Michael Phelps, Nouvelle Egérie de Louis Vuitton

Icon-Louis-Vuitton-Core-Values-Michael-Phelps-Larissa-Latynina-saved-by-icon-icon-.jpeg

Le néo retraité Michael Phelps ne traversera plus les bassins pour conquérir des médailles. Finis donc les voyages homériques de l’américain. Le natif de Baltimore a décidé de poser ses valises pour se glisser dans le rôle d’égérie de la maison Louis Vuitton.

Le malletier aime relater à travers ses campagnes Core Values des destins extraordinaires, une destinée hors du commun : « Michael Phelps est un formidable champion… Cette campagne s’inscrit dans la volonté de la marque de s’associer à des figures emblématiques, qui incarnent un sens de l’exploit et de l’engagement », rappelle t’on chez LVMH.

Rappelons les illustres prédécesseurs de Phelps : Mikhaïl Gorbatchev, Catherine Deneuve, Bono, Angelina Jolie, Sean Connery, Madonna, Sofia et Francis Ford Coppola, Keith Richards, André Agassi et Steffi Graf, Mohamed Ali sans oublier le trio de légende : Pelé, Diego Maradona et Zinedine Zidane.

Sous l’objectif de la célèbre photographe américaine Annie Leibovitz, Phelps surnommé « l’extraterrestre » du haut de ses 22 médailles olympiques, pose avec un costume trois pièces et un sac de voyage Louis Vuitton, aux côtés de celle qu’il vient de dépasser : la gymnaste soviétique Larissa Latynina et ses 18 médailles olympiques.

Un cliché qui porte comme signature « Deux parcours extraordinaires. Une même destinée ».

La Saharienne Printemps 2013 de Saint Laurent par Hedi Slimane

sahariennesaintlaurent.JPG

« Je pris soudain conscience du corps féminin. Je commençais à dialoguer avec la femme et à prendre conscience de ce qu’est une femme moderne ». Yves Saint Laurent ne façonne aucune femme pour ses vêtements, mais plutôt dédie ses compositions et offre ses confections à la femme. Ses sources d’inspiration sont intarissables : franchissant la barrière des genres, aussi bien identitaires qu’artistiques, son style est universel et atemporel.

Quand en 1967 il ouvre la première boutique Saint Laurent Rive Gauche, c’est au « safari look » que le créateur dédie sa première collection : des vêtements faits de raphia et de lin, ornés de perles de bois et de verre s’offrent aux corps féminins. C’est dans cette mouvance qu’il rêve la saharienne, un an plus tard. Tout droit inspirée de l’uniforme porté par les troupes militaires de l’Afrika Korps, la saharienne est coupée comme une chemise d’homme vague. Simple gabardine de coton en apparence, elle se métamorphose en une tunique confortable, pratique et élégante. Ultra féminine, elle est ceinturée à la taille par des maillons de bronze, et son décolleté provocant est délacé jusqu’au nombril de cordons beiges. Quatre poches plaquées à soufflet et rabat sont disposées sur le devant : deux sur la poitrine et deux sur les hanches. Lors du shooting en République centrafricaine, la veste-tunique est pour la première fois capturée par l’objectif de Franco Rubartelli, sur la silhouette sculpturale du mannequin Verushka. Véritable éloge à la nouvelle séduction, elle évoque la femme guerrière de la mythologie grecque.

Pour cet été 2013, Hedi Slimane avive les codes de cette pièce devenue iconique. Il traduit et interprète la saharienne en une robe ultra longue et féminine, inspirée des robes de soir. Elégance incarnée, elle épouse le long corps d’une sylphide. Le daim sophistique ce vêtement à l’allure féline, pour un effet seconde peau exclusif. La saharienne 2013 est ainsi plus « couture », par sa matière et par sa coupe, que son modèle originel. Le camel remplace la couleur sable, affirmant le caractère sensuel d’une peau hâlée. Les quatre poches sont toujours présentes, la ceinture délivrée des boucles. La nouvelle Amazone est moderne et éternelle à la fois, emprunte de la sensualité d’une statue romaine, d’une vestale. Transportée dans son contexte urbain, elle affiche avec volupté un chapeau à large bord, composé d’une base masculine et d’un bord capeline années 70, vecteur d’une époque à laquelle Hedi Slimane se réfère justifiant ainsi le retour de la garde-robe iconique Saint Laurent.

 

La Saharienne d’Yves Saint Laurent en Quelques Dates

 

1967 : Yves Saint Laurent montre au monde entier sa plus récente création: le look Sahara, avec la célèbre Saharienne.

1968 : Veruschka en portant la légendaire Saharienne d’Yves Saint Laurent est photographiée par Franco Rubartelli pour Vogue Paris.

1969 : YSL pose avec les mannequins Betty Catroux et Loulou de la Falaise en portant la Saharienne.

1969 : Catherine Deneuve est protagoniste du film La sirène du Mississippi où elle porte une version courte de la Saharienne.

1970 : La Saharienne apparait dans Elle magazine avec des mannequins en portant pantalons droits, toiles avec lacets et chaussures en cuir par Yves Saint Laurent.

1972 : Marie Claire révèle le look Safari avec un blouson vert, une robe kaki et un chapeau.

1981 : Catherine Deneuve habillée en Saharienne Yves Saint Laurent avec lacets alors qu’elle est photographiée par Helmut Newton pour la nouvelle campagne publicitaire.

1983 : La collection Saint Laurent Rive Gauche inclut la Saharienne avec une ceinture fine.

1985 : Le film Out of Africa avec Meryl Streep popularise la Saharienne pour la première fois.

1991 : La collection Printemps/été prêt-à-porter montre une grande variété d’additions au look Safari y compris couleurs plus clairs comme le blanc et l’or et un chapeau.

1993 : Le design de la Saharienne pour la collection Yves Saint Laurent Haute Couture Printemps/été inclut nouvelles additions comme de boutons doré et gants de serpent avec un chapeau noir.

1996 : Pour le look Printemps/été YSL réaménage encore la Saharienne.

2002 : Pour sa dernière collection YSL revisite radicalement la Saharienne en présentant elle en une grande variété de couleurs et coupures. Le défilé Printemps/été signe la fin de l’aventure d’YSL avec la Saharienne qu’il présente dans une grande variété de combinaisons.

2007Vogue montre une variante de la robe Safari avec une ceinture marron  et un chapeau panama.

2011 : La journaliste du W Magazine Giovanna Battaglia est photographiée en portant une version d’époque de la Saharienne YSL.

2011 : La Saharienne devient un parfum et une ligne cosmétique.

2012 : Dans la collection pour homme signée par Stefano Pilati la Saharienne et son monde sont protagonistes.

2012 : Keira Knightley fait une promenade dans la nature avec un look inspiré de la Saharienne YSL pour Vogue.

2013 : Le début de Hedi Slimane présente une version unique et totalement différente du look Safari du moment que la Saharienne est révolutionnée. La collection Printemps/été voit Saint Laurent donner forme à la veste et au look dans une version plus moderne qui fait face aux nouvelles tendances du streetwear et du mélange culturel.

2017 : Une nouvelle révolution arrive avec Anthony Vaccarello: dans la collection prêt-à-porter Printemps/été  la Saharienne est cuir noir avec un style underground.

Balmain Défilé Automne 2013

« Mes muses sont toutes des femmes singulières et audacieuses, comme Lou Doillon, Beyoncé ou Rihanna, l’artiste la plus cool du moment. » Olivier Rousteing, directeur artistique de la maison Balmain, célèbre toutes les saisons la femme moderne : son indépendance, sa sensualité, sa sophistication, son aura.

Pour cette nouvelle collection, le mood-board d’Olivier Rousteing était entièrement recouvert de croquis des créations de Paul Poiret, Christian Lacroix et Pierre Balmain lui-même : l’inspiration n’a pas manqué au jeune designer à la recherche d’exubérance contrôlée et d’excentricités dans l’air du temps. Le défilé s’est ouvert sur un look futuriste décomplexé : une Glamazone diaphane est apparue, drapée dans une jupe en lurex argent, sur un top strassé et brodé en soie et cuir marbré. Sur les guitares chauffées à blanc de Led Zeppelin, les filles défilaient dans des cuissardes en veau velours et faisaient clinquer leurs boucles d’oreilles chandeliers. C’est ce style décomplexé, cette démesure qui a fait et continue de faire le succès d’Olivier Rousteing, jeune prodige de la mode.

Olivier Rousteing est né en France où il fut placé dans un orphelinat avant d’être adopté et élevé à Bordeaux. Il obtient son diplôme à ESMOD Paris, séduit Peter Dundas qui l’acceuille chez Cavalli, où il travaillera cinq ans avant de rejoindre Balmain, sous l’égide du très populaire Christophe De Carnin. Ensemble, ils offrent une renaissance flamboyante à la maison de couture française : des pièces intemporelles recouvertes de broderies et d’ornements, une attitude rock’n’roll, sexy et détachée. Tout de suite, les vestes impeccablement coupées et richement brodées du duo sont un succés: des créatures précieuses et épanouies à l’allure couture cool envahissent les podiums, les pages de magazines puis les rues.

Quand Christophe De Carnin démissionne, Olivier Rousteing ne déroge pas à la ligne directrice de son prédécesseur, entre opulence radicale et glamour hollywoodien. Puisant son inspiration des shows d’Elvis Presley à Las Vegas, il continue d’habiller les femmes de tenues flamboyantes avec son style unique et sa vision de la mode ultra contemporaine, un zeste « hound dog ».

Les Ballerines Souris de Marc by Marc Jacobs

icon_marc_jacobs_mouse_flat_ballerina_souris_ballerine_shoe1.jpg

S’il est un modèle emblématique de la collection Marc by Marc Jacobs, ce sont les Souris. Une ballerine créée en 2002. Déjà 10 ans !

Il ne fallait pas moins de Marc Jacobs et de son génie créatif pour nous réserver pareille création. Sorte d’ovni, d’une extraordinaire gaieté et naïveté, la souris fera vite son trou au point de devenir incontournable chez Marc Jacobs.

La souris est à l’image de son créateur qui n’hésite pas à dire « mon job : perpétuer autrement, reformuler ». La ballerine est en effet revisitée chaque année : à paillettes, vernie, cloutée, en plastique, dans de différentes couleurs, etc.

A l’occasion de son dixième anniversaire, elle est déclinée en 15 nouveaux modèles et même en espadrilles. Voilà de quoi vouloir adopter sa souris !

La Collection Giuseppe Zanotti Avec Clous

50a617a69bf68.jpg

Plébiscité, connu pour ses souliers inspirés, sublimes et d’excellente qualité, Giuseppe Zanotti aime nous étonner. Pour cette saison automne hiver 2012-2013, ce sera avec quelques sacs à mains juste parfaits !

Chaque pièce, d’une rare élégance, au luxe non conventionnel, à l’allure rock et alternative, fait mouche. Parmi ces innombrables sacs surgissent des minis pochettes en cuir, disponibles en trois couleurs, dotées d’une bandoulière et d’une poche recouverte de clous métalliques… mais la vraie star est sans conteste la pochette à clous. C’est une pochette rigide et très petite qui se démarque par son coté original, à la fois rock et glamour ; tout pour plaire à une « bad girl ».

La multitude de clous, de tous types et de toutes tailles, mélangés à des cristaux et des pierres donnent à cette création Zanotti, un côté rock et ultra-féminin ; parfait pour égayer une robe, même la plus classique !

Certes, Giuseppe Zanotti est devenu une icône incontournable du soulier. Grâce à ses créations uniques et spéciales, celles-ci sont souvent prisées des célébrités. Mais le créateur sait se renouveler et nous éblouir avec des sacs à l’image de la griffe… déjà adoptés par les fashion victims et recommandés par les meilleurs personal shopper.

Campagne Hermès Automne/Hiver 2012-2013

icon_carré_hermes_lastcampaign_automne_hiver_2012_20131-252x300.png

Hermès aime nous raconter des histoires, son histoire, au travers de ses collections mais aussi de ses campagnes.

Des foulards, l’un enveloppant délicatement le corps du mannequin Bette Franke, l’autre savamment noué autour de sa tête, se déployant à la manière des ailes d’un papillon – qui ne va pas sans nous rappeler les 1001 façons de porter le fameux carré Hermès. Les couleurs chatoyantes de l’automne se mélangeant subtilement à la pureté du blanc hivernal.

« Le temps avec soi », la dernière campagne Hermès, sous l’objectif du célèbre photographe français Nathaniel Goldberg, nous offre une image des plus oniriques. Le temps n’a plus d’emprise, les saisons ne sont que des atours féminins de plus au service du carré, sublimant son élégance et ses promesses.

Avec grâce et audace, l’objet cultissime créé par Robert Dumas traverse le temps sans en subir une seule de ses contraintes. Et si le carré, du haut de ses 75 ans, n’a pas pris une ride et plait toujours autant à un public très éclectique, c’est qu’il n’est pas un simple accessoire mais une prolongation de soi, une seconde peau.