La Petite Balle Jaune de Roland Garros

Entre les balles en étouffe de laine et la petite balle jaune de Roland Garros, neuf siècles se sont écoulés!

Entre le XIIème siècle et le XVème siècle, les balles de tennis se conçoivent dans mélange peu pratique, fait de poils d’animaux et d’étouffe de laine. Leur robustesse restant à déterminer, on décide de les durcir en les coupant cette fois dans un cuir que l’on emplit de sable et de chaux. Le résultat? Des mains endolories après les matchs, et une balle de tennis toute à parfaire. 1481, Louis XI interdit l’utilisation de ces esteufs. S’en suivent des essais de balles conçues à partir de draps pressés et liés avec des ficelles — on obtient la pelote. Mais voilà, les ficelles ne tiennent pas et, le jeu n’en est que plus délicat.

Il faut attendre le caoutchouc et son apparition pour obtenir des balles qui enfin rebondissent. Nous sommes en 1870, et c’est en partie à Charles Goodyear que l’on doit le principe de ces balles. Dans le même temps, le tennis est sur le point d’être officialisé — devenant une activité pratiquée avec ces mêmes balles en caoutchouc. En 1877, lors du premier Wimbledon, un joueur de Paume, John Mayer Heathcothe, suggère de coller une enveloppe de drap de laine sur les balles afin d’obtenir un meilleur rebond sur le gazon. Pourquoi pas. L’idée fait un carton, mais ce sont les années 20 qui font définitivement entrer le tennis dans son ère moderne.

La balle de tennis sous pression en caoutchouc (balle actuelle) fait alors son apparition. La balle officielle du tennis est née. En 1972, la Fédération internationale de tennis va plus loin encore et impose la couleur standard du jaune pour permettre cette fois aux téléspectateurs de mieux la voir. La balle de tennis délaisse sa couleur blanche… Sans autre forme de procès. Depuis 2011, c’est l’entreprise familiale Lyonnaise Babolat qui fournie Roland Garros en balles. L’agilité, le rebond haut et sa portée longue en font l’idéal des compétiteurs. Ses caractéristiques : un mélange de 14 ingrédients tenus secrets. Seule l’utilisation de laine de mouton de Nouvelle-Zélande, pour le feutre de la balle, a fuité… De quoi changer le regard posé sur une si petite balle à Roland Garros.

L’Arène Des Héros De Roland Garros Fait Peau Neuve: Le Nouveau Court Philippe-Chatrier

Un nom, un emplacement, des tribunes devenus les symboles du tennis à la Française — l’iconique court Philippe-Chatrier se réinvente !

L’édition 2019 de Roland Garros s’ouvre sur une myriade de nouveautés. A commencer par la rénovation du court Philippe-Chatrier. Construit en 1928, après que les Quatre Mousquetaires aient arraché la Coupe Davis aux Etats-Unis, le court central fait figure de terrain d’affrontement légendaire. Les meilleurs joueurs du monde y ont disputé plus d’un match d’exception. Ce n’est donc pas un hasard si, en 2001, le central de Roland Garros prend le nom de Philippe-Chatrier — joueur iconique du tennis hexagonal, membre de l’équipe de France pour la Coupe Davis dans les années 50, capitaine en 1969, puis président de la Fédération Française de Tennis…

Depuis, le court Philippe-Chatrier a vu les plus grands champions du siècle s’y affronter. De l’Américaine Chris Evert au Suédois Björn Borg, ex-recordman des victoires en simple à Paris, en passant par John McEnroe, Pete Sampras ou encore Steffi Graf et Rafael Nadal – tous ici ont livré des matchs cruciaux devant un public hypnotisé. Mais voilà, depuis quelques années, la pluie tenait de plus de plus en haleine des organisateurs trop souvent contraint de suspendre les matchs. Ni une ni deux, le comité Roland Garros n’a pas hésité à raser 80% du court, afin de reconstruire un lieu à la hauteur de sa légende.

Si, comme auparavant, jusqu’à 15 000 spectateurs retiendront leur souffle à chaque échange de balle, ils le feront assis dans de nouvelles tribunes plus confortables. «  La chose qui n’a pas été modifiée, c’est la surface de jeu. La sueur de monsieur Lacoste, elle est là, en dessous. C’est la même chose depuis 1928  » précise Gilles Jourdan, directeur des travaux, lancés à l’automne 2015. Et justement, la métamorphose tient surtout de l’esthétique — délaissant le vert, la nouvelle palette chromatique loue l’ocre de la terre battue, le bois naturel et le jaune de la fameuse petite balle. Elegant et finement Parisien, le court Philippe-Chatrier se dessine cette fois dans des courbes arrondies, éminemment raffinées. C’est, après tout, le tennis à la Française qui se joue dans l’arène. Ne lui manque que son toit, rétractable en 15 minutes, pour atteindre le statut de court idéal — là où le tennis seul tiendra en haleine spectateurs et VIP. Sans autre forme de distraction. Une coiffe royale prévue pour 2020.

Le Grand Prix de Monaco, Un Circuit Légendaire Enserré de Glamour

Un circuit iconique où se révèle la haute virtuosité des pilotes depuis 1929.

Alain Prost. Ayrton Senna. Niki Lauda ou encore Michael Schumacher. Autant de pilotes qui se sont révélés sur un circuit au tracé quasi-inchangé en 90 ans. Oui, cette édition 2019 marque le 90e anniversaire du Grand Prix de Monaco. Un GP où vrombissent les Formule 1 depuis 1950 — un circuit où les voies, sinueuses, étroites et bordées de rails, requiert une concentration absolue. « On a l’impression de rouler à 1000km/h au milieu des immeubles. C’est très simple: Monaco c’est zéro erreur » à en croire les mots mêmes d’Alain Prost. Si le Grand Prix de Monaco fait aujourd’hui figure d’évènement iconique par-delà l’univers des courses automobiles, c’est que le 26 mai est devenu une étape obligée pour les A-listers du monde entier. Et cela, le Grand Prix le doit beaucoup à son tracé et son cadre idyllique! 78 tours nichés sur le Rocher le plus glamour de la galaxie…

« Monte-Carlo est un circuit très physique parce que bosselé et qui fait très mal, les épaule, le cou etc… Il fait vraiment mal, mais j’ai gagné, je suis heureux » Ayrton Senna. Dès le départ, la piste s’ouvre sur le virage de Saint-Devote. Un véritable entonnoir toujours considéré comme l’un des passages les plus dangereux au monde… Les pilotes, lancés à plus de 300km/h sont obligés de ralentir et, débarquant d’une ligne droite, se sentent aspirés dans un espace très ouvert et hautement impressionnant ! Autre point clé du tracé, le virage dit du Casino. Le Casino de Monte-Carlo, connu pour avoir été l’antre de La Belle Otéro, mais aussi le lieux de rencontre des génies qu’étaient Coco Chanel, Serge Diaghilev et d’autres, borde en effet l’un des points iconique de ce circuit. « C’est le virage rapide du circuit. Lors de la montée qui précède, on passe les vitesses progressivement, jusqu’à la 7e. C’est une sensation très grisante : tu as l’impression de décoller, de ne voir que le ciel. On arrive sur une plateforme et, là, on met le pied sur le frein pour ne pas « taper » sur le rail. Il y a un virage à gauche qu’on passe à l’aveugle et il faut rester à l’intérieur pour enchaîner avec un virage à droite. C’est l’une des seules courbes qui permet d’avoir une réelle sensation de vitesse sur le circuit » raconte le pilote Français Franck Montagny.

De 1983 à 1993, Monaco est le terrain d’affrontement de deux titans de la F1: Alain Prost et Ayrton Senna. Entre performances, exploits et victoires, ils ont contribué à forger la légende de ce circuit, décrochant à eux deux le plus grand nombre de victoires. Six pour Senna, quatre pour Prost. « C’est un vrai défi de rester extrêmement précis sur ce tracé, c’est beaucoup plus intéressant que d’avoir simplement à rouler vite » Michael Schumacher, avec cinq victoires en Principauté, se hisse à la deuxième place de son histoire. C’est dire l’importance de ce circuit pour les prodiges de la F1.

La nouvelle génération n’est pas en reste. Lewis Hamilton, en 2008, raffle sa première victoire pour Mercedes — s’enthousiasmant de son succès au Grand Prix de Monaco : « c’est ma plus belle victoire, sur mon circuit préféré, celui où je voulais gagner plus que sur n’importe quel autre. » A 21 ans, le très prometteur Charles Leclerc, natif de Monaco, compte bien cette année raffler la mise: « c’est un rêve depuis tout petit et c’est pour ça qu’on travaille. C’est là où Ferrari mérite d’être. Ça ne va pas être un Grand Prix facile mais j’espère bien sûr une victoire à la clé. » Chaque édition amène son lot de moments et d’images devenus cultes dans l’histoire du Championnat de F1. Du crash d’Ayrton Senna à sa finale au coude à coude avec Alain Prost, en passant par les éditions complètement hallucinées sous des pluies torrentielles… Ce dimanche 26 mai, le GP écrira sans doute une nouvelle page de l’histoire.

La Palme d’Or Du Festival De Cannes, Un Graal d’Orfèvre

Elle est sans doute la récompense la plus convoitée de la galaxie cinéma – la Palme d’Or du Festival de Cannes n’existe pourtant que depuis 1975. 

Le manque de moyen et les rebonds de l’histoire ont souvent freiné l’avènement du Festival de Cannes. En 1975, tout semble concourir à l’ancrage glamour et féérique de l’évènement. 

Des années durant, les films récompensés l’étaient en effet par le simple titre de « Grand Prix du Festival International du Film. » Claude Lelouche pour Un homme et une femme en 1966, Francis Ford Coppola avec Conversation en 1974… Voici donc l’année 1975 où le Festival de Cannes, renouant avec son prestige originel, confie à la joaillière Lucienne Lazon l’élaboration de sa récompense. Glissée dans un bel écrin en cuir rouge, capitonné de veau velours blanc, la Palme décalque les armoiries de Cannes et les palmiers qui bordent la Croisette. Si sous le soleil Méditerranéen, l’histoire du Septième art reprend ses lettres d’or, le trophée devient bijou en 1990. 

Le trophée au 118 grammes d’or est alors confié au maître incontesté de la haute joaillerie, la maison Chopard! La Palme d’Or devient dès lors cette pièce iconique, faite à la main. Dans les ateliers Chopard de Meyrin, près de Genève, la Palme Cannoise se monte ainsi sur un socle en coeur, signature de la maison depuis des siècles! Pensée par Thierry de Bourqueney, la Palme tient désormais sur un cristal massif et électrisant. 

Moins de dix ans plus tard, Caroline Scheufele en reprend le travail: « Je suis très heureuse et fière que la Palme d’Or, que j’ai redessinée en 1998, puisse aujourd’hui bénéficier d’un or traçable, extrait dans des conditions respectueuses des hommes et de l’environnement. » Et il est vrai que le trophée a tout du graal – une prouesse éblouissante et responsable! Ne reste plus qu’à savoir celui qui, parmi les cinéastes sélectionnés, repartira avec la palme aux 19 feuilles plaquées d’or pur… Pedro Almodovar? Quentin Tarantino? Bong Joon Ho? Réponse le 25 Mai 2019! 


Espèces En Danger, L’Iconique Crocodile De Lacoste S’Engage

Pour la seconde fois de son histoire, la signature Lacoste laisse place à dix espèces en danger — une collection capsule, engagée pour la planète!

Le crocodile, c’est Lacoste. René Lacoste. Un joueur de tennis hors norme, vainqueur émérite de La Coupe Davis, désigné meilleur joueur du monde en 1926 et 1927. Dit Le Crocodile. Cette même année, son ami Robert George pique un crocodile brodé en 46 couleurs sur la poche du blazer blanc porté par René avant chacun de ses matchs. Ainsi lorsqu’en 1933 René Lacoste imagine le désormais mythique polo Lacoste, à partir d’une chemisette à laquelle il ajoute un col — la signature du polo L.12.12. lui vient tout naturellement.

Autre temps, autre priorité. En collaboration avec l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, la maison Lacoste tient cette fois à défendre 10 espèces en danger d’extinction. Le crocodile fait place à ses compères, dans une démarche aussi unique qu’engagée. Allant au bout de la logique, la production de chacun de ces polos dépend donc du nombre d’animaux recensés. Parmi ces dix espèces, le Lynx d’Espagne — 589 pièces. La baleine de Biscaye, 444. Le petit-duc de Mohéli, 400. Le phoque moine d’Hawaï, 1400. Ou encore le Wombat à nez poilu de Queensland, 115 polos… Des pièces dont l’intégralité des bénéfices soutiendra les efforts de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature.

Le Nouveau Soin Signature Du Four Seasons Hotel des Bergues

Il est un lieu enchanteur, posé sur les bords du Lac Léman — le Four Seasons Hotel des Bergues présente un nouveau soin signature à la hauteur de son histoire exceptionnelle.

Avec son architecture néo-classique, son intérieur somptueux et raffiné, le Four Seasons Hotel des Bergues conte l’histoire du plus ancien palace suisse. Fondé en 1834, l’hôtel est vite devenu la référence absolue d’un savoir-recevoir bien rare. Artistes, écrivains, politiques et têtes couronnées, nombreuses sont les personnalités à avoir ici trouvé un lieu à la hauteur de leur attente.

Il distille tour à tour le long de ses six étages, la poésie des lointains sommets enneigés des Alpes, des vues enchanteresses sur Genève et toute la fougue émanant du lac Léman. Ainsi donc lorsque le palace genevois fait peau neuve en 2005, c’est à l’architecte d’intérieur Pierre-Yves Rochon que l’on confie la création des chambres et des suites. Une atmosphère riche mais chaude, charmante et éminemment sophistiquée. Orchestrée dans le restaurant étoilé Il Lago, la cuisine italienne se fait délicate ; le bar et sa vue époustouflante accompagnent des cocktails franchement inspirés. Ne manquait au Four Seasons Hotel des Bergues qu’un soin signature alliant avec allégresse les desseins de beauté pure aux pouvoirs de la Nature.

Niché au sixième et dernier étage, le SPA Mont Blanc introduit son soin signature en collaboration avec la maison Docteur Burgener — un soin inédit aux cristaux des Alpes suisses. L’expertise du Dr. Pauline Burgener aidant, le SPA est aujourd’hui en mesure d’offrir une expérience à nulle autre pareille : marier l’eau dynamisante à la rose des neiges, et la fleur de l’edelweiss… Ces fleurs d’une grande rareté se conjuguent ainsi jusqu’à mettre en exergue leurs propriétés anti-âges, régénérantes et antioxydantes. Un soin radical. « Ce partenariat entre la marque de cosmétiques de Dr. Pauline Burgener et l’Hotel des Bergues est une magnifique association des valeurs d’excellence, d’innovation et de recherche constante de l’expérience inoubliable. Nous mettons au centre de nos préoccupations le bien-être et la pleine satisfaction de nos clients » indique la Directrice du Spa Mont Blanc, Virginie Descombes-Fliegans. Il faut dire que l’Ultra Luxe prend un tout autre sens à l’Hotel des Bergues ; un sens certainement plus enchanteur.

Hennessy Master Blender’s Selection N°3 : Mets Audacieux Pour Cognac Sur-Mesure

Renaud Fillioux de Gironde initie en qualité de Maître Assembleur la troisième déclinaison du cognac sur-mesure signé Hennessy — s’associant dans le même temps à la fine bouche Hugo Desnoyer.

Lorsqu’en 2016 le Maître Assembleur d’Hennessy propose le Master Blender Selection N°1, il est clair que le cognac jamais ne sera le même. Cet homme, c’est Yann Fillioux, oncle et prédécesseur de Renaud Fillioux de Gironde — la huitième génération de Maître Assembleur Hennessy. C’est qu’en qualité de premier garant du goût de cette maison bicentenaire, l’homme veille à la constance d’une qualité exemplaire. Ainsi Renaud Fillioux de Gironde, nommé en poste en 2017, reprend la charge de cette composition hautement symbolique. La famille de cognacs sur-mesure, ou Master Blender Selection, compte désormais un nouvel assemblage ; le numéro 3.

Hennessy Master Blender’s Selection N°3 se déguste comme une ode à la créativité et l’excellence de ces savoir-faire. « Les eaux-de-vie que j’ai sélectionnées expriment à la fois souplesse et rondeur propres au style de certaines belles eaux-de-vie de notre maison. Master Blender’s Selection n°3 incarne ces caractéristiques, aisément identifiables tout en proposant un assemblage original qui ne sera jamais reproduit » indique Renaud Fillioux de Gironde. Une véritable édition limitée, puisque ce cognac jamais ne sera reproduit — mais volontiers partagé !

À la différence d’un vin, un tel cognac n’accompagne pas la saveur des mets ; il se pense au diapason. C’est donc tout naturellement vers la fine bouche Hugo Desnoyer, maître artisan boucher de longue date des cuisines de l’Elysée ou celle de l’Assemblée, que s’est tourné Renaud Fillioux de Gironde. Un boucher célèbre depuis 30 ans pour redonner à la viande tout son sens et sa tradition d’excellence ; un Maître Assembleur fort d’un héritage inégalable… Il n’en fallait pas plus pour composer une expérience gustative hautement singulière autour du Master Blender’s Selection N°3. Un accord Viande & Cognac notamment décliné autour d’un Ceviche de veau de lait, une Simmental d’Autriche et d’un onglet de bœuf de race limousine au poivre de Tellichery. Une oeuvre culinaire à déguster jusqu’au 30 novembre 2019 à la Boucherie Restaurant Hugo Desnoyer, 28 rue du Dr Blanche, Paris 16.

Les Nouveautés J12, Première, Boy∙Friend et Code Coco Chanel au Baselworld 2019

Les icônes de la rue Cambon ne changent pas. Elles poétisent le temps, le comprennent pour mieux se réinventer — elles sont J12, Première, Boy∙Friend ou Code Coco.

S’il fallait conter l’odyssée horlogère de la Maison Chanel, on commencerait évidemment par rappeler la Première — une pièce exclusivement créée pour les femmes en 1987. C’est que l’icône Première distille déjà beaucoup de la grammaire iconique de la rue Cambon : forme octogonale empruntée au bouchon du flacon N°5, celle même de la place Vendôme… Un bracelet multiple reprenant les mythiques lanières de cuir tressées dans la chaîne du 2.55. Voici donc qu’en 2019, la collection Première s’enrichit d’une version phare en or jaune sur bracelet effet velours ; quand la Première ne se dévoile pas dans une version inédite teinte d’un noir intense. La Première Rock.

La métamorphose clé présentée à Baselworld 2019 concerne la montre J12 — à l’orée de ses 20 ans, la J12 se transforme sans se dénaturer. C’est Jacques Helleu, alors directeur artistique des parfums et de l’horlogerie Chanel, qui la dessine sportive, toute noire et intemporelle. La J12, il la dessine pour lui. Inspiré de deux univers qu’il aime plus que tout, l’automobile et la voile. D’autant que la silhouette des voiliers de l’America’s Cup donne le ton des courbes de la montre. Bientôt, elle prendra le nom de ces mêmes voiliers. Les J12. Sacrée première icône horlogère du 21ème siècle dès sa commercialisation, la J12 de Chanel révolutionne le monde de l’horlogerie avec sa robe de céramique noire. Aujourd’hui, Arnaud Chastaingt lui offre une cure de jouvence en augmentant délicatement l’épaisseur de sa boîte.

Mais la nouveauté la plus époustouflante de ce Baselworld 2019 est bien la nouvelle collection ‘Mademoiselle Privé’. Conçue comme la collection « dévoilant les symboles que Mademoiselle chérissait et les éléments dont elle aimait s’entourer », elle présente des pièces littéralement uniques car produites en un seul exemplaire. C’est, cette année, l’univers poétique desparavents de Coromandel qui inspire au Studio de Création de l’Horlogerie Chanel une pièce comme l’expression des savoir-faire d’excellence des Métiers d’Art. Le Sautoir Mademoiselle Privé Coromandel. Une pièce en or beige 18 carats, rassemblant près de 400 diamants pour un total de 7,62 carats… Une pièce d’exception, et c’est peu dire à la vue du résultat tout juste époustouflant — oeuvre d’émailleurs, graveurs, ciseleurs, sertisseurs… Un numéro 5 merveilleusement entrelacé aux branches de cerisiers.

La Légendaire Hublot Big Bang Se Réinvente par Trois à Baselworld 2019

Savoir-faire pointu et esprit d’avant-garde, Hublot injecte à l’icône Big Bang une bonne dose d’ambitions !

La Big Bang, c’est l’histoire d’une transposition — celle du concept de fusion en horlogerie et de l’utilisation de matériaux inédits. « La fusion se manifestait déjà dans les domaines de l’architecture et de la gastronomie. En 2005 cependant, le message de la fusion était encore neuf dans l’horlogerie » déclarait Jean-Claude Biver, Président de LVMH Watch division. Inspirées par la façon dont Les Paul, le guitariste légendaire, a essentialisé les fonctions de la guitare sèche pour inventer la guitare électrique, les équipes Hublot ont tout de suite cherché à reproduire ce schéma en horlogerie. Le résultat ? Un boîtier sandwich de 70 composants, autrement appelé la Big Bang. 

Alors lorsqu’au Baselworld 2019, Hublot présente ses innovations, c’est notamment les variations sur la Big Bang qui retiennent toute l’attention. La Big Bang Sang Bleu II, inspirée de l’art du tatouage géométrique, pousse le curseur un peu plus loin — en collaboration avec le tatoo-artiste Maxime Plescia-Buchi, le boîtier aux lignes plus ciselées se découvre en trois dimensions. La Spirit Of Big Bang Tourbillon joue, elle, d’une forme de boîtier tonneau dans un format de 42mm. En fibre de carbone à occlusions noires ou bleues. Une double édition limitée à 100 pièces, où bat le coeur d’un nouveau mouvement tourbillon HUB6020… Enfin, le 90e anniversaire de la collaboration entre le Ferrari Design Centre et Hublot conduit à la production d’une montre franchement historique. La Big Bang Scuderia Ferrari 90th Anniversary. Trois versions exclusives, en éditions limitées, illustrant l’évolution des matériaux utilisés dans la course automobile, au fil du temps. Une série de Big Bang reflet d’une histoire riche et iconique.

Aikon Automatic Black, Nouvelle Icône Maurice Lacroix

Il est parfois des pièces qui gagnent leur statut d’icône par la fulgurance de leur design — la montre Aikon Automatic Black tient de se calibre. 

Si la maison reste connue surtout des seuls initiés, Maurice Lacroix est sur le point de faire parler d’elle. Déjà en 1993, l’horloger suisse édite le it des nineties : la Calypso, une montre d’envergure jouant du genre Skeleton pour hypnotiser tout ceux qui la regardent d’un peu trop près. Première réalisation d’ampleur, la montre impose dans le même temps les six cavaliers de la lunette comme l’un des codes clés de Maurice Lacroix. 

Dans un esprit un brin plus particulier, la maison horlogère édite cette fois une montre plus sombre, et bien plus contemporaine. La Aikon Automatic Black, pièce avant-gardiste venant démontrer l’inclusion technologique de Maurice Lacroix dans sa course à la créativité. Un écrin traité PVD noir, un boîtier de 42 mm, animée du calibre de manufacture ML234, c’est taillée dans l’acier que la montre Aikon verse dans le monochrome. Masculines sans se perdre dans une virilité exagérée, les Aikon Automatic Black se suffisent à elles-mêmes. Unique dans un noir pareil à Soulages, l’esprit Aikon ici atteste de la force Maurice Lacroix — une icône qui jamais n’en fait trop.