La Collection Haute Couture Dior 2020: Féminine Et Féministe

Maria Grazia Chuiri a une nouvelle fois distillé un manifeste féministe au gré d’une collection aérienne — preuve, s’il en fallait, que la couture de Christian Dior résonne avec les combats d’aujourd’hui.

Du Péplum Version Avenue Montaigne

« Le pouvoir des femmes n’est pas seulement dans la reproduction mais aussi dans la création » — les mots de l’actuelle directrice artistique de la maison Dior capturent la dimension révolutionnaire de sa collection Haute Couture 2020. A défaut de robes divines taillées pour des nymphes, Maria Grazia Chuiri invoque des déesses de la trempe d’Athéna.

Puisant ainsi dans les codes établis par Christian Dior au siècle dernier, le plissé soleil et l’iconique gris Trianon servent aujourd’hui des silhouettes structurées mais aériennes. Nombre de ses Walkyries coutures arborent en effet des toilettes teintées du mythique gris Dior.

Derrière cette collection couture, se lit le dessein de Maria Grazia Chuiri; celui de célébrer « l’aspect divin des femmes et leur pouvoir. » Le symbole ultime de cette ambition n’est autre que le final — une robe de mariée qui perd sa tradition au profit d’une teinte noir et or, et d’un… corsage armure ! Une inspiration tirée du péplum.

Le Rêve de Christian Dior Est Aussi Celui De Maria Grazia Chuiri

N’était-ce pas l’homme derrière le New Look et sa révolution qui aimait à dire que son rêve était de « rendre les femmes plus belles et plus heureuses ». Ou encore, une « robe telle que je la conçois est une architecture éphémère destinée à exalter les proportions du corps féminin. » Voilà bien le rêve partagé par Maria Grazia Chuiri — elle qui, cette fois, exalte le pouvoir féminin au gré de tenues à la beauté triomphante.

D’ailleurs, le décor du défilé était lui-même une affaire d’empowerment. Oeuvre de Judy Chicago, pionnière Américaine de l’art dit féministe, l’entrée du défilé se faisait à travers la figure d’un vagin colossal, véritable ode à la spiritualité féminine; intitulé The Female Divine. Un décor qui, aussi, pose les bonnes questions. ‘What If Women Ruled The World?’ Ou ’Que Serait Un Monde Gouverné Par Les Femmes?’ — la réponse se fera par des actes…

Le Gris Trianon, Couleur Clé De La Maison Dior

L’identité d’une maison aussi iconique est aussi une affaire de teinte — celle de Christian Dior est le gris Trianon, parfois appelé gris Montaigne. Retour sur une couleur clé du luxe à la Française.

Le Gris Dior, La Couleur Des Débuts

1947, c’est l’année où Christian Dior achète le 30, Avenue Montaigne. A deux pas du Plaza Athénée, sa maison de couture prend place au coeur d’un hôtel particulier — mais il manque la touche de Monsieur. Pour habiller les salons de sa maison de couture, il choisit un gris. Mais pas n’importe lequel.

Si Chanel avait le noir, Christian Dior, lui, a su amener le gris dans le monde de la couture. Pourquoi le gris? La couleur de prédilection de la maison s’explique en fait à l’aune de ses souvenirs d’enfance…

Il y a à Granville, posée sur un promontoire rocheux, une étrange villa crépie de rose, baptisée les Rhumbs. C’est là que Christian Dior grandit, bercé par les nuits orageuses et la brume de Normandie. Mais à Granville, le rose épouse le gris. L’amour des fleurs transmis par sa mère, et l’exotisme des fresques de l’entrée des Rhumbs offrent au jeune Christian Dior ses premiers émois esthétiques.

Ainsi, lorsque l’homme acquiert l’hôtel particulier du 30 de l’avenue Montaigne pour en faire le siège de sa maison, c’est tout naturellement qu’il se dirige vers ses teintes qui ne sont, peut-être, complémentaires qu’à son seul sens esthétique. Mais qu’importe, puisque Dior lui appartient et Dior porte son nom. Le rose et le gris rappellent ainsi au couturier sa maison d’enfance : un savant mélange de gravier gris au sol, et du crépi d’un rose très doux…

Les Salons Coutures Dior

Aujourd’hui, une fois passée la façade néo-classique, les clientes sont plongées dans un univers d’élégante sobriété. Composé de moulures blanches et de boiseries gris Trianon, de fauteuils à médaillon néo-Louis XVI et de cadres ornés de nœuds à la fontanges : tout n’y est qu’harmonie et subtilité. La douce nuance qu’est le gris Trianon plonge les clientes dans le coeur du chic à la Française.

D’ailleurs, dans son Petit Dictionnaire de la mode, Christian Dior parle du rose comme de la couleur de la joie et de la féminité; le gris, lui, est neutre et pratique. Pratique car il est élégant, et ce, dans toutes les matières – tweed, laine ou flanelle…

Ce gris, il en fait sa couleur. La couleur qu’il a choisi d’utiliser partout dans la décoration de son hôtel particulier du 30, avenue Montaigne. La plus élégante des couleurs neutres étaient, pour lui, essentielle au charme de l’Avenue Montaigne – décorée mais non décorative.

Il habille donc le lieu lieu d’un gris perle… murs, tentures et meubles sont déclinés dans ce même gris, et servent d’écrin aux collections de haute couture et de prêt-à-porter. Il fait « ressortir l’éclat bigarré de la couture de monsieur Dior. » En 1950, il introduit son premier parfum, Miss Dior, dans un présentoir inspiré du Temple de l’amour au Petit Trianon de Versailles — évidemment gris !

« Ce génie léger, propre à notre temps et dont le nom magique comporte Dieu et or » comme disait Jean Cocteau à propos de Christian Dior, vient ainsi d’introduire une couleur positive, un symbole d’espérance et de bonheur dans le vocabulaire de la haute couture. Et le gris devint le Gris Dior.

Sans tapage, le gris en vint à évoquer cette élégance à la Française et ce luxe poussé à son paroxysme. Le gris Dior, couleur aujourd’hui protégée par un brevet, était aux yeux de Christian la teinte parfaite : «  Tout se marie avec le gris, c’est donc la couleur recommandée pour les accessoires.  » Une composition certaine et immuable, qui deviendra la signature des pièces iconiques de la griffe, du Lady Dior à la montre Grand Bal. La signature des esthètes en quête de sophistication toute aristocratique, aussi. Kim Jones, actuel directeur artistique de la maison, en a fait sa teinte favorite. Il n’y a qu’à voir comme ce gris sied à merveilles le tailoring cool car décomplexé du Britannique !

Le Chapeau Chaussure de Schiaparelli

Si la mode n’est pas un art, certains artistes font la mode. Dali et Elsa Schiaparelli sont de ceux-là.

La Mode de Schiaparelli Est Un Art

Qui était Elsa Schiaparelli? Une femme « pleine de fantaisie », bouillonnante d’idées géniales – elle pratiquait l’art de la couture…  De cette insolente singularité sont nées les pièces les plus espiègles du répertoire de la mode, à l’instar du chapeau-chaussure.

Si Elsa Schiaparelli fut à ce point influencée par le Surréalisme, c’est que la couturière comptait parmi ses proches les figures de proue du mouvement. Influencée par son époque, Schiaparelli a mené un exercice de mode en relation très étroite avec l’art.

S’inspirant ou collaborant avec les surréalistes, d’André Breton à Salvador Dali, Elsa Schiaparelli a ainsi oeuvré à décloisonner la mode, rendant l’exercice un brin plus irraisonné. Et c’est ainsi que l’Italienne installée à Paris a su donner naissance à des œuvres d’une aura toute particulière.

En fait, Schiaparelli a surtout emprunté au mouvement l’irrévérence et le désir de toucher à l’irrationalité. Ajoutez à cela une volonté toute personnelle de ne surtout pas faire comme les autres, et voici l’équation d’un design aussi fou que parfait ! Si l’on en croit les courbes du chapeau-chaussure, ou la robe homard, Salvador Dali fut sa plus grande source d’inspiration.

Salvador Dali Dans La Mode de Schiaparelli

Dès le début de leur collaboration, les deux artistes s’attachent à entremêler l’art et la mode. Et, tandis qu’Elsa Schiaparelli préparait sa collection de février 1937, l’artiste tombe sur un cliché de Salvador Dali portant une chaussure de femme sur la tête, et une autre sur l’épaule… Immortalisé par sa femme Gala en 1933.

Elsa puisera ici l’idée de cet accessoire aussi espiègle qu’iconique : le  chapeau-chaussure. Elle détourne ainsi l’usage premier de l’un et de l’autre pour en faire une pièce à part entière. Baptisée Le Cirque, la collection sonne encore aujourd’hui comme l’une des plus belles démonstrations de la mode dans son essence la plus vraie : l’humour et le savoir-faire.

Coupé dans du feutre, l’accessoire reprend la forme d’un escarpin à haut talon, rouge ou noir, et vient s’incliner sur le front de la personne qui en est coiffée. Le chapeau-chaussure est de fait lié à l’idée surréaliste de rêve et réalité. Il vient ici représenter l’évasion de l’esprit, la chaussure ramenant l’esprit sur terre !

La publication dans l’Officiel de la Mode et de la Couture d’octobre 1937 achèvera d’en faire une icône. Gala apparaît en effet coiffée de cette création sur une photographie d’André Maillet. Portés par les plus grands noms de l’univers de l’art et de la mode, tel Daizy Fellowes, éditrice française du Harper’s Bazaar, le chapeau-chaussure de Schiaparelli diffuse encore et toujours sa beauté convulsive ! Une mode que l’Américain Daniel Roseberry est désormais en charge d’électriser.


Francis Bacon: Trois Etudes Pour Une Crucifixion

A l’heure où le Centre Pompidou consacre, à Paris, une exposition à Francis Bacon, après celle du Grand Palais en 1971, retour sur une oeuvre importante de la peinture figurative.

Un Peintre Inspiré

L’année 1944 fut la plus dévastatrice de la Seconde Guerre Mondiale. Et c’est justement cette année-là que Francis Bacon peint un triptyque effrayant peuplé de créatures anthropomorphes qui se tordent d’angoisse. L’artiste ayant détruit la plupart de ses oeuvres produites avant 1945, ce triptyque fait figure d’oeuvre exceptionnelle. Une oeuvre qui pose les bases des peintures iconiques d’un peintre hors-norme.

Titrée ‘Trois Etudes de Figures au Pied d’une Crucifixion’ (1944), l’oeuvre esquisse les pièces magistrales à venir… Car Bacon s’est fait avant tout le chroniqueur de l’impitoyable condition humaine. Que voit-on sur ce triptyque? Des figures monstrueuses, des corps quasi-humains plus proches des carcasses de viandes. Pourquoi? Comme le dit Francis Bacon, « nous sommes de la viande, nous sommes des carcasses potentielles. »

La Crucifixion, Un Sujet Humain

Le motif religieux est pour Bacon une métaphore intarissable : en 1962, il complète son oeuvre et ‘Trois Etudes Pour Une Crucifixion’ devient un triptyque en parfait écho avec le format favori des grandes oeuvres religieuses. Pour lui, la crucifixion est « une armature magnifique sur laquelle vous pouvez accrocher tous les types de sensation et de sensation. »

Les trois panneaux sont indépendants; les scènes ne content pas d’histoire – seule la couleur les lie entre elles. Ce rouge-orange intense, simple et uniforme. Cette œuvre, Francis Bacon en produit une seconde version en 1988 — conservée à la Tate Modern.

Un Tableau Incontournable

« Ce que j’aime le plus faire, ce sont les triptyques, et je pense que cela est peut-être lié au désir de tourner un film que j’ai parfois caressé. La juxtaposition d’images divisées sur trois toiles différentes m’intéresse. À condition de considérer que mon travail est de qualité, j’ai en général l’idée que ce sont peut-être les triptyques qui ont le plus d’importance » affirme-t-il en 1979.

Cette œuvre en trois tableaux reprend, à droite, la composition des scènes traditionnelles de l’art chrétien. A gauche, deux hommes font face à un corps qui montre tout. Et c’est au centre que se joue tout le propos du peintre : un lit, où gît un corps comme convulsant de douleurs…

Etendue sur 198,1 x 144,8 cm, cette œuvre iconique fait dire à Gilles Deleuze qu’il ne s’agit pas là d’une hystérie du peintre, mais bien une hystérie de la peinture. « La peinture est hystérie, ou convertit l’hystérie, parce qu’elle donne à voir la présence directement. Par les couleurs et par les lignes, elle investit l’oeil. Mais l’oeil, elle ne le traite pas comme un organe fixe… » Et d’ajouter : « En libérant les lignes et les couleurs de la représentation, elle libère en même temps l’oeil de son appartenance à l’organisme…Voilà Bacon, sa caractéristique exceptionnelle. »


Chanel Va A La Conquête De La Lune

Une nouvelle campagne très inspirée met en scène les derniers nés de la collection Haute Joaillerie — ou, quand le Camélia s’envole pour la rêverie céleste.

Les Bijoux De Coco Sur La Lune

Après avoir fait littéralement décoller une fusée lors du défilé Automne/hiver 2017 sous la nef du Grand Palais, Chanel renoue avec ses envies d’évasion céleste. Cette nouvelle collection de Haute Joaillerie est aussi une collection hautement inspirée — l’iconique Camélia en vedette, la ligne distille la distinction Chanel autour d’un jeu inédit avec les atours.

« Mes (bijoux) sont souples et démontables. […] On peut démonter la parure et l’employer par motifs au chapeau ou à la fourrure. Ainsi une parure n’est plus une chose immuable. La vie la transforme, et la soumet à ses nécessités. » Les mots de Coco résonnent tout particulièrement avec cette nouvelle collection car, pour la seconde fois, Chanel compose avec l’idée de bijoux changeant.

Après avoir imaginé l’an passé une collection où le camélia passait allègrement d’un sautoir à une broche jusqu’à constituer l’accessoire cheveux le plus chic de la galaxie… Voilà que cette collection-ci imagine la fleurs préférée de Chanel en bijoux transformables.

La Double Bague Chanel

La bague aux trois boutons de camélia, coulée en or rose et diamants, se transforme ainsi… Elle se porte sur un doigt ou deux, tant il suffit de la replier sur elle-même. Véritable innovation à la Chanel, c’est à dire discrète et infiniment chic, les nouveaux atours Haute Joaillerie offrent une lecture très poétique des icônes Chanel.

En parlant d’icône, la montre Première Rock est ici introduite en Pink Blossom — un intemporel qui flirte avec l’imaginaire. D’ailleurs, le court métrage qui introduit cette nouvelle collection est lui-même une narration bien ciselée.

Dans un ascenseur en partance pour la Lune, quatre inconnus se rencontrent, se plaisent et finalement, s’amusent du voyage; un brin ralenti. Et puisque le voyage compte plus que la destination, autant le passer dans une ambiance chaude mais chic — éminemment Chanel, en somme. A découvrir ici.


Que Faire A Paris: Mon Coco, La Brasserie !

Localisé sur l’un des angles de la Place de la République, Mon Coco c’est l’esprit d’une brasserie traditionnelle mêlé à l’audace de l’époque — ou quand des cocktails détonnant côtoient des plats très Français !

Le Restaurant de la Place de La République

Place de la République. Derrière son allure de brasserie de bord de mer, à la devanture rayée de bleu et de blanc, Mon Coco électrise la place la plus populaire de Paris. Il faut dire que l’établissement haut en couleur est l’oeuvre de Michael Malapert — le talent derrière BAM Karaoké s’est mis en tête de twister les icônes Françaises au creux de ces 400 mètres carrés.

Réparti sur trois étages, Mon Coco a le confort de grandes baies vitrées, de deux terrasses chauffées (dont une entièrement non-fumeur), un bar à cocktails le tout couplé à une piste de dance et une salle de restaurant. Voilà pour l’agencement. Et l’esprit alors?

Les Cocktails Mon Coco

L’idée derrière Mon Coco? En faire « un lieu de vie qui soit le prolongement de la place de la république et l’expression de l’énergie qui en émane » assure Michael Malapert.

Et avec les cocktails signés du mixologue Matthias Giroud, le défi est relevé. L’alchimiste des liqueurs derrière le Buddha Bar, et classé deuxième dans le célèbre World’s 50 Best Bars, prend d’assaut l’art des cocktails cette fois dans une mise en scène aussi folle que géniale.

Et puisqu’à chaque saison son thème, pour l’Automne/Hiver 2019, Matthias Giroud a voulu un tour du monde des saveurs et des goûts. Europe du Nord, Jamaïque et les Amériques — les cocktails de la saison se font oniriques, globetrotteurs ou simplement divins !

De saison aussi, les plats changent en fonction des récoltes et, brasserie traditionnelle oblige, Mon Coco régale ses convives dès 7 heures et jusqu’à 5 heures… Lové dans une ambiance cosy et végétale. De quoi passer des nuits blanches à refaire le monde, inspiré d’une place haute en aventures !

Les Galeries Lafayette S’Affichent En Prada

Pendant la Fashion Week, Prada s’installe aux mythiques Galeries Lafayette, avec un nouveau projet très sauvage — Prada ‘Hyper Leaves’, ou quand la maison Italienne lie végétation et pièces iconiques !

Prada A Paris

Le rendez-vous est posé. Du 14 janvier au 10 février, la maison Prada prend place aux coeurs des Galeries Lafayette Haussmann. Le grand magasin Parisien se transforme ainsi pour l’occasion en véritable jungle, mais hautement stylisée. L’idée? Deux boutiques éphémères signées de l’audace de Miuccia Prada. Car c’est bel et bien la mie en scène de ce nouveau projet qui fait de ces nouveaux corners des lieux aussi atypiques qu’emplis d’icônes.

Là où les triangles synonymes de Prada brilleront sous forme de néons verts ou jaunes, ici se dressera une mise en scène sauvage — alocasia, monstera, figuiers et fougères viennent court-circuiter l’installation… L’ambiance très inspirée plante ainsi le décor idéal pour les pièces clés du Printemps/Eté 2020. Pour femmes, et pour hommes.

Où Aller Pendant La Fashion Week 2020? Prada ‘Hyper Leaves’

Car les plantes n’ont pas dit leur dernière mot. Véritable ode à la jonction entre la technologie et la nature, l’installation Prada verra ainsi les plantes grimper jusque dans les présentoirs et les sols… Eux aussi travaillés aux motifs de feuilles. Car la boutique éphémère pour femmes puise son ambiance dans celle d’un pavillon forestier — filets métalliques et baobab composé à partir de ces mêmes filets en prime !

Côté vêtements Prada, la maison a pioché des pièces en écho à l’ambiance très nature. Mais une nature évidemment griffée de détournement à la Prada. Pour les femmes, des pièces en daim et les déjà iconiques cabans en nylon se présentent à côté d’ensembles coupés dans le cuir nappa; vintage cette fois. Côté accessoire, des paniers en palmier, maïs et raphia viennent compléter des silhouettes déjà très désirables.

Chez les hommes, la collection Printemps/Eté 2020, présentée en juin dernier, mettait déjà en scène des chemises imprimés ou colorblock… sur fond de néons accrocheurs. Ici, les pièces à avoir pour l’été 2020 se complètent de gabardines de coton, de chemises en popeline imprimée, des pièces en cuir nappa vintage, là aussi en nylon coloré.

Le détail qui change tout? 15 vitrines des Galeries Lafayette seront, elles aussi, submergées par la nature Prada. Affaire à suivre donc, dès le 14 Janvier 2020.

Le Meilleur SUV S’Appelle Range Rover

De la Cornouailles aux rues de Paris, le Range Rover est le SUV le plus luxueux au monde — le plus sophistiqué aussi.

Offrir Un « Tout-Terrain Avec Le Confort D’Une Berline Rover »

Lorsque Land Rover expose en interne le projet d’un « tout-terrain avec le confort d’une berline Rover » l’effet est de taille — nom de code et prototypes en série, concepteurs et ingénieurs acceptent le projet. Baptisé ‘Velar’, du mot Italien ‘velare’ qui signifie voiler, le projet de 1969 doit avant tout rester secret. 26 prototypes sortent ainsi les premiers de l’usine de la Cornouailles — et chacun est doté d’un nom propre afin de masquer leur véritable destinée. 1970, la manufacture Land Rover est prête.

Le 17 juin cette même année, au milieu des paysages biscornus et vert du berceau de Land Rover, on présente à la presse le tout premier Range Rover. 3 portes et design élégant, le SUV associe déjà rares capacités motrices et style très British. La critique est unanime: c’est un jalon dans l’histoire des voitures.

C’est que, Charles Spencer King, alors ingénieur en chef des nouveaux véhicules au sein du Groupe, avait bien insisté sur une chose: le confort de marche.

Le Ranger Rover, Pratique Et Magnifique

Car le gentleman-farmer est le client cible de Monsieur Spencer King. Il dote alors son Range Rover d’une suspension à ressorts hélicoïdaux — une petite révolution pour l’époque. Les 4×4 restés fidèles aux ressorts à lames ne pouvaient tenir la comparaison: le Range Rover offrait un niveau de performance supérieur.

1979, le Range Rover démontre ses avancées technologiques en remportant la première édition du Paris-Dakar. Dès lors, il est le SUV le plus performant, mais aussi le plus luxueux au monde. Si pratique et inspiré qu’en 1982, lors de la visite du Pape Jean-Paul II au Royaume-Uni, deux Range Rover sont spécialement préparés pour accueillir la papauté.

Le Range Rover En Version Vogue

Entre 1994 et 2001, le Range Rover améliore un peu plus encore sa dimension luxueuse — la deuxième génération vise haut. Conservant tout de sa silhouette caractéristique, la manufacture va cependant travailler sur l’introduction de phares rectangulaires à la place des phares circulaires.

En 2001, le SUV iconique adopte le premier une carrosserie monocoque — inspiré de l’allure effilée des bateau Riva, le cachet n’en est que plus puissant. Les finitions métallisées de l’habitable ainsi que l’approche audacieuse qui conduit Land Rover à y intégrer les nouvelles technologies achèvent d’en faire un objet de désir.

Mieux, en 1981, le magazine Vogue y met son grain de sel fashion: le Range Rover est définitivement le meilleur SUV au monde; la limousine tout-terrain que l’on connaît aujourd’hui. C’est lors d’une séance photo organisée à Biarritz que l’évidence a lieu: Vogue adore le Range Rover et confie à l’armurier Holland &Holland d’y graver son nom.

Quel SUV En 2020? Le Zéro Emission Range Rover Sport

Le Range Rover arrivé en 2017 était le premier modèle zéro émission de la manufacture —  un PHEV électrique hybride rechargeable essence. Jumelé à son moteur V6 3.0L et ses 575ch, il est ainsi le Range Rover le plus rapide de tous les temps.

Mais une série de nouveauté annoncée pour 2021 indique la bonne vitalité d’une icône. Un design unique et conservé qui, l’an prochain, assurera la pérennité de sa légende. En attendant, le Range Rover sera aussi la vedette du prochain James Bond, ‘No Time To Die’. Et c’est encore plus vrai pour un mythe de l’automobile — luxueux, prestigieux mais toujours aussi pratique.

Le Made In France C’est Aussi Bugatti

« Rien n’est trop beau, rien n’est trop cher » — la devise d’Ettore Bugatti accompagne aujourd’hui encore les plus belles voitures du monde.

Bugatti, 110 Ans de Made In France

Ettore Bugatti avait le perfectionnisme dans le sang. Alors, lorsqu’en 1909, il fonde l’écurie Bugatti, c’est pour construire les voitures les plus belles du monde, les plus puissantes aussi. Il aimait à dire : « Si la comparaison se fait, alors ce n’est plus une Bugatti. » Première voiture à faire entrer son nom dans l’histoire, la Bugatti Type 2 éblouit lors de sa présentation à l’Exposition automobile internationale de Milan en 1901.

C’est le début de l’ère automobile, mais déjà, en 1921, Bugatti est définitivement entré dans l’histoire de la compétition automobile avec la T22 et ses quatre victoires à Brescia. Quelques années plus tard, Bugatti peut se targuer de plus de 2 000 victoires avec la T35. En 1939, le pilote Français Pierre Veyron offre les 24 Heures du Mans à l’écurie au volant de la Bugatti Type 57. Voilà pour les chiffres mais le succès Bugatti tient aussi à autre chose

Les Veyron et Chiron de Bugatti, Des Voitures Très Puissantes

En 2005, Bugatti présente la Veyron, nommée en hommage à son célèbre pilote et à son sacre absolu au 24 Heures du Mans. Un impressionnant moteur seize cylindres en W, gavé par quatre turbos. Une boîte robotisée à double embrayage, seule capable d’en digérer le couple titanesque… La Veyron de 2005 répond aux exigences originelles d’Ettore Bugatti: « Mes véhicules sont destinés à rouler et non à freiner. » A partir de 1998 donc, le cahier des charges édicté par le patron ne tient qu’en quelques chiffres : « 1001 ch et 400 km/h »…

En 2012 l’écurie Bugatti va plus loin encore dans cette réalisation. Elle édite alors la Bugatti Veyron Grand Sport Vitesse. Sa vitesse de pointe record de 408,84 km/h en fait le roadster le plus rapide du monde. Et en 2016, place à la Bugatti Chiron ! La voiture la plus puissante de Bugatti fut dévoilée au Salon de Genève  — sa vitesse de pointe : plus de 400 km/h ; de 0 à 100 km/h en 2,4 secondes… Sous le capot, elle abrite un moteur W16 de plus de 1 000 ch. Une icône signé du logo Bugatti: le très recherché Perloval cerné de 60 perles.

Faut-il Ne Manger Que La Viande Signée Hugo Desnoyer?

20 ans de savoir-faire au service d’une profession aujourd’hui décriée — Hugo Desnoyer rappelle que la viande est un met d’excellence. A découvrir aussi dès le 9 Janvier.

Le Secret d’Une Viande de Qualité

« Le jour où j’ai posé ma main sur la viande, il s’est passé quelque chose d’unique. Le toucher et le rapport à la matière noble était simple, évident. » Les mots d’Hugo Desnoyer sont aussi ceux qui viennent à l’esprit après avoir goûté à sa viande. C’est que l’homme devenu le boucher des stars a une approche très particulière de la profession.

Depuis sa première boucherie inaugurée le 1er avril 1998, Hugo Desnoyer s’est attaché à défendre une vision, un plaisir et un savoir-faire franchement hors norme. Avec lui, le vivant et donc la viande prennent un sens différent — celui du bon sens. « L’important est avant tout que la viande soit bonne! Et une bonne viande, c’est une viande qui demande du travail, du savoir-faire et beaucoup de temps, ce temps si précieux à la nature » assure l’intéressé.

On raconte qu’il cajole ses bêtes; qu’il les nourrit avec une recette bien à lui, faite de tourteau de lin, de betterave et de maïs aplati; qu’il leur murmure à l’oreille ou encore qu’il les dorlotent sur des notes de grands airs d’opéra. « Mes bêtes ont un hectare de pâturage par tête et les sols sur lesquels elles se nourrissent ne connaissent pas les pesticides. Une bonne viande commence aussi par ça. »

Fournisseur Des Tables Etoilées 

« Je crois que c’est à 27 ans précisément que j’ai pris conscience du vivant, c’est le moment où j’ai été capable de considérer, comprendre la bête dans son intégralité et ce constat m’a accompagné dans mes choix et ma ligne de conduite tout au long de ces années… » Depuis 20 ans qu’il exerce son métier, Hugo Desnoyer a cherché à se rapprocher des éleveurs partageant sa philosophie.

Main dans la main, éleveurs et boucher travaillent ainsi au respect et au bien-être animal — une vision sacrificielle qui, non sans magie, rapproche la pratique des sacrifices des bêtes fait aux dieux païens. Là encore, Hugo Desnoyer sillonne la France pour voir la bête vivre sur pied, la voir se nourrir… Car ce qui se passe sur les pâturages se retrouve en bouche ! Et quelles bouches !

Le savoir-faire d’Hugo Desnoyer a rapidement conquis les grands étoilés qui l’imposent désormais à leur carte : Pierre Gagnaire, l’Astrance, l’Ambroisie, le Bristol, Le Fouquet’s, Le Dôme ou encore le Palais de l’Elysée. Déguster un morceau de viande d’Hugo Desnoyer, c’est accepter un opéra de saveurs inédit, différent et finalement très rare.

Par-Delà l’Entrecôte

Car ce qui motive Hugo Desnoyer, c’est faire comprendre qu’il y a plus dans la bête que ce que l’industrie veut bien montrer. Il existe bien autre chose que l’entrecôte ou le filet de bœuf dans une vache… Dès 2009 et l’ouverture de la fameuse boucherie du 45 rue Boulard, Desnoyer a démontré que les bas morceaux font l’excellence des plats à basse température et entretiennent la cuisine du lien.

En plus d’être un boucher, Hugo Desnoyer a voulu remettre la cuisine et la viande au coeur des rencontres humaines. Sa boucherie-restaurant du 28 rue du Docteur Blanche est un exemple d’un genre nouveau — un lieu hybride aux allures de table d’hôtes.

On y choisi « son morceau » à l’étal avant de le voir être concocté. Des viandes et produits d’exception mis à l’honneur autour d’un rapport sensuel à la nourriture… Une table et une cave remarquables… On y perçoit les plats iconiques Desnoyer: le Vittello sensa tonato; un veau à la sauce maison dont Hugo Desnoyer a le secret…

Ou encore le tartare de veau de lait caviar. Le veau étant ‘l’or rose’ de Desnoyer il est cuisiné ici autour d’un contraste avec le noir profond d’un caviar… Une expérience culinaire à découvrir très bientôt.