La Lecture Architecturale de Balenciaga par Alexander Wang

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Harper’s Bazaar avait dit : « Balenciaga a pour principe que l’élimination est le secret du chic ». Une science de l’épure et de la couture nette pour une élégance déconcertante.

Le jeu sur les proportions et les volumes s’exprime à travers une accentuation du dos, un effacement des épaules, ainsi qu’une libération de la taille, et ce dès 1947, à l’heure même du New Look. Les lignes Cocon, Malabar ou encore Cloche sont inventées. 

Un héritage qu’Alexander Wang, nouveau directeur artistique de la maison depuis décembre 2012, a su réinvestir et sublimer, suivant la définition faite par Cristobal Balenciaga d’un couturier : « un architecte pour les plans, un sculpteur pour la forme, un peintre pour la couleur, un musicien pour l’harmonie et un philosophe pour la mesure ».

La Robe Miss Dior 1949 du Défilé Automne 2013

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Le défilé « des Passions Communes ». C’est ainsi que Raf Simons désigne sa dernière collection pour Dior.

Les deux couturiers partagent la fascination pour les réminiscences des périodes de l’Histoire. Alors, si Christian se rêve à la Belle Époque, Raf Simons est au Modernisme. Et le syncrétisme aboutit à la réinterprétation de la robe bustier « Miss Dior 1949 ».

En tulle noir, brodée de cuir, elle convoque à elle seule le présent tournant de la maison : beaucoup des codes Dior ; substances et coupes nouvelles. La version moderne de la mythique robe conserve la longueur, et assure l’allure. Chic achevé, où Marie-José Croze se voit déjà. Comme sur un nuage ! 

Le Chronographe Monaco de TAG Heuer

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En 1880, Edouard Heuer, fondateur de la maison, commençait déjà à fabriquer des chronographes en série. Son obsession pour la précision et son excellence innovante lui permirent, rapidement, de s’affirmer en tant que fournisseur officiel des compétitions et des courses sportives, sa seconde passion. Une exigence et un héritage prestigieux que ses descendants perpétuent, de génération en génération. C’est ainsi que Jack Heuer créée, en 1969, le nouveau Chronomatic calibre 11, offrant le premier mouvement chronographe avec micro-rotor au monde. Il l’habille alors d’un boîtier carré étanche, et la Monaco voit le jour.

Hommage au Grand Prix de même nom, elle arbore une silhouette géométrique et quadrangulaire, dotée d’un cadran bleu métallique et d’une trotteuse rouge vif : son esthétique novatrice est unique et inimitable, la démarquant de tout autre garde-temps. Elle est immédiatement adoptée par Steve Mcqueen, acteur célèbre des années 60 et 70, qui la met à son poignet dans le film Le Mans. Retraçant la course des 24 Heures du Mans de l’année 1970, l’oeuvre cinématographique consacre les deux symboles, l’homme et son objet de désir. La Monaco devient alors le symbole de l’union du sport, du prestige et du glamour au masculin. Son succès est énorme, et son nombre d’exemplaires produits à chaque édition lui confère une certaine exclusivité. Redessinée, revisitée, et perfectionnée, c’est un modèle inlassable de technologie. La Monaco 24 résiste aux chocs et secousses extrêmes, la V4 est la première équipée d’une transmission par courroies, les calibres sont augmentés.

Derniers ambassadeurs qui sanctionnent son entrée à Hollywood, Léonardo Di Caprio et Brad Pitt. La Monaco s’affirme alors comme une authentique célébrité, à la croisée des différents mondes. Indémodable et toujours à la pointe, elle est éternelle, défie le temps tout en le capturant dans son cadran.