l’attention. (…) Puis, de la tête aux pieds, elle n’est que pierres précieuses et diamants. (…) Ce soir dans l’atrium du casino de Monte-Carlo, la foule savait déjà qu’Otero ajoutait à ses précédentes exhibitions des émeraudes exceptionnelles. Jusqu’au seuil des salles réservées à la roulette s’enflait un grand brouhaha. Qu’en penserait Liane? »

« Complaisamment, Otero repassait, faisant la roue entre une double haie de spectateurs. Mais soudain, comme à l’approche d’un drame de palais, une rumeur courut. Le public, absurde et impressionable, paria que ce qu’il avait attendu éclatait. Mme de Pougy venait d’apparaître. Et, tandis que des remous se produisaient soudain, des applaudissements s’élevèrent. (…) Vêtue de mousseline blanche dont la diaphaneité se nuançait de rose, apparut Liane de Pougy. Pas un diamant, pas un rubis, pas un saphir… Il y manquait une dernière touche… En effet derrière elle, sa femme de chambre avançait, portant une de ses robes sur laquelle s’écrasaient plus de bijoux que jamais Otero n’en exhiba. Et c’est la femme de chambre qu’on applaudissait. » Peu étonnant que Liane de Pougy alla jusqu’à inspirer à Proust le personnage d’Odette de Crecy, l’obsession de Swan dans La Recherche. Une icône en somme, révérée par les arts.

Cléo De Mérode, Danseuse De Ballet, Cocotte Et Figure De Mode

On cantonne, à tort, les cocottes au statut de filles de joie. Elle sont, avant tout, celles qui, par leur extravagance, ont permis l’envolée du luxe et de la mode. Cléo De Mérode est de celles-ci.

Ne jamais dire de Cléo de Mérode (1875-1966) qu’elle fut une cocotte. Lorsque Simone de Beauvoir la qualifie comme telle dans son célèbre manifeste Le Deuxième Sexe, l’intéressée surgit de l’ombre pour dénoncer un propos diffamatoire. Traînée en justice, le juge reconnait l’erreur de De Beauvoir — la condamnant ainsi à lui reverser 1 euro symbolique. Mais qui fut alors Cléo de Mérode? Elle fit, très jeune, son entrée à l’opéra, devient professionnelle à 11 ans. Attire l’oeil des peintres, de Degas à Toulouse-Lautrec, avant de se produire dans les salons les plus mondains de la Belle Epoque. Voilà pour le cv. Dans les faits? Elle fut celle qui fit tourner la tête des aristocrates les plus fortunés de l’époque — un temps où entretenir une dame compte pour un signe extérieur de richesse.

C’est que sa beauté détonne des canons de la Belle Epoque: visage angélique, taille fine, allure sculpturale de vestale, et coiffure iconique. Si iconique que les femmes de son temps voient en elle un idéal de beauté. Il faut dire que dès 1895, son double de cire fait son entrée au Musée Grévin. Mais c’est en 1896 que tout se joue pour Mademoiselle Cléo. D’abord à travers le geste artistique d’Alexandre Falguière. 1896 donc, il expose au Salon Des Artistes Français une oeuvre, ‘La Danse’ — statue d’un réalisme si cru que l’on reconnait là le visage, les courbes et jusqu’au nombril de Cléo de Mérode. Complètement nue. Visible aujourd’hui au Musée d’Orsay, l’oeuvre provoque alors un véritable tollé! Cléo de Mérode, après avoir nié toute implication, accuse l’artiste d’avoir détourné sa pose. Mais cela n’entache en rien sa réputation, bien au contraire!

La même année, Cléo de Mérode est élue reine de beauté par les lecteurs de l’Illustration, magazine de mode de l’époque. Déjà habillée par le célèbre couturier Jacques Doucet, Cléo est à l’avant-garde d’une féminité qui trouve son apogée dans les années folles. Une femme libre et attachée à rien sinon ses toilettes et ses diamants. Oui car, même si Cléo de Mérode réfute être une cocotte, elle n’en reste pas moins une femme usant de ses charmes et ses talents pour des diamants, toilettes et hôtel particulier.

On lui prête ainsi une liaison avec le roi des Belges, Léopold II. Les caricaturistes, de Sem à André Gill, s’en donnent à coeur joie! Elle nie le fait, jusque dans ses mémoires publiées en 1955, et intitulées ‘Le Ballet de Ma Vie’. Pourtant, sa valeur s’envole. Vue au Bois de Boulogne, lieu d’excellence pour toutes cocottes qui paradent. Vue chez Maxim’s, haut lieu de rencontre, s’enivrant de champagne. Vue au restaurant Prunier, où elle fait des orgies d’huîtres. Vue aussi faire la Tournée des Grands Ducs, tour des tables les plus prisées de Paris. Et c’est souvent le mercredi, qu’elle décrète le ‘jour chic’ par excellence!

Cléo de Mérode initie aussi les promenades en bicyclette — photographiée portant un bloomer, dessinée par Jacques Doucet. Pour elle? Sans doute. Cléo est alors une muse, mais aussi une publicité vivante. Capable de tout vendre. La biscuiterie Lefèvre-Utile, alias LU, fait appel à son image. Jean Cocteau l’adoube; elle est la ‘belle des belles’ — la première célébrité marketing, c’est elle! Il suffit de feuilleter l’album de l’un des premiers photographes, Reutlinger, pour s’en assurer. Ses poses, son allure, son image semblent si familiers qu’ils ne peuvent être qu’à la base la culture visuelle de la mode actuelle. Ça et son goût pour une mode épurée…

La Belle Otero, Cocotte, Croqueuse de Diamants et Icône De Mode

On cantonne, à tort, les cocottes au statut de filles de joie. Elle sont, avant tout, celles qui, par leur extravagance, ont permis l’envolée du luxe et de la mode. La Belle Otero en était la figure de proue!

Qui est Otero lorsqu’elle arrive à Paris en 1889? Personne. Que représente-t-elle lorsqu’elle se retire en 1914? La plus somptueuse vision de la Belle Epoque. Danseuse, actrice, reine du tout Paris… Elle fut l’une des plus flamboyantes courtisanes — accumulant les amants autant que les diamants. Le prix minimum pour une cocotte de ce rang? Un hôtel particulier, une rente, une calèche, des fourrures, perles et diamants, et, bien entendu, la liberté absolue! Mais ce qui est plus qu’intéressant avec ce personnage haut en couleurs ne tient pas tant aux coeurs qu’elle a conquis. Il est plus intéressant encore de concevoir son influence sur la mode et le luxe.

Car à l’heure où fleurissent les Grands Magasins, la Belle Otéro refuse de s’y habiller. Elle ne jure que par la haute couture. Et les couturiers adorent. Les cocottes étant en constante représentation, ce sont leur toilette, leur bijou et autres attirails beauté qui démontrent de leur valeur. Mieux, étant là pour attirer l’attention des hommes les plus fortunés, les couturiers de l’époque trouvent un plaisir sans pareil à les habiller. Il faut dire que la sobriété est l’apanage des femmes de la haute société. La Belle Otéro, elle, fait dans le clinquant. Mais pas n’importe lequel.

William Vanderbilt lui acheta le collier de l’Impératrice Eugénie. Le Tsar Nicolas II lui offrit un bijou de la couronne Russe. Le prince Pirievski lui fit cadeau d’un bracelet en diamants, simplement pour la rencontrer. Mais la Belle Otero était aussi capable de faire ses propres commandes. Le boléro iconique qui fit sa réputation, et fit enrager Cléo de Mérode, doit sa superbe composition de diamants à l’un des bijoutiers les plus fameux de la Place Vendôme. Son nom reste secret. Frédéric Boucheron, lui, doit sans doute beaucoup à la Belle Otéro. Fascinée qu’elle était par la nature, son goût inspira les fabuleuses créations de Boucheron!

On sait aussi qu’elle demanda à Cartier de réinterpréter le collier de Marie-Antoinette — et le « joaillier des rois, roi des joailliers » s’exécuta avec plaisir! Le scandale fut évidemment total; les dames du monde voyant là une vulgaire courtisane s’élever au rang royal. Qu’importe, les bijoutiers de la Place Vendôme avaient tous le même subterfuge: une porte dérobée permettant aux clientes et leur amants discrets s’y glisser sans attirer le courroux lorsque leur ‘officielle’ se trouvait là par hasard.

En écho au mantra de Charles Worth, « non plus se vêtir mais se parer » les cocottes et la Belle Otero en tête furent la locomotive de la haute couture naissante. Elle puisa dans le style orientaliste de Paul Poiret le vestiaire idéal à ses apparitions. Porta les couleurs flamboyantes de Jeanne Paquin — toutes à la fois! La féminité d’Otero avait une telle influence sur les femmes de son époque que le célèbre constructeur des premiers véhicules, Dion-Bouton, lui fit parvenir un exemplaire. Quelle audace pour l’époque… une femme qui pose au volant d’une voiture pour en faire la promotion. Oui, car la Belle Otero s’était mue en outil marketing idéal.

En idéal tout court d’ailleurs. Reutlinger la figea sous toutes les coutures, avant que ses portraits sous format carte postale ne furent envoyés aux quatre coins du monde. Littéralement. De New York à Saint-Pétersbourg en passant par Monaco, le Belle Otero était à la fois la femme idéale, et un idéal de beauté.

Monaco justement fut le théâtre de la plus puissante des passion d’Otero. Joueuse invétérée, la foule se pressait pour voir la Belle Otero au Casino de Monte Carlo. Blackjack, roulette… Ses apparitions font sensation tant elle scintille de la tête aux pieds. Mais Otero paria des sommes astronomiques. Gagna beaucoup, mais perdit encore plus. Entre 1900 et 1914, on parle d’une perte conséquente de 30 millions de Francs, approximativement 100 millions d’euros. Et c’est bien la première guerre mondiale qui mis un terme définitif à la Belle Epoque. Laissant la Belle Otero vivoter jusqu’en 1965 où, ruinée et seule, la belle s’est éteinte à Nice. Non loin de là, symbole éternel d’une grandeur fanée, l’un des dômes de l’hôtel Carlton à Cannes, fut pourtant moulé sur son sein…

Le Come Back De La Jungle Dress Versace, Pour Le Printemps/Eté 2020

« Je suis fière d’une certaine façon d’avoir inspiré Google » a notamment décalé Donatella Versace.

L’histoire est désormais connue de tous. Une robe, une star, une cérémonie. La star, J-Lo. La cérémonie, celle des Grammy Awards en 2000. La robe? Celle qui coupa le souffle à l’assistance; avant de provoquer une véritable ruée sur google, alors à ses balbutiements — THE Dress, comme l’appelle Donatella Versace, est bel et bien à l’origine de Google Images. Ce weekend, à la Fashion Week Milanaise, elle était à l’origine d’un nouveau coup d’éclat.

Venant clore le défile Printemps/Eté 2020, Jennifer Lopez en personne arborait la robe iconique. Retravaillée, certes. Le décolleté plus anguleux, les bras laissés libres pour accentuer les épaules étirées, et une attache très glitz, très Versace. Donatella a souvent défendu une féminité décomplexée — cette robe est un symbole pour la femme « qui veut se montrer et être fière. »

Et c’est bien là toute la veine du style Versace. Dans ce défilé, l’ode au happy black se faisait autour de coupes et de dénudés sexy au possible — contrebalancés par cette rigueur moraliste propre au noir. Mais on est là dans le domaine de Donatella: les femmes sont belles et assumées, libérées des entraves patriarcales ou pire, celles de la bien pensance. Une nouvelle fois, la saison Printemps/Eté 2020 de Versace mêle avec adresse sensualité exacerbée et styling complètement dans l’air du temps. Un fait bien rare!


Pied-De-Poule Et Tailleur Bar: La Vision Sustainable Dior Pour Le Printemps/Eté 2020

Maria Grazia Chuiri a voulu une collection où créativité et sustainable fusionnent — Miss Dior et la coupe bar en têtes de condole!

De Christian Dior on connait la femme-fleur, son amour pour la rose et la délicatesse du parfum Miss Dior. Ce que l’on sait moins c’est que Catherine Dior, sa soeur, en plus d’être une résistante décorée après la Seconde Guerre Mondiale, a trouvé sa réminiscence dans la botanique et le jardinage… La nature et la beauté des fleurs ont en effet une résonance toute particulière pour cette femme exceptionnelle. Et c’est bien cela que Maria Grazia Chuiri a voulu souligner pour le Printemps/Eté 2020.

Le résultat? Une pléthore de silhouettes inspirée de cette jardinière, mais aussi et surtout les codes iconiques de la maison Dior injectés ça et là. Le motif pied-de-poule, présent dès les premières collections de Monsieur, fait plus qu’une apparition — mêlé à la ligne H, resserrée façon coupe Bar, il donne un cachet inattendu à la silhouette du Printemps/Eté 2020! Mieux, c’est coiffée d’un bob reprenant le mythique cannage du 30 Avenue Montaigne que la vision de Maria Grazia Chuiri gagne en pertinence!

Réalisé par Stephen Jones, « Les chapeaux pour Dior cette saison sont fabriqués à partir d’herbe récoltée en Suisse, en Italie aux Philippines et en France. Ce sont les Nations Unies, rassemblées en un chapeau de paille » plaisante le célèbre chapelier. Une ode à la nature certes, cette collection Dior Printemps/Eté 2020 sort aussi du cadre du désirable pour donner aux femmes d’aujourd’hui des pièces éternelles. Une sorte de fusion entre héritage et avenir, qui, sous couvert de Dame Nature, porte haut les revendications environnementalistes. Nul besoin de faire une mode fonctionnelle pour respecter la planète!

Blouse See-Through, Smoking Et Esprit Hippie Pour Le Printemps/Eté 2020 De Saint Laurent

« Saint Laurent, c’est l’élégance dangereuse » selon l’actuel directeur artistique de la maison, Anthony Vaccarello.

Paris, septembre 2019. Les jardins du Trocadéro accueillaient une nouvelle fois le défilé hautement scénarisé de la maison Saint Laurent. Là, avec la Tour Eiffel en arrière-plan, les femmes YSL se sont élancées sous une pluie battante mais poétique. Toutes en jambes, les déesses de la nuit arboraient ainsi les gimmicks iconiques initiées par Yves Saint Laurent au siècle dernier. Le Smoking, bien entendu, mais aussi et surtout l’inspiration hippie-glam!

Il faut dire que la révolution apportée par Monsieur Yves a largement consisté à magnifier les gimmicks-mode d’une rue alors boulonnante de liberté. On retrouve ainsi les turbans et l’esprit bohème Rive Gauche tant portés par Loulou de la Falaise. Mais cette fois, c’est combiné à d’autres effets clés de la mode YSL qu’Anthony Vaccarello les pense. Les robes bohèmes embrassent ici les effets see-through, quand la blouse iconique de la maison ne réapparait sur les épaules de Freja Beha, dans une version somme toute proche de l’originale.

La part belle faite à l’opulence seventies côtoie la simplicité très contemporaine de débardeur élégamment échancrés, quand ils ne sont carrément transparent! Et c’est bien là tout le propos d’une telle maison — manier avec élégance et raffinement le sulfureux à la distinction… Mais comme le résume Anthony Vaccarello, « Saint Laurent, c’est l’élégance dangereuse. »

L’Or De Vie: Le Sérum Et La Cure Spectaculaire De Dior

Dior « un nom magique qui comporte ceux de Dieu et or » disait Jean Cocteau. Le soin beauté l’Or De Vie tient bien de cela.

L’Or de Vie est sans équivoque le chef d’oeuvre des soins Dior; édité chaque année en édition très limitée. Il y a d’abord la Cure l’Or de Vie, soin miraculeux cette fois deux plus concentré que par le passé. Son action? Il réactive la jeunesse de la peau pour ne laisser qu’éclat et lueur. Le fameux ‘glow’, comme dit en anglais. Il y a ensuite le Sérum l’Or de Vie — une formule unique, totalement composée à partir d’extraits d’Yquem.

Oui, le vignoble légendaire, fleuron du luxe à la Française; le Château d’Yquem sert désormais la beauté féminine. 30 ans déjà que la science Dior étudie son potentiel cosmétique. En 2019, le trésor naturel niché dans les jardins Dior a su révéler ses capacités d’antioxydant surdoué! Enrichi en cire de vigne ultra nourrissante, l’Or de Vie délivre une puissance inédite. La peau ainsi nourrie, revivifiée comme, chaque saison, la vie renaît au cœur du vignoble d’Yquem. L’Or de Vie, en crème ou en sérum, emprunte à l’un des plus mythique cru au monde, ce prodige…

Irriguant la peau pour y diffuser la quintessence de la sève de la vigne d’Yquem: magnifiant les effets du temps, jusqu’à contrecarrer ses plans! Les rides intensément comblées; le visage restructuré en profondeur… La peau retrouve des volumes pleins et toniques! Elle irradie d’un éclat divin, dans un parfait fini velouté. Il faut dire que les crus Yquem, souvent datés de plusieurs siècles, démontrent, par leur arôme inimitable, d’une incroyable longévité…

Le Peekaboo, Le Baguette Et La Dolce Vita De Fendi, Façon Printemps/Eté 2020

Une première collection sans Karl Lagerfeld qui promet des heures heureuses pour la maison Fendi — il n’y a qu’à voir les nouveaux Baguette et Peekaboo!

« Réalité. Je pars toujours de la réalité. Étant donné que je suis une femme, je voulais surtout donner de vrais vêtements. C’est pourquoi je n’appelle pas cela du prêt-à-porter, mais du vrai-à-porter. Je pense que c’est le plus grand hommage de voir ses vêtements sur les gens. C’est pourquoi je voulais commencer par des choses simples, comme les émotions, par exemple : une émotion de journée ensoleillée, lorsque vous vous sentez vraiment libre, prêt à sortir et que vous rencontrez des gens et que vous êtes optimiste quant à la vie. » La vision de Silvia Venturini Fendi pour le Printemps/Eté 2020 respire en effet tout de la Dolce Vita. Des pièces exquises, un concept de Fun Fur travaillé dans une veine légère et délicieuse — Fendi distille une attitude douce et aristocratique.

Dans cet esprit, le mythique sac Peekaboo se coupe dans du raffia vert, quand il ne se griffe de paillettes. Quant au sac Baguette, premier it-bag de l’ère moderne, il est cette fois pensé dans une combinaison de perles — aux teintes inspirées d’un coucher de soleil du sud de l’Italie. Mais qu’on ne s’y trompe guère: les femmes Fendi du Printemps/Eté 2020 ne sont pas des sucreries.

Elles ont du style, beaucoup, et une vraie attitude. « J’ai voulu m’amuser à tailler de petites chemises hawaïennes dans du shearling, des peignoirs rétro dans du vison thermocollé sur le Lycra des Bikinis, des vestes de tailleur power dressing dans de l’éponge matelassée » précise Silvia Venturini Fendi. Le résultat? Des silhouettes désirables à souhait! Glam et cool, simples et surtout délestées d’une certaine austérité.